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U23 : ÇA STAGNE, MAIS...

U23: ça stagne, mais
Crédit photo : Sébastien Grasset

D’une année sur l’autre, le contingent des moins de 23 ans JFL de Pro A n’évolue guère, en quantité comme en qualité.

Cela étant, quelques beaux espoirs devraient encore faire les beaux jours de la Pro A pendant quelques années.

Par Bruno Ferret

En Pro A, les années se suivent et se ressemblent. Pas évident d’y percer pour un jeune joueur français, sauf qualités exceptionnelles qui feront souvent de lui une « étoile filante » de la ligue française, partant en Europe ou en NBA dès que l’occasion se présentera. Ils sont ainsi une petite demi-douzaine à pouvoir raisonnablement rêver d’un tel futur (sans préjuger de l’évolution de ces joueurs et d’autres) : Petr Cornelie, Mam’ Jaiteh, Luc Loubaki, Guerschon Yabusele et Frank Ntilikina. Outre ces « têtes d’affiche », une douzaine de joueurs devrait s’installer en Pro A voire viser plus haut, selon les progressions de chacun.

Au total, on recense cette saison 21 joueurs U23 ayant disputé la moitié des rencontres et/ou joué plus de cinq minutes par match (avec Youssoufa Fall et Stéphane Gombauld retenus bien que n’entrant pas tout à fait dans ces critères car présentant des statistiques malgré tout significatives, aux alentours de 3 d’évaluation en moins de cinq minutes).

Globalement, le temps de jeu moyen de ces joueurs s’établit à 13,6 minutes/match, en récession sur l’an dernier (14,1 mn) – un chiffre à moduler puisque nous avons inclus deux joueurs à moins de cinq minutes qui font automatiquement baisser cette moyenne. Par ailleurs, il est à noter que, malgré cette baisse de temps de jeu moyen, les valeurs moyennes de points et d’évaluation de ces U23 sont quasi-inchangées : 4,6 pts et 5,7 d’éval cette année contre 4,6 et 5,8 l’an dernier. Et ce alors qu’il y a cette saison cinq joueurs à présenter une éval inférieure à 2 (Luka Antic, Kadri Moendadze, Cyrille Eliezer-Vanerot, Léopold Cavaliere et Frank Ntilikina) contre un seul l’an dernier. Ce qui signifie que les seize « meilleurs » U23 de cette année présentent des moyennes supérieures à celles des années précédentes : 15,6 minutes de jeu, 5,6 pts, 7,0 d’éval. Autrement dit, des jeunes qui jouent et qui ont un vrai rôle dans la rotation, quatre d’entre-eux (Jaiteh, Yabusele, Livio Jean-Charles et Benjamin Sene) passant même plus de 20 minutes par match sur le terrain.

Les têtes d’affiche

Ces quatre joueurs, avec Cornelie, sont également ceux qui présentent le meilleur rendement, aux points et à l’éval. Derrière eux (en termes d’éval) viennent des joueurs qui ont déjà fait ou commencent à faire leur trou dans la division : Axel Bouteille et Mathias Lessort à Chalon, Boris Dallo, Hugo Invernizzi (qui a mis du temps à digérer son changement de statut entre Le Havre et Nanterre mais s’impose de plus en plus dans la rotation), Vincent Poirier (qui montre tout son potentiel depuis l’avènement de Freddy Fauthoux à la place de head coach), Kevin Dinal (qui franchit bien le pas entre la Pro B et la Pro A), puis Alexandre Chassang (qui semble plafonner cette année) ou David Michineau. Pour le moment en retrait, de plus jeunes joueurs (nés en 1996 ou après) comme Luc Loubaki, Stéphane Gombauld ou Frank Ntilikina prennent leurs marques.

