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ITW GORDAN ZADRAVEC (EX VICHY, BESANÇON), ASSISTANT AU KK ZAGREB

Il y a tout juste dix ans, la Pro A c'était ça : Besançon, Bourg en Bresse, Reims etc.

Pau-Orthez dominait le championnat, Laurent Foirest était MVP Français, Rick Hugues MVP étranger, Pape Philippe Amagou meilleur jeune... et Catch & Shoot n'existait pas.

Sur le parquet il y avait du lourd : Rashaun Turner, Cyril Julian, Jason Rowe, Laurent Sciarra, Randolph Childress, Sandro Nicević... C'est à dire des étrangers référencés, des internationaux Français, des futurs NBAers... Ce qui amènerait à dire pour certains : "C'était mieux avant."

J'ai rencontré beaucoup d'équipes françaises, que ce soit quand je jouais dans le championnat français mais aussi quand je rencontrais des équipes françaises dans le cadre de matchs de coupe d'Europe. À l'époque il y avait un bon niveau, je me souviens d'Antibes, par exemple, avec Ostrowski qui était un joueur incroyable, Rivers également. L'Asvel avec Bilba mais aussi Cholet, Chalon... C'était des équipes qui étaient très attachées au jeu et j'ai souvent gagné contre les équipes françaises ! (rire)

Tu as été international croate et tu as longtemps joué dans le championnat croate, quel regard portes-tu sur la nouvelle génération ?

Les basketteurs croates ne sont plus aussi bons que lorsque j'étais un jeune joueur. À l'époque, on avait vraiment beaucoup de talents avec, entre autres, des joueurs comme Kukoč, Radja, Vranković, Petrović... Mais j'espère qu'avec la nouvelle génération on arrivera à améliorer notre niveau car nous avons des jeunes joueurs talentueux et pour cela on a besoin de faire un beau résultat avec l'équipe nationale.

Après avoir été joueur de basket pendant 18 ans quel est, pour toi, le meilleur souvenir de ta carrière ?

Sans hésitation quand j'ai porté pour la première fois le maillot de l'équipe nationale de la Croatie. Se tenir face au drapeau croate fut pour moi un moment vraiment très fort.

Et inversement, le plus mauvais ?

Le plus dur c'était en Slovénie, avec Ljubljana  quand on a joué le match 3 face au FC Barcelone pour la qualification du Final Four de l'Euroleague. Je suis resté tout le match sur le banc alors que j'étais prêt pour rentrer et aider mes coéquipiers.

Tu as terminé ta carrière de joueur en 2008, que fais tu depuis ?

Comme tout joueur qui termine une carrière, ce n'est jamais facile de se reconvertir après avoir consacré tant de temps au basket. J'ai créé une affaire à Zagreb, parallèlement j'entraîne des enfants de 3 ans au baby basket et, depuis cette saison, je suis assistant coach au KK Zagreb.

Et l'avenir, comment le vois-tu ?

Je ne sais pas encore, je vais prendre mon temps. Soit je reste dans les affaires et je continue d'entraîner les enfants, soit je deviens coach d'une équipe première en m'y investissant à plein temps. La seule chose qui est certaine c'est que, d'une manière ou d'une autre, je resterai dans le basket parce que j'aime ce sport et que j'y ai passé des années magnifiques avec des superbes souvenirs.

Posté par Benjamin Guillot

19 février 2013 à 17:55
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