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ITV BABACAR NIANG : "UNE SAISON BLANCHE, C'EST UNE PÉRIODE TRÈS COMPLIQUÉE"

Babacar Niang 2016 ALM Evreux
Crédit photo : Olivier Fusy

Babacar Niang vit une saison blanche, la faute à une grave blessure. Il se confie à ce sujet et revient sur son parcours.

Non, vous n'avez pas entendu parler de Babacar Niang (26 ans, 2,07 m) cette saison. L'intérieur ne joue pas, la faute à une grave blessure. Il a décidé de nous en parler, après être revenu sur son parcours dans le basketball. Entretien.

Salut Babacar. Ta vie dans le basketball, ce n'est pas cette saison blanche. C'est un long parcours. Quand as-tu commencé ?

C’est de famille, mon père jouait à haut niveau dans les années 90 (Andrézieux, Montbrison, Reims…). J’ai commencé à l’âge de 10 ans dans un club vers chez moi à Villejuif, en benjamin (U13) région. Après je suis parti à Charenton, un club réputé en Ile-de-France. J’ai joué avec Jérémy Nzeulie, Lahaou Konaté, Evan Fournier... Puis je me suis dirigé à Nanterre (alors encore en Pro B) pour jouer en cadet (U18) France. Le coach, c’était Fred Donnadieu, l’actuel général manager. C'était une année formidable, j’ai notamment joué avec Jérémy Nzeulie, on a même joué la finale U18.

Tu as ensuite choisi d'intégrer le centre de formation du Mans.

J’ai intégré ce centre pour quatre ans. J’ai suivi une formation constante avec une belle progression. Dès ma première année espoir, j’ai été élu meilleur poste 4 du championnat, une belle récompense pour moi. Ma saison était aboutie. Ma formation a été perturbé par des blessures comme une rupture des ligaments croisés. Malgré tout, j’ai terminé mon cursus là-bas. Le MSB, c’est un grand centre de formation, réputé, cadré, avec de très bonnes structures, un très bon staff. Ils ont sorti beaucoup de joueurs. J’en garde que des bons souvenirs entre autres notre titre de champion de France Espoirs en 2012.

Ensuite, tu te diriges vers la Pro B en rejoignant le Hyères-Toulon Basket. Pourquoi ce choix de club et de division ?

Le club descendait de Pro A et avait pour projet de former des jeunes, relancer certaines personnes. C'était un projet très intéressant dans le sens où je venais de terminer mon cursus espoir et j’avais l’occasion de trouver des minutes tout de suite. Au final, cela a été une bonne expérience dans le début de ma carrière.

Après deux ans sur place, tu es resté en Pro B en rejoignant Evreux. Tu y étais encore la saison passée. Comment se sont passées ces deux années à l'ALM ?

J'y ai vécu deux très belles années à Evreux. La première avec Rémy Valin, j’ai eu du temps de jeu, des responsabilités, franchement j’ai gagné en expérience. A Evreux, on fait jouer les jeunes, le public est chaleureux. C'est une belle ville, le club est très familial. La deuxième année, c’était la plus belle, on arrive en finale (des playoffs d'accession à la Pro A, NDLR) face au Portel. Malheureusement on perd mais c’était une bonne saison collective et aussi individuellement, bon groupe. Aucune prise de tête.

Au final, tu es resté quatre saisons en Pro B. Pourquoi ?

La Pro B c’est très très compliqué, c’est physique, ça court beaucoup, il y a quand même pas mal de joueurs avec des qualités athlétiques. Aller en Pro B ou aller plus haut je ne sais pas, il faut voir comment cela se goupille. En tout cas c’est une ligue pas simple, si on n'est pas habitué on ne domine pas tout de suite. Je pense que ce n’est pas loin d’être la meilleure deuxième division d’Europe. Il ne faut pas la sous-estimer.

En 4 ans, tu as doublé tes points, tes rebonds ainsi que ton évaluation. Comment qualifierais-tu ta progression ?

Cela a été une progression constante, petit à petit. Cela vient de pleins de détails, la confiance en soi, être capable d’évoluer, la confiance des coachs... A Evreux, les coachs m’ont donné leur confiance et c’est beaucoup plus simple. A Toulon c’était différent. La confiance participe énormément car j’ai toujours eu les qualités nécessaires (pour être productif, NDLR) sans me venter. Quand tu as la confiance de tout un club, c’est forcément plus facile.

Ton contrat s’est terminé l’an dernier avec le club d’Evreux. Entre temps tu t’es blessé, ce qui fait que tu es actuellement sans club ? Comment fais-tu pour vivre ? Qu’est-ce que tu fais de tes journées ?

C'est une période très compliquée, très. Ma dernière année avec Evreux, c’est celle où je me sentais le mieux. Individuellement comme collectivement, là c’était la meilleure. J’avais reçu ma pré-selection pour l’équipe de France A’, j’avais quelques contacts avec des clubs de la division supérieure. Et là je me blesse lors du premier match de playoffs contre Poitier, le 24 mai 2016. On passe de tout à rien. C’est dur. Je passe du top à tout en bas, tout est remis en question. Pour le moment je suis toujours en phase de rééducation car la blessure (arrachement du nerf fibulaire au pied droit) est intense. Je m’entretiens dès que je peux avec du cardio ou du renforcement à la salle. Chaque jour. Financièrement… je ne touche plus autant que ce que j’avais quand je jouais, je ne suis pas à plaindre. Je suis en accident de travail donc rémunéré par la sécurité sociale même si je préfère un contrat de travail. Je m’accroche, il ne faut pas baisser la tête. Je suis positif.

Après ta rupture des ligaments croisés du genou en Espoirs, c'est ta deuxième grosse blessure en carrière. Qu’est-ce qui te permet de rester plein d’espoir pour la suite de ta carrière ?

Ce n’est pas tous les jours évidents. Les matins je me lève, je me pose des questions. Pourquoi moi et pas les autres ? Pourquoi les autres et pas moi ? J’ai envie d’être sur le terrain. Je me dis que dans la vie il y a vraiment des choses plus graves. Heureusement que j’ai le soutien de ma famille, de mes proches comme Mathis Keita, mon agent également. Je ne lâche pas. Ça me touche, c’est beaucoup. Je sais qu’on ne m’oublie pas, ça me tient à cœur. Je crois à mon retour.

Tu étais un poste 5 assez longiligne, as-tu profité de cette blessure pour te renforcer physiquement ?

Je ne suis pas si fin que ça (rires), je me suis épaissi depuis les années espoir. Je prends du muscle. La blessure est un mal pour un bien car j’ai bien travaillé sur la musculation. J’ai appris pleins d’exercices. Sur le terrain je serai solide, encore plus de coffre physique.

En Espoirs, on te présentait comme un joueur à très fort potentiel. On parlait de NBA...

Je suis réaliste, pas défaitiste mais réaliste. Je ne pense pas être un profil pour la NBA, j’ai 26 ans. Si déjà je peux revenir à un niveau correct comme la Pro B ou la Pro A c’est déjà très bien. Je suis réaliste.

 

04 mai 2017 à 16:26
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