ÉQUIPE DE FRANCE

BERNARD FAURE DRESSE LE BILAN DE L'EURO U16 : UNE FIN DÉCEVANTE MAIS BEAUCOUP DE BELLES PROMESSES

Bernard Faure Euro U16M 2018 FIBA
Crédit photo : FIBA

Résultats, état d'esprit, retours individuels, avis sur le niveau de la compétition. Bernard Faure fait le bilan maintenant l'EuroBasket U16 masculin passé.

Avant de réattaquer la saison 2018/19 avec le Centre Fédéral mardi prochain, le sélectionneur de l'équipe de France U16 masculine Bernard Faure revient sur l'EuroBasket où son équipe a terminé quatrième samedi. Ultra-dominatrice en poule et en huitième contre l'Allemagne, la sélection française a dominé la Serbie en quart de finale avant de sortir de peu en demi-finale contre la Croatie, championne le lendemain. Enfin, lors de la petite finale, les Français n'ont pas pu lutter face à la Turquie. Une fin de tournoi ratée mais la génération 2002 masculine a montré un vrai potentiel dans un Euro très relevé à partir des quarts de finale.
 
Vous connaissez très bien la catégorie U16. Comment avez-vous trouvé le niveau de l'EuroBasket ?
 
J'ai trouvé le niveau d'ensemble avec vraiment deux catégories d'équipes : les 6/7 meilleures équipes vraiment très bonnes, avec des qualités différentes mais vraiment très bonnes, mais un creux qui s'est creusé entre ces équipes là et les autres. C'était un Euro d'un bon niveau mais pas non plus exceptionnel du fait qu'il n'y avait pas beaucoup d'équipes fortes. Par contre, les meilleures équipes étaient vraiment très, très bonnes.
Ce qui est à noté par rapport à ce qu'on dit souvent, à savoir que l'Euro U16 est réservé aux équipes avec de forts arrières, cette année ce n'était pas forcément le cas. On a vu des équipes beaucoup plus grandes, compactes à l'intérieur avec des intérieurs déterminants.
 
Quel bilan tirez-vous pour l'équipe de France ? Vous atteignez les demi-finales comme les trois autres équipes (U17, U18 et U20) mais finalement vous perdez les deux derniers matchs. Dans l'ensemble êtes-vous plutôt satisfait ?
 
Le bilan global des garçons cet été est quand même exceptionnel parce que les quatre équipes sont dans le dernier carré. Ca ne se voit pas tous les jours et ça veut dire que notre formation (fonctionne) et que notre réservoir de joueurs - puisque notamment les U20 n'étaient pas au complet - est important.
Concernant les U16, il y a vraiment deux sentiments qui nous habitent. Il y a la satisfaction d'être quand même dans le dernier carré, ce qui est loin d'être acquis toutes les années. Il y a par contre cette frustration de se demander ce qu'il se serait passé si on avait pu être complet jusqu'au bout. Donc ça il faudra un petit peu de temps pour le digérer. Le bilan reste quand même plus que positif pour la suite des compétitions à venir (avec cette génération).
 
Que s'est-il passé au sujet de Daniel Batcho, rapidement blessé au genou gauche contre la Serbie en quart de finale ?
 
Visiblement, c'est une mauvaise réception. Sur un appui qu'il prend en tentant quelque chose de difficile, il se réceptionne mal, le genou se tord et effectivement on peut craindre une blessure assez grave. Il va voir le médecin de l'INSEP aujourd'hui (mardi) et va passer des IRM etc. pour savoir ce qu'il en est. A chaud, ce n'est pas très rassurant. Ca peut être grave. Quand ce sont des jeunes joueurs, c'est délicat car il faut penser à la suite de sa carrière et il faudra certainement de la patience.

C'est une saison noire pour lui qui a eu pas mal de pépins physiques.
 
Oui c'est quelqu'un qui n'est pas encore construit encore, pas assez solide. Donc il a eu plein d'arrêts cette année. Il s'est bien renforcé sur la fin de saison, au détriment du basket d'ailleurs. Il a vraiment eu une grosse volonté pour revenir et on l'a retrouvé à un niveau à un début de préparation un petit peu correct. Il est monté en régime, vraiment. Les premiers matchs ont répondu aux attentes donc il était vraiment sur la bonne voie. C'est vraiment un coup d'arrêt pour lui essentiellement. C'est ça qui me gêne le plus.
 