Par année de naissance, pour les 1993, c’est Livio Jean-Charles qui « mène la danse » devant Invernizzi et Poirier, qui montrent de belles possibilités de progression. Pour 1994, Mam’ Jaiteh (et oui, il n’a toujours que 21 ans, on l’oublie trop souvent !) domine de la tête et des épaules alors que Benjamin Sene a fait des matchs très prometteurs. Les 1995 sont porteurs de promesses, entre Bouteille, Lessort, Cornelie ou Yabusele, plus en tout cas que les 1996 (Cavaliere et Eliezer-Vanerot) pour l’instant bien peu présents. Quant à ceux nés en 1997 ou 98, forcément plus rares, ils ont pour nom Gombauld, Loubaki et Ntilikina, un bel avenir s’ouvre devant eux.

Un point intéressant à noter, par ailleurs : les trois U23 ayant passé au moins une année en Pro B avant de venir se frotter à la Pro A – Kevin Dinal, Vincent Poirier et Guerschon Yabusele – semblent avoir bien profité de leur passage à l’échelon inférieur pour parfaire leur formation. Sans doute une piste à un peu plus explorer.

Des clubs jouent le jeu

En gros, douze des dix-huit clubs de Pro A jouent la carte des U23, à des degrés divers. Les « mauvais élèves » (ils le sont pour diverses raisons, pas forcément mauvaises) sont le BCM Gravelines-Dunkerque, le STB Le Havre, le Limoges CSP et Monaco, qui n’ont pas le moindre U23 entrant dans nos critères. Quant au CCRB et à Pau-Lacq-Orthez, la « carte jeune » y est réduite à la portion congrue, avec un seul joueur au rôle assez anecdotique chaque. À l’autre bout de l’échelle, le trio de tête est constitué de l'ASVEL (3 joueurs, 43,8 minutes, 11,6 pts, 17,7 d’éval), de Chalon (3 joueurs, 38,2 minutes, 16 pts, 18,0 d’éval) et de Nanterre (2 joueurs, 42,3 mn, 16,7 pts, 20,0 d’éval). Les deux premiers font confiance aux jeunes issus de leur centre de formation, Nanterre ayant plutôt parié sur des jeunes ayant déjà connu une première expérience professionnelle à plus petit niveau. Toujours est-il qu’au vu des résultats de ces trois équipes (et du Mans, qui arrive un peu derrière dans ce « classement »), on peut se dire qu’il n’est pas si mal avisé que cela de faire confiance aux jeunes.

Le cinq majeur

Pour finir, le cinq majeur, arrêté à la dix-neuvième journée, comprend en fait… six joueurs, tant il nous apparaît difficile de départager les deux poste 4 de notre liste :

  • 1 : Benjamin Sene (Nancy, 1994, 23,4 mn, 10,3 pts, 9,4 d’éval)
  • 1/2 : Boris Dallo (Antibes, 1994, 19,7 mn, 5,4 pts, 6,6 d’éval)
  • 3 : Axel Bouteille (Chalon-sur-Saône, 1995, 13,9 mn, 5,7 pts, 6,9 d’éval)
  • 4 : Petr Cornelie (Le Mans, 1995, 18,5 mn, 8,1 pts, 10,2 d’éval)
  • 4 : Guerschon Yabusele (Rouen, 1995, 25,3 mn, 9,2 pts, 12,5 d’éval)
  • 5 : Mam’ Jaiteh (Nanterre, 1994, 26,1 mn, 11,9 pts, 15,1 d’éval)

Ce dernier étant pour nous le MVP (tout ce qu’il y a de plus officieux) sur cette demi-saison. On notera que l’ensemble de ce « six majeur » est composé de joueurs de 20 ou 21 ans, disposant encore d’une belle marge de progression. Leurs équipes ne s’en plaindront pas ! Quant au futur, reste à voir l’impact qu’aura la modification de la réglementation JFL, qui autorisera dès l’an prochain six non-JFL, dont quatre « Bosman-Cotonou » (et son habituel contingent de joueurs états-uniens au passeport « exotique » ?).

10 mars 2016 à 18:45
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QUI A ÉCRIT CE PAPIER ?
GABRIEL PANTEL-JOUVE
Tout ça pour mettre une balle dans un cercle.
Gabriel Pantel-jouve
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