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ITW MOUSTAFA DIALLO, LE JOUR D'APRÈS

ITW Moustafa Diallo, le jour d'après (en attente)
Crédit photo : Sébastien Grasset

Début novembre, Moustafa Diallo (1,88 m, 34 ans) est touché au genou lors d'une banale action à l'entrainement.

Début novembre, Moustafa Diallo (1,88 m, 34 ans) est touché au genou lors d'une banale action à l'entrainement. L'arrière de Charleville-Mézières (Pro B) a été victime d'une rupture du ligament croisé postérieur du genou, véritable hantise des basketteurs car elle est synonyme de longs mois d’arrêt et d'une longue rééducation. Plusieurs semaines sont passées depuis et le natif de Montbrison se bat comme jamais pour retrouver le niveau qui était le sien la saison dernière (15,2 points de moyenne en Nationale 1). Si la fin d'année civile a été compliquée, 2015 compte bien marqué le retour du Français au premier plan. Après la pluie le beau temps, Moustafa Diallo attend son soleil pour briller. 

Bonjour Moustafa. Pour commencer comment allez-vous ?

Je vais beaucoup mieux, deux mois se sont écoulés depuis ma blessure, ma rééducation se passe bien et le moral est au beau fixe grâce à ma famille, mes amis, mon club et aux récents résultats de mon équipe.

Justement, revenons début novembre, vous souvenez-vous de votre accident ? Quelles ont été les circonstances de cette blessure ?

Oui, j'y ai pas mal pensé au début. On va dire que c'est de la faute à pas de chance puisque c'est arrivé sur un mouvement anodin où d'habitude j'aurais juste glissé. En effet, les Flammes Carolos, avec qui on partage la salle Bayard, avaient posé un sticker visant à cacher les pubs dans la raquette pour la coupe d'Europe et, dans un mouvement défensif, j'ai glissé. Sauf que le revêtement légèrement anti-dérapant a contrarié ma glissade et tordu ma jambe. Résultat : rupture isolée du ligament croisé postérieur du genou.

À quoi on pense dans ces moments là ?

Je me suis dit "dur" ! D'autant plus que je revenais péniblement d'une blessure aux adducteurs. Je savais que c'était une blessure sérieuse et que ma saison serait probablement compromise. Légitiment, tu penses à ta situation contractuelle et personnelle.

Vous êtes passé par la case opération suite à cela, comment se passe la rééducation maintenant ?

Bien. Je me retape tout doucement et j'en profite pour me régénérer puisque finalement je n'ai jamais vraiment de coupure depuis mes 16 ans voire plus (rires). Plus sérieusement, j'alterne entre Cap-Breton et les soins ici et ça avance plutôt bien.

C'est votre première grosse blessure ?

Oui. J'étais passé à travers jusqu'alors, c'est une situation particulière. Après je me suis fixé un nouveau challenge : ma saison à moi c'est ma rééducation en quelque sorte et faire le nécessaire pour revenir le plus en forme possible.

Quand pensez vous revenir sur les terrains ?

Le plus tôt possible, sans prendre le moindre risque bien sûr, mais j'aimerais bien secrètement finir la saison, c'est mon objectif, même si ce n'est qu'un seul match, histoire de finir sur une note positive avant d'attaquer une nouvelle saison.


Photo : Sébastien Grasset

Quel bilan faites-vous de votre saison ?

Frustrante ! En fait, je voulais prouver pleins de choses au sein d'un club et un coach avec qui je me sentais bien, et dans une carrière, avec le recul, c'est plutôt rare. Maintenant, je vis ça depuis le banc de touche et je suis super content des résultats récents et des progrès affichés par le groupe.

L'Étoile va beaucoup mieux depuis un mois et enchaîne les victoires, comment analysez-vous cela ?

Apprendre que tu montes le 4 septembre avec un effectif réduit pour jouer en Nationale 1, avec comme seule marge de manœuvre derrière de recruter des moins de 23 ans, ce n'est pas évident. Sachant en plus que dans l'effectif personne n'a été joueur majeur de Pro B voire même de NM1 pour certains. 

L'avantage c'est que les jeunes et le groupe, tout le monde, a progressé sans se désunir. Le coach a fait des paris qui s'avèrent payants avec des joueurs qui étaient peu ou pas utilisés dans la division (Pourchot, Thalien, Dardaine) et un meneur américain rookie qui a pris la mesure du championnat. Pour le reste Pratt et Lemyk étaient à mes yeux des valeurs sûres, tandis que les autres montent également en puissance.

Avec le recul, avoir accepté la Pro B, c'était un cadeau empoisonné ou une opportunité pour Charleville ?

Empoisonné pour certains. Je dirais que c'était surtout une opportunité pour le club également, sachant qu'en premier lieu, ce sont nos bons résultats de l'an dernier (troisième de Nationale 1 avec 24 victoires et 10 défaites puis playoffs) qui nous ont mis dans cette position-là et qu'il est par expérience plus facile de se maintenir en Pro B que d'y accéder.

Contractuellement, où en êtes-vous avec Charleville ?

J'ai la confiance de mes dirigeants et du coach, je devrais vraisemblablement être de la partie la saison prochaine, en espérant juste que ça soit en Pro B.

Comment se passe vos journées ?

Je suis pas mal occupé avec la rééducation, la famille (Moustafa a deux enfants) et un projet qui doit voir le jour en mars sur l'ouverture d'un centre de bien-être par la pratique douce du sport.

Avez vous des passions ?

Le basket déjà. L'immobilier j'adore vraiment ça et partout où je passe j'aime connaître les prix du marché ! (rires) Après je m'intéresse un peu à tout, donc j'ai des passions qui naissent et d'autres qui meurent constamment (rires).

L'après basket, vous y avez pensé ?

J'y pense depuis le début de ma carrière. Après, j'essaie de mettre plusieurs cordes à mon arc car tu ne sais jamais quand et où ça va finir. Le but étant principalement de rentrer chez moi à Hyères et jouer à Bandol en Nationale 3 avec mes potes Jean-Christophe Nivière et Jean-François Porcher (rires). Le message est passé. J'ai passé mes diplômes d’entraîneur pendant que je jouais, et là, depuis deux ans, je suis en DUGOS (diplôme universitaire gestionnaire des organisations sportives) via le STAPS de Lyon. J'aimerais par la suite suivre la formation de GM. Mais, pour l'instant, l'objectif principal est de se retaper et rejouer.

09 janvier 2015 à 12:04
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Barbu et tatoué, BeBasket a aussi son "Birdman". Spécialiste du tir à 3 points avec la planche.
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