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FINAL FOUR EUROLEAGUE : L'OLYMPIACOS CONSERVE SON BIEN FACE AU REAL !

Grâce à un Vassilis Spanoúlis totalement métamorphosé en deuxième mi-temps, l'Olympiacos a réussi l'incroyable exploit de garder son trophée de l'Euroleague ! Malgré un début de match très mal engagé, l'Olympiacos a ensuite survolé la finale pour s'imposer face au Real Madrid sur le score de 100 à 88.

L'Olympiacos de Vassilis Spanoúlis récidive à Londres (photo : Euroleague.net)

Face au club le plus titré, le club du Pirée remporte sa troisième couronne.

Tout ne fut pourtant pas rose (ou plutôt rouge) pour l'Olympiacos. Comment imaginer après le premier quart-temps que les Grecs allaient ensuite s'imposer ? Les Grecs viennent de subir un véritable raz-de-marée infligée par le Real (10-27), à qui tout réussit à ce moment-là. Les Madrilènes font preuve d'une réussite déconcertante : 73% de réussite avec un beau 5/7 derrière l'arc. Sergio Llull, grâce à un 100%, et Rudy Fernandez affichent déjà huit points chacun. Mirza Begić (6 pts, 3 ctrs) contre tout ce qui bouge. Et Nikola Mirotić est solide à l'intérieur. En l'espace de dix minutes, ce Real-ci aurait pu être un splendide champion. Aurait pu seulement, car il ne faut jamais enterrer l'Olympiacos, surtout pas après dix minutes. Un premier quart-temps au cours duquel les partenaires d'un inquiétant Vassilis Spanoúlis (0 point à 0/5, -9 d'évaluation en 10 minutes) ont manqué d'adresse (29%) et de justesse (4 TO).

Spanoúlis relégué sur le banc, l'Olympiacos reprend vie et inflige au Real un 12-2 en quatre minutes (22-29). Strátos Perpéroglou (10 pts à 4/7, 2 int) et Pero Antić (10 pts à 4/9, 6 rbds, 2 pds) apportent leur fraîcheur en sortie de banc avec cinq unités chacun durant cette série. C'est alors au Real de courber l'échine, face à Acie Law ou Kyle Hines (12 pts à 4/4, 5 rbds, 3 pds, 3 ctrs pour 20 d'éval en 26 min) qui redonnent collectif et adresse au jeu grec. Malgré la bonne entrée de Sergio Rodriguez (17 pts à 3/6 aux tirs et 11/12 aux lancers, 4 pds et 6 fprs) et le match toujours solide de Rudy Fernandez, le Real se fait reprendre inexorablement. Kostas Sloúkas (11 pts à 2/4 aux tirs et 7/7 aux LF), grâce à un 3/3 sur la ligne des lancers, envoie les deux équipes aux vestiaires avec un +4 favorable au Real synonyme d'égalité (37-41). Après avoir reçu un 39-2 à l'évaluation générale, l'Olympiacos réplique par un 35-5 dans ce secteur. Les compteurs sont remis à zéro. Paradoxalement, le MVP Spanoúlis (-10 d'éval à la pause !) n'a toujours pas inscrit le moindre point mais les Reds sont revenus dans le match.

Mais un grand joueur ne déçoit jamais, il se fait juste attendre. Spanoúlis rattrape son retard dès la reprise en rentrant trois tirs primés sur trois tentatives en très exactement 71 secondes. Pour la première fois depuis le début du match, les Grecs prennent le commandement (48-45 après 22 minutes). Grâce notamment à l'ex-Gravelinois, Havrais et Nancéien Marcus Slaughter (9 pts à 4/4 et 3 rbds), le Real ne dit pas son dernier mot. Un triple de Rudy Fernandez (21 pts à 5/13 aux tirs et 8/10 aux lancers, 3 pds, 3 rbds et 8 fprs) permet aux Madrilènes de rebasculer devant après 27 minutes (55-56). Pour la dernière fois du match. La fin du troisième quart-temps est cependant le moment le plus serré du match, grâce à différents lancers-francs successifs. L'égalité est encore parfaite après 30 minutes (61-61) et le match peut alors basculer d'un côté ou de l'autre.

Grâce aux pénétrations d'un formidable Acie Law (20 pts à 4/6 aux tirs et 11/13 aux lancers, 5 rbds, 5 pds, 8 fprs pour 31 d'éval en 34 min) et aux shoots longue distance de Spanoulis, l'Oly force son destin et prend la main dès le début du dernier round (70-62, 33e). Et ne la lâchera pas, bien que le Real revient sur ses talons (70-67 à la 34e puis 75-70 à la 35e) grâce à Jaycee Carroll (5 pts). Mais les Grecs ont les nerfs solides. Kostas Papanikolaou et Georgios Printezis, les héros du sacre 2012 plutôt discrets (5 pts et 3 rbds chacun), donnent jusqu'à 14 points d'avance après la mi-quart-temps (87-73 à 3'20 de la fin). La messe est dite, le Real ne reviendra pas malgré les derniers shoots à 3-pts de Sergio Llull (14 pts à 4/8 à 3-pts, 4 pds et 3 rbds), l'Olympiacos peut savourer (100-88).

Plus en réussite à l'intérieur (66% à 2-pts) et pragmatique à 3-pts, dans l'impulsion de Vassilis Spanoúlis, l'Olympiacos peut de nouveau soulever le trophée. C'est évidemment le meneur grec qui est élu MVP du Final Four, même s'il n'a pas été le plus régulier (une pensée pour Kyle Hines). Lui aussi conserve son trophée. Peu en réussite en demie face au CSKA (8 points à 3/12 dont 0/6 à 3-pts, 5 rebonds, 4 passes, 3 balles perdues et 7 fautes provoquées pour 9 d'évaluation en 32 minutes), c'est lui qui a porté et relancé l'équipe grecque en deuxième mi-temps. Ses coups de massue à 3-pts ont fait très mal au Real. Il compile sur cette finale 22 points (à 5/12 dont 5/9 à 3-pts, et 7/10 aux lancers), 4 passes, 2 rebonds, 4 balles perdues et 5 fautes provoquées en 32 minutes. Son coup de chaud derrière l'arc au début du troisième quart-temps est déjà mythique.

C'est une authentique performance que vient de réaliser l'Olympiacos. Depuis l'instauration du Final Four en 1988, seuls deux clubs avant lui étaient parvenus à élargir leur règne : le KK Split sous bannière yougoslave de 1989 à 91, puis le Maccabi Tel-Aviv en 2004 et 2005. Au niveau historique, il prend également sa revanche sur le Real qui l'avait battu en 1995, année de la précédente finale du club espagnol. Formation la plus titrée en C1, le Real en reste à huit titres (et dorénavant sept finales perdues). S'il signe un retentissant back-to-back, l'Olympiacos permet également à la Grèce d'étendre sa suprématie actuelle en Euroleague avec 5 titres sur les 7 dernières éditions. Malgré la crise, le basket européen est un jeu qui se joue à cinq contre cinq et à la fin c'est la Grèce qui gagne.

Posté par Emile Vaizand

Photo : L'Olympiacos de Vassilis Spanoàºlis récidive à  Londres (photo : Euroleague.net)

12 mai 2013 à 23:10
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