ÉQUIPE DE FRANCE

ANDREW ALBICY, UN SOLDAT DEVENU INDISPENSABLE

Andrew Albicy
Crédit photo : FIBA

Meneur remplaçant des Bleus, Andrew Albicy a parfaitement tenu son rôle durant cette Coupe du Monde. Il fût l'une des bonnes pioches de Vincent Collet.

Le survivant. Souvent placé, mais régulièrement écarté de la liste au dernier moment. Andrew Albicy a cette fois-ci eu la confiance de Vincent Collet et pas seulement pour cette Coupe du Monde. L'ancien grand espoir du basket français a pris part à toutes les rencontres des fenêtres internationales depuis 2017 et fût l'une des bonnes surprises durant ce mondial chinois. Le natif de Sèvres a parfaitement tenu son rôle de chef d'orchestre et de pitbull en défense (4,8 points et 2,6 passes en 19 minutes). Avant de débuter sa saison avec Saint-Pétersbourg, promu en EuroLigue, le meneur de jeu a accordé de son temps lundi dans les jardins des Champs Élysées pour revenir sur la Coupe du Monde. 

Comment as-tu vécu la Coupe du Monde de l'intérieur ?

Andrew Albicy : "C'était vraiment super. Je pense que nous avons fait quelque chose de bien. L'objectif premier était de qualifier la France pour les Jeux Olympiques, c'est chose faite. Ensuite, on est allé décrocher cette médaille de bronze. On est content mais on a tous un petit goût amer de ce résultat car on pouvait faire mieux. Mais je répète, on est content de revenir avec une médaille. Car si on regarde bien, la Serbie et les États-Unis, deux des prétendants au titre, ont terminé derrière nous. Maintenant on veut faire encore mieux aux Jeux Olympiques."

Quelle est la force de cette Équipe de France ?

"Le caractère. Cette équipe a énormement de caractère. Un groupe qui est toujours uni, qui travaille bien ensemble dans les bons comme dans les mauvais moments. À chaque fois qu'on a été en difficulté, on a toujours su rebondir. Ceux qui ne jouaient pas, nous encouragaient. Tout le monde se donnait à fond même pour quelques minutes sur le parquet Comme l'a dit Vincent (Collet), un groupe est né. En début de prépa', on voyait les gens dire à notre sujet que cela ne va pas aller très loin. Et au final on revient avec une médaille et personne ne pourra nous la retirer."

Quand tu étais plus jeune, j'imagine comme beaucoup de jeunes, tu rêvais un jour de défier et battre les États-Unis...

"Oui bien sûr ! Les États-Unis n'ont pas ramené la plus grosse équipe mais cela reste très fort. On a ouvert la possibilité d'exploit aux autres équipes européennes de battre Team USA. On se doute que les États-Unis ramèneront une équipe bien plus forte aux JO mais faudra de nouveau les faire douter et pourquoi pas les battre de nouveau."

andrew-albicy--un-soldat-devenu-indispensable1568896221.jpeg L'interception d'Andrew Albicy sur Kemba Walker
est une des images fortes de l'Equipe de France (photo : FIBA)

L'Australie t'a fait passer par toutes les émotions. Dans un premier temps avec beaucoup de tristesse lors du dernier match du 2e tour avec cette perte de balle sur remise en jeu, puis avec le sourire aux lèvres lors de la petite finale où tu as été l'un des artisans de ce succès.

"J'ai senti le moment pour prendre ses shoots, je me sentais en confiance. C'est des choses que je fais en club en général. Là j'ai un rôle différent avec les Bleus. Le premier match j'étais un peu impacté sur le moment, mais on devait vite switcher car on avait un gros match contre les États-Unis. Il fallait absolument rebondir. Ce deuxième match, on est allé le chercher avec les tripes, on était pas bien pendant une partie du match. Comme je l'ai dit précédemment, on a une équipe de caractère. Et on est parvenu à renverser la vapeur."

Mais la fatigue commençait à se faire ressentir à la fin de la compétition, non ?

"Oui je pense qu'il y avait un peu de ça. Après l'Argentine était mieux préparé que nous. On ne peut pas le nier. Je pense qu'il y a eu d'autres facteurs qui expliquent cette défaite comme le manque d'expérience, le fait de ne pas avoir réussi à assumer ces gros évènements alors qu'on était tous très motivé pour réaliser un gros match. On va se servir de tout ça pour les échéances à venir. Aux Jeux Olympiques, cela va être important de ne pas subir à nouveau cet état d'esprit. C'était une superbe expérience en tout cas, qui va nous faire tous grandir. Hâte de revenir en Équipe de France pour aller chercher une nouvelle médaille !"

"Je peux encore beaucoup apporter à l'Equipe de France"

Avec Paul Lacombe, tu as pris part à toutes les rencontres depuis le début des qualifications à ce Mondial (il coupe)

"Ah non il a raté deux matchs. Je suis content de le dire (éclat de rire)"

Tu as commencé lors du 1er match de qualification en Belgique, jusqu'à cette petite finale contre l'Australie. Impressionant ! 

"C'est cool. C'est cool d'avoir été récompensé de ces fenêtres internationales. Avec Paul Lacombe, on est les deux joueurs issus des qualifications à avoir été sélectionné à la Coupe du Monde. C'est une récompense. Je ne peux être que satisfait. J'espère prendre part aux JO. Car je peux encore beaucoup apporter à cette équipe."

Une aventure que tu as partagé avec tes deux grands amis du Paris-Levallois, Vincent Poirier et Louis Labeyrie.

"C'était génial de jouer avec eux. On est séparé pendant une grande partie de l'année et là on a passé pas mal de temps ensemble. C'était une belle aventure oui."

Ton ancien club Andorre et ton nouveau club Saint-Pétersbourg t'ont félicité ?

"Durant toute la compétition, Andorre m'a envoyé des messages d'encouragement. Le coach, les assistants, mes anciens coéquipiers, les supporters. J'ai également reçu les félicitations de mon nouveau club. Tout cela fait plaisir. Maintenant, il va falloir vite tourner la page Équipe de France pour se focaliser sur ma saison avec Saint-Pétersbourg. D'abord je vais savourer avec mes amis et ma famille et rapidement switcher avec mon club."

La bascule est facile à faire ?

"Oui ça l'est. Je suis mort de faim avec cette médaille de bronze, j'ai envie d'en gagner encore. Hâte de découvrir un nouvel environnement, m'installer, découvrir mes coéquipiers et disputer l'EuroLeague, ce qui est une première pour moi dans ma carrière."

Au Pavillon Gabriel (Paris, VIIIe arrondissement),

19 septembre 2019 à 14:36
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