Qu'aurait fait l'équipe de France si Daniel Batcho ne s'était pas blessé lors du quart de finale ? (photo : FIBA)
 
Tant que vous avez dominé à l'intérieur dans la compétition, vous avez gagné facilement. Mais lorsque vous avez affronté des secteurs intérieurs pouvant rivaliser avec le vôtre, l'équipe n'a pas réussi à trouver la parade et vous avez perdu. Comment l'expliquez-vous ?
 
Il y a deux phénomènes. La première c'est le fait qu'avoir un joueur fort en rotation en moins nous a fragilisé parce qu'il a fallu qu'on tire sur certains joueurs qui eux étaient dominants sur les premiers matchs et jusqu'à la Serbie (en quart). Ensuite je pense qu'ils ont laissé beaucoup de gaz sur les premiers matchs. Donc quand on a eu moins de rotation et qu'on a joué contre des équipes plus fortes à l'intérieur, le tout a fait qu'on avait plus ce point fort et qu'on avait du mal à trouver la balance avec le jeu extérieur. Après il y a deux solutions, soit on joue différemment. On trouve d'autres solutions, d'autres systèmes de jeu mais c'est très compliqué en cours de compétition car on s'entraîne quand même peu et que ce sont des cadets donc on ne peut pas non plus arriver comme des pros arriver à l'entraînement et dire "voilà aujourd'hui on joue deux systèmes nouveaux". Ils ne peuvent pas s'adapter en 40 minutes, ce n'est pas possible. Effectivement, on a ajusté deux/trois petites choses mais c'est compliqué pour des cadets. Et après il y a la possibilité de basculer des joueurs extérieurs sur des postes 4. C'est ce qu'on a essayé de faire en jouant "small ball" de temps en temps. Mais là aussi, contre des équipes qui sont fortes à l'intérieur, c'est compliqué. Après on essaye d'aller vers d'autres défenses qui n'ont pas fonctionné contre la Turquie non plus. On est à la recherche de solutions. Mais la capacité à s'adapter à des choses nouvelles, c'est compliqué. On n'avait pas forcément prévu de perdre un joueur.
 
"Moussa Diabaté sera plus un 4-3 à haut-niveau"
 
Sur la réussite à 2-points, Yvan Ouedraogo et Moussa Diabaté ont fini respectivement à 44,6% de réusite aux tirs et 42,9%. Le premier sans doute à cause de sa petite taille pour un poste 5 (2,01 m annoncé par la FIBA et la FFBB) et l'autre à cause de son manque d'impact physique pour le moment.
 
Oui après il y a un manque de lucidité aussi. Ils ont forcé beaucoup de choses. Ça reste des jeunes joueurs donc la capacité de s'adapter reste difficile. C'est là qu'on verra s'ils ont réellement une grande marge de progrès. S'ils sont capables de s'adapter à ce qu'ils ont vécu cette année, dans les deux ans qui viennent, ça deviendra de très, très bons joueurs. Même si Ouedraogo effectivement sur le poste est un peu court. Mais à haut-niveau, on a quand même quelques intérieurs dans le championnat de France Jeep ELITE qui ne sont quand même pas énormément grands. Donc lui il aurait le profil pour jouer dans ces championnats. Diabaté, il aura plus un changement de poste à effectuer. C'est clair que lui à haut-niveau, ce sera plus un 4-3 qu'un 4-5. Ca va se jouer dans les 2 ans à venir. Pour nous, c'était trop tôt de le faire jouer extérieur et la panoplie technique n'est pas forcément suffisante. Mais ils ont joué sur des qualités intéressantes, le rebond, la verticalité. Ce qui fait que face aux équipes moyennes, ils ont été dominants et ont même été un peu au-dessus de ce qu'on attendait d'eux par moments.
 
Pour Yvan Ouedraogo, vous l'avez au Centre Fédéral. Est-ce qu'il y a l'ambition de l'amener un peu plus au large à l'avenir ?
 
Oui, évidemment, on va travailler sur sa gestuelle de tir, sa capacité à tirer poste haut par exemple. Mais c'est clair que ce sera difficile mais c'est quelqu'un qui part de loin par rapport à ça. Il a de bonnes mains mais sa gestuelle est à consolider et qui doit travailler beaucoup. Il relâche un petit peu dès qu'on n'est pas sur cet aspect de son jeu. Il a tendance à être moins concentré dessus, comme sur lancer franc. Il faudra qu'on y revienne beaucoup, beaucoup, beaucoup. C'est du travail individualisé qu'on va lui proposer pour améliorer sa gestuelle et les tirs à mi-distance qui seront essentiels pour lui de toute façon.
 
Sur les individualités, plusieurs Français ont été irréguliers. On pense à Louis Lesmond, très bon sur les matchs de poule puis plus discret ensuite, Jayson Tchicamboud auteur de bons passages et d'autres moins réussis.
 
