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LA RÉSURRECTION DE RAPHAËL DESROSES

Raphaël Desroses, la résurrection
Crédit photo : Olivier Fusy

Mardi contre Denain, la Chorale de Roanne a connu sa première défaite depuis le 10 octobre 2014.

Depuis près de deux mois, les Ligériens n'avaient plus perdu. Ce vendredi soir, ils tenteront de s'imposer dans le Nord de plus de 7 points afin de se qualifier pour les demi-finales de la Leaders Cup de Pro B. Reléguée en Pro B après un exercice 2013/14 chaotique, la Chorale a décidé de repartir sur des nouvelles bases. Nouveau coach, nouveaux joueurs... Et ça marche. Le club est premier ex-aequo en championnat avec huit victoires en neuf journées.

"L'équilibre qu'on a trouvé à travers le message du coach fait qu'on a avec un vrai partage des responsabilités, nous explique Raphaël Desroses, l'ailier de Roanne. On ne cherche pas un joueur en particulier sur le terrain mais le bon système ou la bonne matchup. L'expérience des joueurs de l'équipe qui fait qu'on pense plus à gagner les matchs qu'à faire des stats."

Comme la Chorale, Raphaël Desroses revit en ce début de saison 2014/15. La saison passée, le natif de Melun (77) a vécu un exercice très compliqué avec les Sharks d'Antibes en Pro A.

"L'année dernière était l'année la plus difficile de ma carrière sur tous les plans. J'ai traîné une blessure à l'ischio-jambier de novembre à janvier. Je n'avançais plus. Quand je suis revenu de cette blessure, j'ai pu me prouver que ce n'était pas l'âge (qui le faisait mal jouer, NDLR) et ça a été important pour moi car je commençais à avoir de gros doutes. Côté collectif, lors du dernier tiers du championnat on a trouvé une vie de groupe correcte et un basket plus cohérent même si, bien sûr, c'est arrivé trop tard. Je préfère retenir d’Antibes l'année du titre (en 2013), c'est sûr."

Troisième option pour le recrutement roannais

Peu mis en valeur par sa saison à Antibes, l'ancien capitaine du Limoges CSP a connu une intersaison difficile.

"Dans un premier temps, j'ai posé ma candidature dans tous les clubs du Sud (Pro B et NM1) car ma famille est à Martigues. Mais, mis à part Antibes avec qui on avait décidé de se donner le temps de la réflexion et qui a finalement opté pour Mamoutou Diarra, personne n'a fait d'offre. Finalement ça s'est joué entre Roanne, Denain et Orchies avec qui je pensais avoir signé. Puis pour x raisons, le contrat a mis plus de trois semaines à arriver donc ça a capoté. Et le poste s'est ouvert à Roanne (Christopher Léonard a passé sans succès des examens du genou et Limoges a finalement refusé de prêter Lamine Kanté, NDLR) donc j'ai sauté sur l'occasion et je ne regrette absolument pas. Au passage, je suis content de voir Denain faire le début de saison qu'ils font car leur projet colle à ce que devrait être là Pro B à mes yeux. Et je suis content pour Fabrice (Courcier, entraîneur d'Orchies) que ma non signature ne l'ait pas pénalisé grâce en partie au très bon début de saison de Rodrigue Mels. Aujourd'hui, j'ai la chance de jouer le basket que j'aime, et ça rajeunit forcément. Je me suis imposé une vrai hygiène de vie et ça paye. Je vais pouvoir officiellement demander ma carte de membre des vieux actifs à Sacha (Giffa) et Mam Dia (rires) !"

Après neuf matchs de championnat, il tourne à 12 points à 50% de réussite aux tirs, 3,8 rebonds et seulement 1,3 balle perdue pour 12,1 d'évaluation en 29 minutes. A l'image de Roanne, il vit donc une résurrection.

"Je n'étais pas là l'année dernière donc je ne me permettrai pas de juger le passé (de la Chorale). Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui le club a appris de ses erreurs et c'est sain à tous les niveaux. Je pense que l'humain a repris une part importante et ça se ressent. Et puis on a des gens revanchard, je pense au coach, à Lucas (Vebobe), Torrell (Martin) qui a fini son tour de France, Sadio (Doucouré) qui ne jouait pas... Ça aide toujours niveau motivation."

Sadio Doucouré justement. La nouvelle victime, ou plutôt le nouveau poulain, de Raphaël Desroses. Joueur expérimenté, charismatique et amoureux de son sport, il en profite pour éduquer les petits jeunes. Ses "p'tis" comme il les appelle. Et son nouveau poulain le lui rend bien puisque, à 22 ans, il explose.

"C'est mon "p'ti" et je ne le lâche pas ! C'est un talent brut et ses défauts correspondent à mes qualités donc j'essaye d'en faire le joueur que je ne pourrai jamais être. Parce que les claquettes rider ou les appuis décalés du milieu de terrain, Dieu ne me les a pas donnés (rires) ! Pendant ma blessure à Antibes, Christian (Corderas, le coach des Espoirs) m'avait permis de me rapprocher du groupe Espoirs et j'y avais vraiment pris goût. Aider les jeunes à franchir la dernière marche, j'aime ça. Je commence à saouler un peu Guerschon (Yabusele) et je suis toujours mes anciens "p'tis" : Timothé (Luwawu-Cabarrot) à Antibes, Isaïa (Cordinier) à Evreux et Thomas Cornelly à Blois."

Si on en est encore loin, Raphaël Desroses peut se mettre à rêver d'une nouvelle montée en Pro A. Après tout, c'est sa spécialité puisqu'il l'a déjà réalisé deux fois avec Limoges (2010 et 2012) et une autre avec Antibes (2013).

"C'est clair que je commence à connaître (la Pro B). Je crois que je vais cibler ma fin de carrière sur le record de titres de champion de Pro B et de montées (rires) ! Quand on en parle entre joueurs qui ont fait les deux (Pro A et Pro B), beaucoup remarque qu'humainement on a tendance à prendre plus de plaisir en Pro B. Alors quand en plus on a la chance d'y être avec un gros club, c'est clair ce n'est pas degueux", conclut-il du fond du bus roannais lors d'un voyage de dix heures.

05 décembre 2014 à 12:54
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GABRIEL PANTEL-JOUVE
Tout ça pour mettre une balle dans un cercle.
Gabriel Pantel-jouve
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