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RENCONTRE AVEC GAYLOR CURIER, L'ARRIÈRE DE ROUEN

Gaylor Curier RMB TV
Crédit photo : RMB TV

Gaylor Curier (1,99 m, 25 ans) sort d'une saison en dents de scie avec le club de Rouen en Pro B. Le natif de Massy se confie sur différents sujets.

Après une saison compliquée avec Rouen Métropole Basket en pro, l'arrière explosif Gaylor Curier (1,99 m, 25 ans) nous retrace son parcours et sa formation pour terminer sur son actuelle saison ainsi que ses ambitions futures. Entretien avec celui qui a fini capitaine du RMB.

Salut Gaylor. Tu es maintenant joueur professionnel de basketball. Où est-ce que ton histoire avec le basketball a commencé ?

J’ai commencé le basket grâce à mes deux grands frères qui en faisaient eux aussi. J’ai toujours été au contact du basketball sans même le savoir depuis ma naissance, j’ai touché un ballon pour la première fois à deux ans, depuis j’ai toujours continué. Mon premier club c’est Massy, j’avais six ans.

Dans ta formation tu as connu deux clubs. D’abord l’Elan Béarnais Pau-Lacq-Orthez pour deux saisons en Espoirs. Puis le Limoges CSP pour une saison en Espoirs ainsi qu’une saison durant laquelle tu es passé professionnel (à 21 ans). Saison (2013/14) lors de laquelle vous êtes d’ailleurs devenus champions de France. Peux-tu nous comparer ces deux centres de formation ?

Déjà, ce sont deux grands clubs. Des clubs légendaires, très titrés. Ça se ressent dans la formation qu’ils mettent en place. Mon premier centre en espoir ça a été Pau-Lacq-Orthez, il y avait une vraie étique de travail là-bas avec de superbes infrastructures, la salle est gigantesque, elle est toujours ouverte pour n’importe qui souhaitant travailler. Limoges, c’était une autre expérience, une autre culture. La région est différente, Pau c’est le Sud-Ouest, la proximité avec l’Espagne, l'humilité et la discrétion. Limoges, j’étais un peu plus indépendant ce qui m’a permis de me construire en tant que personne et de faire la personne que je suis devenu aujourd’hui. C’est grâce à ces années Espoirs loin de mes parents que j’ai appris et à savoir ce que je voulais pour ma vie.

Ensuite, tu t’es engagé avec l'Angers BC qui montait en Pro B. Tu y as connu une descente. Puis, tu as pris la route de l’Alsace pour jouer à Souffelweyersheim en Pro B. Là aussi, tu as connu une descente. Comment est-ce que tu as vécu ces deux descentes ?

Mes deux premières années en Pro B ont été difficile sportivement parlant en terme de résultats collectifs. Mais très enrichissantes car sur les deux saisons je suis tombé sur des coachs qui m’ont fait confiance, m’ont mis sur le terrain, m’ont donné des responsabilités. Ça a été très important pour moi de pouvoir me tester et me jauger dans ce monde professionnel. La deuxième descente a été la plus difficile, on se remet en question. Deux d’affilées c’est beaucoup, mentalement c’est dur. Cela m’a beaucoup forgé et je pense qu’aujourd’hui grâce à ces expériences j’ai évolué en tant que joueur, j’ai engrangé des expériences. J’ai beaucoup joué. Mentalement j’ai progressé. Très peu de choses peuvent m’atteindre aujourd’hui. En dehors du basketball, j’ai rencontré des gens super et de formidables organisations, plus familiales que les autres clubs professionnels en général. Je pense que c’était les bons endroits pour me lancer en me donnant une certaine confiance de part cette proximité avec les joueurs. C’était les tremplin nécessaire pour évoluer dans des équipes de calibres un peu plus élevées après.

Cette saison, tu jouais pour le Rouen Métropole Basket en Pro B. Vous avez connu des phases compliquées mais finalement vous avez manqué les play-offs de peu. Peux-tu nous dresser le bilan de cette nouvelle aventure ?

Ma saison était intense, on n’a pas été épargné. On a été très peu au complet. Notre capitaine (Haukur Pálsson) est arrivé avec du retard à cause de sa qualification pour l’EuroBasket avec l’Islande, ensuite il s'est blessé. Puis il y a eu une suspension de Steve Ho You Fat. Puis d’autres blessures qui s’enchainent. C'était très compliqué dans le sens où on pense qu’on aurait pu faire beaucoup mieux en étant en roue libre. On a très mal commencé, ce qui était à prévoir car on a beaucoup de rookies. Une équipe très jeune, peut-être la plus jeune de l’histoire du championnat ? Forcément les jeunes devaient apprendre le métier et il y avait un temps d’adaptation nécessaire des Américains pour le système de jeu français. La mayonnaise a pris petit à petit. La cohésion du groupe a beaucoup joué, on était sur la même longueur d’ondes. On a persévéré, on a travaillé dur, on est resté soudé en continuant de s’apprécier.  Finalement ça a payé car sur la phase retour on a prouvé qu’on était une équipe qui aurait pu être dans le top 8 ou 5. C'est une année mitigée mais une énorme fierté d’écrire l’histoire avec notre remontée.

Cela fait maintenant trois ans que tu joues en deuxième division française. Que penses-tu de ce championnat ?

La Pro B, c’est compliqué car il y a de nombreux matchs qu’on peut aborder différemment et il n’y a pas de domination comme avec Monaco en Pro A par exemple. Le championnat est très dense et homogène. Le jeu est physique et rapide, il vaut mieux avoir un cardio assez solide. Je suis content d’évoluer dans ce championnat qui est très enrichissant quand on sort d’espoir où on est dans un cocon. C’est une bonne passerelle pour s’imposer dans un meilleur niveau après. Il faut être dur dans les contacts pour bien jouer, avec beaucoup de hargne et de vice. Ce n’est pas facile de s’imposer mais j’aime ce challenge.

Comment tu vois ton avenir sur le parquet ? Et en dehors du basketball ?

J’ai envie de progresser petit à petit comme je le fais chaque saison, montrer que la progression n’est pas simplement réservée aux joueurs de 17/18 ans mais que tout au long de sa carrière on peut progresser. Je veux que les gens retiennent ma hargne, ma passion et mon envie. J’aimerais bien retrouver plus tard la Pro A parce que c’est l’élite française et n’importe quel joueur compétiteur a envie de s’y imposer. Toutefois il ne faut pas bruler les étapes, faire ses gammes. Bien-sûr gagner des titres. A côté du basket j’ai pas mal de projets, je me marie dans deux mois déjà. C’est une vraie fierté. Je souhaite ouvrir mon propre business aussi. J’ai 25 ans alors je pense à l’avenir.

27 mai 2017 à 12:38
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