C'étaient des questions que l'on se posait avant. J'avais dit à un moment donné que pour plusieurs joueurs, quand on les mettait sur le terrain, on ne savait pas qui on allait avoir en face de nous. Chez les jeunes, oui ça se retrouve assez régulièrement. Notamment les joueurs que vous venez de citer. Un coach, qu'est ce qu'il attend d'un joueur ? C'est d'abord d'être régulier, notamment sur les postes meneurs/arrières. Et cette année, c'était un de nos soucis : nos meneurs manquaient de constance. Tchicamboud, pour l'instant, c'est un électron libre. On ne sait jamais quand on le met sur le terrain ce qu'il va se passer quoi. On met les joueurs sur qui on a vraiment confiance, dont on sait ce qu'ils vont apporter a minima. Donc cette année effectivement on n'était pas très, très fourni sur le poste 1. Ça ne nous a pas impacté plus que ça car comme on le disait en préambule, il n'y avait pas des arrières aussi forts que d'habitude. Si j'avais eu un meneur de jeu plus prépondérant, ça m'aurait aidé. Au final, Lucas Beaufort fait son travail notamment défensif. C'est aussi pour ça qu'il gagnait son temps de jeu. Rudy Demahis-Ballou qui est chez nous a énormément progressé cette année. Là il a touché par moments ses limites. Mais il est tellement travailleur que c'est quelqu'un qui de toute façon ne lâche rien et nous a apporté des choses. Après on a été aussi en difficulté sur le poste 3 contre les meilleures équipes, c'est clair. On n'avait pas de poste 3 de grande taille. Contre la Croatie et la Turquie où il y a des postes 3 de grande taille, on explose. Mais on n'avait pas, on est obligé de jouer plus petit, avec ce qu'on a et au final on le fait pas si mal puisqu'on termine quatrième.
 
Doté d'un tir impressionnant, Louis Lesmond a été en vue en phase de poule avant de rentrer dans le rang sur les matchs couperets (photo : FIBA)
 
En matière de poste 3 de grande taille, Roko Prkacin, le MVP de la compétition, comment l'avez-vous trouvé ?
 
On est toujours admiratif de joueurs que l'on n'a pas. C'est clair que des joueurs comme ça... Là où ils sont forts les Croates et lui notamment, c'est que déjà à cet âge là, ils s'adaptent en fonction de l'adversaire. Systèmatiquement, en fonction de l'adversaire qu'il a face à lui, il va jouer son un contre un face au cercle, posté, stoppé tirer. Il a déjà la panoplie complète. Des joueurs comme ça, on n'en a pas ou très, très rarement. Après on a d'autres qualités qui nous permettent de lutter. Mais on ne peut être qu'admiratif de ces joueurs là par rapport au vécu qu'ils ont et cette faculté d'adaptation. Prkacin, quand il se sera construit un physique et un tir à 3-points, je ne sais pas qui va pouvoir l'arrêter. Pour moi il fait partie des meilleurs qu'il y a eu ces derniers temps comme Dzanan Musa en 99, comme Saric en 94, comme Killian Hayes en 2001. Ce sont des gens qui seront top niveau européen voire plus, ça dépendra des choix de carrière qui feront. C'est vraiment impressionnant. Et nous, par rapport à ces joueurs là, on a du mal parce qu'on n'a pas ce profil de joueurs extérieurs grands ou très rarement. Peut-être l'année prochaine... Avec des qualités complètement différentes, on aura des grands extérieurs. Il faudra qu'on joue autrement et peut-être qu'on pourra s'inspirer un peu de ce jeu que les Croates mettent en place. Encore faudra-t-il qu'au niveau tactique, collectif, nos joueurs-là puissent aussi emmagasiné un QI basket assez vite qu'on n'a pas en sortie de minimes (U15) par exemple.
 
Son avis sur la génération 2003, qui entre au Centre Fédéral
 
Vous parlez de la génération 2003, celle que vous allez avoir dès la semaine prochaine au Centre Fédéral. Elle a gagné le tournoi de l'Amitié cet été. Avez-vous réussi à faire venir au CFBB les joueurs que vous souhaitiez ? Quel est son potentiel ?
 
