instagram
PRO B


SAISON PROMETTEUSE POUR VINCENT POURCHOT

Saison prometteuse pour Vincent Pourchot
Crédit photo : Sébastien Grasset

Après des débuts professionnels très compliqués la saison dernière à Lille, Vincent Pourchot (2,22 m, 22 ans) a véritablement lancé sa carrière à Charleville-Mézières et permis au club de se maintenir en Pro B.

Une saison encourageante où il a pu montrer qu’il « savait jouer au basket ».

Par Corentin Fouchard

Au soir de la trente-troisième et avant-dernière journée, Charleville-Mézières est maintenu en Pro B. Après la victoire contre Aix-Maurienne (82-69), la salle Bayard laisse éclater sa joie, les supporters de l’Etoile chavirent de bonheur et communient avec les joueurs sur le terrain. La mission est accomplie, tout sauf une formalité.

Au milieu de toute cette liesse, Vincent Pourchot savoure l’instant comme il se doit : « Les supporters ont été géniaux, ils étaient debout dans les tribunes, ils nous ont soutenus jusqu’au bout. C’était vraiment une ambiance incroyable ! ». 6 points, 4 rebonds, 3 passes et 12 d’évaluation pour l’ancien espoir du SLUC ce soir-là, qui espérait une chose : que le match ne soit pas serré. « Au moins à une minute de la fin, tout le monde a commencé à se lever et à célébrer. Tu peux savourer. C’était vraiment bien. » C’est donc avec le sentiment du devoir accompli que Pourchot et ses coéquipiers ont pu partir en vacances, après un dernier « bon match » à Monaco (défaite 70-85). « Tout le monde a su élever son niveau de jeu, on a su être à la hauteur. L’objectif du club est atteint, on a fait le boulot. Je suis vraiment content. »

« Je savais qu’on était capable d’aller chercher le maintien »

La saison de l’Etoile s’annonçait effectivement compliquée, « les gens pensaient qu’on gagnerait quatre matchs ». Tout était à prouver pour cette équipe « de revanchards ». Seulement voilà, Charleville-Mézières possédait le dix-huitième et dernier budget de Pro B (950 000 euros, selon les chiffres de Basket Hebdo) et la dernière masse salariale (370 000 euros) pour cet exercice 2014/15. D’où le sentiment d’un véritable exploit pour les Ardennais. D’autant plus qu’au soir de la victoire contre Antibes, lors de la onzième journée (75-74), l’équipe de Cédric Heitz pointait à la dernière place du classement (2 victoires, 9 défaites). Une situation alors peu propice à l’optimisme. Les observateurs avaient déjà envoyé Pourchot et ses copains en Nationale 1. « Je savais qu’on était capable d’aller chercher le maintien, c’est quand même quelque chose de grand ce qu’on a réalisé. Il y a en plein qui ne s’en rendent pas compte ».

Excepté Monaco qui va retrouver l’élite 24 ans après l’avoir quitté, de tous les promus qui évoluaient cette saison en Pro A et Pro B, que ce soit Boulogne-sur-Mer, Bourg-en-Bresse, Angers ou Charleville-Mézières (Rouen et Châlons-Reims ayant accédé à la Pro A grâce à une wild-card), « les seuls qui se sont maintenus c’est nous », faisait remarquer l’ancien pensionnaire de l’INSEP. Lui qui, comme les jeunes Kévin Thalien et Alexandre Jallier, a rejoint le groupe au dernier moment, à quinze jours du début du championnat.

Une confiance et un plaisir de jouer retrouvés

Un championnat dans lequel il a prouvé qu’il pouvait s’exprimer. Premier à l’évaluation à la minute (0,71), sans compter la production sur les quatre matchs joués de James Mathis à Lille (0,82), le plus grand basketteur français a été convaincant : 7,4 points à 58%, 4,2 rebonds et 1 passe décisive pour 10,4 d’évaluation pour un temps de jeu moyen de 15 minutes en 34 matchs de championnat. « J’ai été vraiment content de la façon dont le coach m’a utilisé et aussi la façon dont ça s’est passé avec mes coéquipiers qui en début de saison avaient un peu de mal à me servir et qui maintenant y arrivent très bien. » Une saison pleine pour Vincent Pourchot qui n’aura pas manqué le moindre match et vu, au fil de la saison, le regard des adversaires changer envers lui. « Au début, je sentais qu’il n’y avait pas grand monde qui se méfiait de moi. Les adversaires pensaient que je ne pourrais pas jouer donc personne n’était trop méfiant par rapport à moi. Après, au fur et à mesure du temps, quand ils ont vu que je commençais à faire les choses bien, tout le monde s’est mis à se méfier et on a vu que la défense sur moi n’était plus pareille. Ces choses-là montrent que tu as gagné le respect des autres et ça c’est important. » Auteur d’un gros mois de décembre alors que son équipe avait fini l’année 2014 en trombe (4 victoires en 5 matchs), le gaillard a, une fois de plus, su relever le défi de la Pro B. « Toute ma vie ça a été ça. On me disait : ''Vincent ne pourra pas jouer à l’INSEP en N1, il ne pourra pas jouer dans le championnat espoir ça va trop vite, il ne pourra pas jouer en Pro B…''. A chaque fois c’est la même chose et je m’en sors bien ». Surtout, Cédric Heitz, l’ancien assistant de Jean-Luc Monschau à Nancy, lui fait confiance : « J’ai un coach qui me donne presque carte blanche en attaque. C’est surtout en défense où je travaille bien, où il y a eu beaucoup de progrès de faits comparé au début de saison où ça a été un peu compliqué ».

Concernant l’avenir du jeune pivot, nul doute qu’il trouvera un employeur pour la saison à venir. Charleville-Mézières souhaite le conserver, mais rien n’est fait. Affaire à suivre.

01 juin 2015 à 11:46
DID YOU LIKE IT ?
0 PARTAGE
Facebook share
0 COMMENTAIRE
QUI A ÉCRIT CE PAPIER ?
GABRIEL PANTEL-JOUVE
Tout ça pour mettre une balle dans un cercle.
Gabriel Pantel-jouve
VOUS EN PENSEZ QUOI ?
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
TOUTE L'ACTU
<
1
/
5
>
PROGRAMME TV
NBA
11 décembre - 02h00
Chicago Bulls
Miami Heat
NBA
11 décembre - 09h30
Cleveland Cavaliers
Charlotte Hornets
NBA
11 décembre - 11h30
Chicago Bulls
Miami Heat
NBA
11 décembre - 12h45
NBA Extra
PRO A
11 décembre - 17h00
Chalon-sur-Saône
Lyon-Villeurbanne