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ITW MICHAEL MOKONGO : "GAGNER LA LEADERS CUP ET FINIR PREMIER DU CHAMPIONNAT"

ITW Michael Mokongo
Crédit photo : Vincent Janiaud

Sans club depuis ce début d'exercice 2015/16, Michael Mokongo (1,80 m, 29 ans) est de retour dans le circuit.

Sans club depuis ce début d'exercice 2015/16, Michael Mokongo (1,80 m, 29 ans) est de retour dans le circuit. Engagé par Bourg-en-Bresse début février, le meneur de jeu retrouve la compétition. Champion de Pro B la saison dernière avec Monaco, l'international centrafricain compte bien de nouveau vivre de belles émotions dans la Bresse. 

Comment s'est passée ta signature à Bourg ?

Suite à la blessure de Marco Pellin, le club cherchait un nouveau meneur de jeu. Étant sur le marché et disponible, les dirigeants bressans ont pensé à moi. Je remercie le club de la JL Bourg de me redonner une opportunité de faire mon métier. 

Pourquoi es-tu resté sans club depuis le début de saison ?

Tout simplement parce que j'ai pris le temps de me soigner et de passer plus de temps avec ma famille. J'ai également travaillé sur d'autres projets et aussi parce que suite à ma blessure au genou en fin de saison 2014/15, je n'ai pas voulu griller les étapes et revenir trop vite. Mon corps est mon outil de travail. Cela faisait deux mois que j'ai eu l'accord du médecin pour reprendre la compétition.

Avais-tu eu d'autres propositions ?

Oui, j'avais d'autres propositions (entre autre une offre de Manresa en Espagne). Je remercie ces clubs d'avoir pensé à moi, mais je cherchais un projet dans une formation ambitieuse capable de gagner quelque chose en fin de saison parce qu'il n'y a rien de mieux que la victoire quand on est un compétiteur comme moi.

Quels sont tes objectifs avec Bourg, club qui se veut être très ambitieux cette saison ?

Gagner la Leaders Cup (Bourg-en-Bresse sera opposé à Boulazac dimanche en finale) et finir premier du championnat. 

Connaissais-tu bien ce club historique avant ton arrivée ?

Non je ne le connaissais pas trop avant de m'installer ici, mais je m'en rappelle très bien à l'époque quand j'étais à Chalon-sur-Saône et qu'on venait jouer dans la petite salle bouillante de Bourg (la salle Amédée Mercier, NDLR), ce sont de très bons souvenirs. Maintenant, Bourg est un club qui a beaucoup grandi. Il y a un vrai professionnalisme ici, on est très bien entouré, l'Ekinox est une pure merveille et l'une des plus belles salle de France avec un superbe public. Voir un club avancer comme cela ne peut être que positif pour le basketball français.

Photo : Vincent Janiaud 

Tu as été blessé l'année dernière, tu viens de reprendre depuis quelques semaines. Comment te sens-tu à l'heure actuelle ?

Aujourd'hui, je me sens bien dans l'ensemble, je manque juste de compétition et de matchs, mais chaque jour, j'essaie de progresser et de ne pas griller les étapes parce que cela fait huit mois que je n'ai pas joué. Je monte en pression (2, 8 puis 10 d'évaluation). Maintenant, je suis dans un nouvel environnement, j'arrive dans une équipe déjà construite, ce n'est pas facile. Je m'adapte et j'essaye d'apporter ma pierre à l'édifice. (après trois rencontres de championnat Michael tourne à 5,7 points à 44,4% aux tirs, 2,3 rebonds et 2,3 passes pour 6,7 d'évaluation en 20 minutes)

Monaco, ton ancien club est troisième de Pro A, une place surprenante pour un promu. Toi qui connait bien l'ASM, comment analyses-tu leur première partie de saison ?

Je suis surpris, mais en même temps, pas tellement parce qu'ils ont fait un recrutement de qualité avec une belle combinaison de bons joueurs jeunes et expérimentés et je trouve l'équipe bien équilibrée dans l'ensemble. Le coach Mitrovic connaît bien son travail, c'est un très bon technicien même si le sport n'est pas une science exacte, en tout cas je leur souhaite le meilleur pour la deuxième partie de saison.

Tu as été champion de NM1 et Pro B avec Monaco, quels souvenirs gardes-tu de ce club ? Est-ce vraiment un club à part ?

Avant de parler de mon expérience à Monaco, je souhaiterais juste faire un clin d'œil à mon ancien coach Savo Vucevic qui m'a fait venir a l'époque en Nationale 1 à l'ASM et qui m'a accepté comme je suis en me laissant m'exprimer sur le terrain. Je garde un très bon souvenir de Monaco, le cadre de vie est génial et sportivement, j'étais épanoui même si je me suis blessé en fin de saison. Après je dois reconnaître que c'est un fonctionnement particulier parce que le président exige des résultats donc il y a une forme de pression constante, mais ce n'était pas nouveau pour moi, car je l'avais déjà vécu quand je jouais à Banvit (Turquie), à l'Apoel (Nicosie, à Chypre) et en Italie aussi (Capo d'Orlando). Cela restera historique ce que l'ont a fait, faire monter deux fois de suite le club de la Nationale 1 à la Pro A c'est une sacrée performance. Maintenant, le basketball est un sport qui a pleinement sa place là-bas, la salle est pleine cette saison, le club s'est structuré, a amélioré sa communication, est compétitif sur le terrain, il y a eu un vrai travail de fond durant les deux dernières années en coulisse pour amener le club où il est maintenant. 

Tu as longtemps joué en Pro A. T'y reverra-t-on ?

Je l'espère ! Revenir en Pro A, c'était le but avec Monaco, mais ma blessure a changé beaucoup de choses mais j'ai la foi et le travail fini toujours par payer. Aujourd'hui, je suis sur un très beau challenge avec la JL Bourg, l'équipe est forte, on va repartir de l'avant, c'est sur et certain.

Tu as été un grand espoir du basket français, cela fait plus de dix ans que tu es dans le circuit. A 29 ans, quel regard portes-tu sur ta carrière ?

J'ai joué dans des grands championnats comme la Turquie, l'Italie et l'Espagne et aussi, ces dernières années, j'ai gagné des titres (champion de Nationale 1 en 2014, champion de Pro B l'année dernière avec Monaco). Tout ce qui est arrivé, c’est le destin et l'histoire de ma vie, je suis un homme heureux, j'essaie juste de progresser et de grandir dans ma vie et le plus important c'est de garder sa dignité, le respect et travailler pour avancer.

19 février 2016 à 09:41
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