JEEP ÉLITE

ADAM MOKOKA, UNE SAISON À MEGA BEMAX POUR CONVAINCRE AVANT LA DRAFT

Adam Mokoka BCM 201718
Crédit photo : Valentin Delrue

Nouveau joueur du KK Mega Bemax, Adam Mokoka revient sur sa décision d'être parti en Serbie.

L'ancien arrière du BCM Gravelines-Dunkerque Adam Mokoka (1,93 m, 20 ans) a décidé de quitter le championnat de France pour renforcer les rangs du KK Mega Bemax, une très jeune équipe serbe composée de potentiels de haut-niveau qui veulent avant tout se faire remarquer pour être drafté en NBA. Lors de ses quelques jours off en France, le meilleur espoir de la saison 2017/18 de Jeep ÉLITE s'est confié à BeBasket.

Adam, tu viens de signer pour le club de Mega Bemax en Serbie dont BeoBasket, ton agence, en est le propriétaire. Qu'est-ce qui a motivé ton choix  ?

J'en avais déjà discuté l'an dernier avec Pedja (Materic), mon agent et on n'avait pas estimé que c'était une bonne idée. On est resté à Gravelines-Dunkerque et ça s'est plutôt bien passé avec Julien Mahé. Suite à mon inscription à la Draft et avec tout ce qui a pu se passer là-bas - mon retrait de la Draft -, on a pensé que rejoindre le Mega Bemax était une bonne idée. On m'a expliqué comment ça fonctionnait, ce qu'ils attendaient de moi. À partir de là, j'étais partant, c'était une belle offre.

Partir cette année et non la saison dernière était une meilleure option car cette année, je vais avoir plus de responsabilités et plus de visibilité car ils ont déjà drafté pas mal de joueurs dont Timothée (Luwawu-Cabarrot) et Alpha Kaba comme Français. Cela va donc me donner une bonne visibilité comme je venais d'enlever mon nom de la Draft pour l'inscrire l'année prochaine (en 2019, ndlr). Je vais également pouvoir beaucoup travailler avec les coachs assistants. Dans l'équipe, on est tous du même âge ce qui veut dire qu'on est tous sur du même rythme et tous suivis. Pour le moment, ça se passe super bien.

En as-tu parlé avec Timothé Luwawu-Cabarrot et Alpha Kaba avant de signer ?

Oui, j'en ai parlé avec eux et Kostja (Mushidi, jeune international allemand et passé à la SIG, ndlr) que je connais grâce à l'équipe de France puisqu'on a été adversaire plusieurs fois. Ça fait trois ans que je vais là-bas, en Serbie et je lui ai demandé comment se passaient les entraînements, comment étaient les coachs et comment était la ville. Il ne m'en a dit que du bien et ça a donc motivé mon choix.

Tu es arrivé en première année cadets au BCM Gravelines-Dunkerque, tu y as signé ton premier contrat professionnel en 2017 et joué ta première saison professionnelle pour des moyennes de 3,2 points en 13 minutes lors 34 matchs. Avec un peu de recul, que retiendras-tu de tes années à Gravelines-Dunkerque ?

Franchement, je n'en retiens que du bien : je suis arrivé en première année cadet en même temps que Julien (Mahé). J'ai ensuite eu Quentin Wadoux en cadets (U18) qui m'a aussi entraîné en espoirs (U21) pendant une année. J'ai vraiment apprécié mon passage au BCM que ce soit avec les coachs, les intendants et Christian Devos (le président, ndlr). Je n'ai que des bons souvenirs là-bas pendant mes cinq ans avec les entraînements, l'équipe, le staff tant dans les moments de joie que de tristesse. Quand on a gagné le Trophée du Futur (en 2014/15, ndlr) et le championnat de France cadets (en 2015/16, ndlr), ce n'était que des bons moments.

J'ai bien évolué, ils m'ont beaucoup encouragé, supporté et aidé. Lorsque je suis arrivé en première année cadets, le centre de formation a quand même été une claque pour moi puisque je venais de Cergy (en Île-de-France, ndlr). J'ai pu côtoyer le monde professionnel et j'ai aussi commencé la musculation. Avoir deux entraînements par jour, c'était compliqué au début. J'ai aussi pu m'entraîner avec les professionnals au départ sous les ordres de Christian Monschau. Les matchs, les déplacements, tout était nouveau pour moi, j'ai découvert autre chose.

adam-mokoka1535569103.jpegAdam Mokoka part de Jeep ÉLITE avec le trophée de meilleur jeune du championnat. De gauche à droite : Audrey Sauret, Adam Mokoka et Boris Diaw. © - LNB.

Tu as d'ailleurs été élu meilleur jeune de la saison 2017/18 de Jeep ÉLITE en mai dernier. Au final, n'es-tu pas déçu de ne pas avoir l'occasion de passer un nouveau cap au BCM ?

 
Déçu non car je me dis que chacun a son parcours. Si ça s'est terminé cette année, c'est que ça devait se finir. Je ne suis pas déçu. Je suis content d'avoir pu gagner le titre de meilleur jeune de Jeep ÉLITE qui plus est avec mon club formateur. Ça veut dire que le développement a été réussi. Je suis reconnaissant envers eux. Ce trophée de meilleur jeune représente beaucoup : la patience, le travail et une petite part de réussite. C'est magnifique, je trouve. 
 
Tu es réputé comme un joueur à vocation défensive et donc moins à l'aise offensivement.
 
Voilà aussi pourquoi j'ai choisi de rejoindre Mega Bemax car cela va permettre de me développer car offensivement, on est un peu plus libre. On joue beaucoup en première intension et en transition ; c'est tout ce qui me plaît. Avec le coach et les assistants, on essaye de développer mon tir sur plusieurs aspects : après drible, en catch and shoot tant à 2-points à qu'à 3-points. On travaille aussi sur ma lecture de jeu et mes dribbles car je joue aussi un peu meneur à Mega Bemax.
 
Comment se passe ta pré-saison ?
 
On a repris assez tôt, dès juillet. On est parti aux Bahamas pour jouer contre Kentucky. C'était une assez grosse défaite, on a perdu de 30 ou 40 points (100 à 64, il n'a scoré que 2 points, ndlr). On s'est tout de suite repris à Barcelone contre Michigan contre qui on a gagné (victoire 81-73 avec 13 points pour le jeune Français, ndlr) avant de perdre contre Estudiantes, une équipe de Liga Endesa (défaite 75-67, 12 points et 6 rebonds pour lui). Et maintenant on a quelques jours off. Ensuite, on va attaquer la deuxième partie de pré-saison, la dernière ligne droite.
 
Au vue des premiers matchs amicaux, as-tu une idée de la place que tu auras dans cette équipe ?
 
Le coach a été assez surpris de moi car il ne pensait pas que j'étais capable de shooter, de joueur sur pick 'nd roll et de faire des passes. C'est une bonne chose. Il aime mon profil - assez défensif - et offensivement, il me dit qu'il faut juste être patient et que ça va arriver, qu'il a confiance en moi et que l'année va bien se passer. Je vais donc pouvoir bien me développer offensivement afin d'être prêt pour les prochaines étapes. Donc oui, je fais partie des leaders de cette équipe.
 
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Bichonné dans le Nord, Adam Mokoka a signé son premier contrat professionnel en 2016/17 avant d'être responsabilisé la saison dernière par Julien Mahé. Ici, conseillé par JR Reynolds. © -  Sébastien Grasset.
 
Objectif draft NBA 2019 ? J'imagine aussi que tu en parles avec Frank Ntilikina...
 
Quand je m'y étais inscrit l'an passé, il (Frank Ntilikina, ndlr) m'a donné des conseils comme le fait qu'il fallait tout déchirer, ne penser qu'à moi car là-bas, on ne va pas te faire de cadeau et qu'il ne faut pas avoir peur, que c'est la chance de ta vie qui se présente une fois et pas deux. Aujourd'hui, je suis plus focalisé sur la pré-saison puis la saison, la Draft sera une prochaine étape, je ne veux pas brûler les étapes en ne pensant qu'à la Draft surtout qu'il y a une saison avant.
 
Tu parlais tantôt de l'exposition que tu vas recevoir à Mega Bemax. Pourquoi y en a-t-il plus qu'en Jeep ÉLITE ?
 
On est une équipe assez jeu avec beaucoup de potentiels donc oui, il y a plus de visibilité car beaucoup dans l'équipe sont éligibles à la Draft de l'année prochaine. Je dirais qu'on a une moyenne d'âge de 20/22 ans (21,2 plus exactement, ndlr). Le plus vieux de notre équipe à 33 ans (l'ancien joueur du Cibona Zagreb Branislav Ratkovica, ndlr), le deuxième plus vieux en a 24 (Stefan Fundic, ndlr) et le plus jeune a 18 ans (Luka Cerovina, ndlr). Quand on était aux Bahamas ou à Barcelone, on a pu voir des scouts NBA qui étaient là mais je n'ai pas voulu trop y prêter attention.
 
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Il n'a pas été retenu par son club cet été, ce qui l'a empêché de participer à la dernière compétition jeune de sa génération. © - FIBA.
 
Champion d'Europe U16 et U18, tu étais présent sur la liste élargie pour la dernière compétition de la génération 1998 mais tu n'y as pas participé. Est-ce ton nouveau club qui a mis ton veto ?
 
Oui, j'ai fait la préparation avec les U20, avec ma génération. Mais juste avant de partir en Turquie pour les matchs de préparation, j'ai du être rappelé pour faire des tests - car on reprenait assez tôt - et je devais aussi signer des documents pour mon transfert. Je n'ai donc pas pu faire le championnat d'Europe avec les gars car j'avais des obligations avec mon club. D'autant plus, comme le jours passaient et que notre préparation était assez courte, mon club a refusé que j'y aille.
 
Du coup, j'ai regardé leur compétition depuis la Serbie. Ça m'a fait mal au cœur car j'attendais d'eux au moins une médaille mais la préparation a été compliquée. Il y avait beaucoup d'absents. Ils ont quand même donné le meilleur d'eux-mêmes. Franchement, je suis fier d'eux, j'aurais aimé être avec l'équipe mais je n'ai pas pu. Pendant le championnat d'Europe, on est quand même resté en contact pour essayer d'avoir des nouvelles et leur donner un peu de courage et de force. Ils ont quand même fait un bon parcours et j'ai vu que Bathiste (Tchouaffé) et Digué (Diawara) vont intégrer l'équipe de France A (pour un stage à Pau, finalement annulé, ndlr). Je suis content pour eux. Je leur souhaite bon courage. Ce n'est pas terminé (pour la génération 1998, ndlr), on a quand même eu de belles expériences.
 
adam-mokoka--une-saison-a-mega-bemax-pour-convaincre-avant-la-draft1535574297.jpegUn nouveau défi s'offre à lui avec droit devant la NBA dans le viseur. © - Laura Gomez Sanchez/Mega Bemax.
 
 
30 aout 2018 à 12:31
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Plus qu'un simple ballon orange, le basket est inscrit dans mon ADN.
Théo Quintard
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