La plupart des joueurs que l'on souhaitait faire venir au Centre Fédéral vont y rentrer. C'est très bien d'avoir gagné. Mais on sait très bien qu'entre U15 et la première année cadet (U16), il faut complètement changer d'état d'esprit, la rigueur de travail, les exigences. Entre un tournoi de l'Amitié et un championnat d'Europe cadet, il y a un monde d'écart. Alors on l'a gagné certes, c'est sûr, c'est bien, c'est encourageant. Il faut que les jeunes se projettent vite, l'année passe vite et on l'a vu cette année, je me faisais du soucis pendant la saison quand même. Heureusement, les jeunes ont bien adhéré au projet donc il n'y a pas eu de soucis, on a eu une bonne préparation. On a fait beaucoup de tournoi pendant l'année et heureusement. La fédération (française de basketball) nous alloue beaucoup de moyens et ça c'est essentiel pour se frotter à l'arbitrage européen, aux meilleurs joueurs de notre tranche d'âge et n'ont pas de contenter du championnat de France minime et du championnat de France cadet qui restent assez loin d'une compétition européenne et surtout avec des profils d'équipes différentes. Ça reste un bon résultat bien sûr, encourageant mais qu'est ce qu'on va mettre derrière ? Qu'est ce qui va se passer dans les deux premiers mois de la saisons ? Si les jeunes se contentent d'avoir gagné sans vraiment se mettre au travail, ça sera difficile. Si, comme les dernières générations, les premiers mots ils disent nous on veut avoir une médaille l'année prochaine à l'Euro U16, on sait ce qu'il faut faire en terme de travail, d'exigence - on sera là pour leur rappeler -, si ça s’enclenche bien, oui on peut avoir une génération intéressante. À ceci près quand même qu'on va avoir un soucis à la mène, il y a peu de joueurs sur ce poste qui reste quand même fondamental chez les jeunes. Au tournoi de l'Amitié, il a été réalisé par le petit (Hugo) Desseignet, qui a été MVP du tournoi d'ailleurs, mais il fait 1,72 m et on sait très bien que pour aller sur un Euro cadet, ces profils là sont un peu en difficulté. Il faudra qu'on complète son poste par un ou deux autres joueurs pour l'épauler avec des qualités différentes et pour l'instant ce sont des joueurs qu'il va falloir qu'on forme car on n'a pas ses profils. On a fait des paris, on a rentré un ou deux joueurs qu'on va essayer de faire travailler sur ce poste 1 pour le renforcer. Si effectivement cet essai là est transformé, alors oui on pourrait avoir une équipe profilée, intéressante et grande à tous les postes. Un jeu différent mais on pourrait avoir effectivement notre mot à dire l'an prochain.
 
Revenons à la génération 2002. Comment l'équipe a-t-elle réagi samedi après ces deux défaites finales ? Sachant qu'il n'y a pas de Coupe du Monde U17 l'année prochaine, ils repartent de Serbie avec la volonté pour certains d'être en U18 dès 2019, ont-ils déjà parlé de l'Euro U18 2020 ou au contraire étaient-ils abattus pour le moment ?
 
La déception est importante (il coupe). Je pense qu'on n'a pas assez mesuré l'impact psychologique que peut avoir la blessure d'un copain. Pour la fin de la compétition, au-delà du fait qu'on soit amputé d'un joueur intéressant, je pense que psychologiquement, les joueurs ont été touchés parce que leur copain est blessé, relativement gravement donc je pense que ça les a fait gamberger. Il y a un ressort qui s'est cassé quelque part. Ce qu'on leur a dit lors du bilan rapide qu'on a pu faire, c'est qu'ils n'ont rien à regretter tous, ils ont donné le maximum, on a fait vraiment une très bonne préparation, ils n'ont vraiment rien lâché et là dessus, c'est quand même une marque de fabrique importante pour la génération. Ils savent qu'ils sont capables de lutter au complet contre les meilleurs européens. Ça veut dire à terme quelques joueurs l'année prochaine en U18, peut-être, dans deux an, une génération 2002 qui devrait pouvoir être performante en U18. Parce s'ils continuent à travailler comme ça et à avancer... J'ai aussi dit avant l'Euro que je sentais beaucoup de potentiel dans cette équipe mais qu'on risquait d'être un peu court parce que c'était un peu trop tôt pour eux. Le fait d'avoir engrangé de l'expérience, d'avoir montré au staff qu'ils étaient des travailleurs, qu'ils étaient prêts à former une équipe soudée, c'est vraiment très, très encourageant pour la suite, pour les deux années à venir. Cette génération 2002 pourrait arriver à maturité en U18. Il faudrait peut-être arriver à récupérer un ou deux joueurs. On sait qu'entre U16 et U18, quatre/cinq joueurs changent dans l'effectif. On retrouve peut-être un grand ou deux. La valeur d'ajustement de cette équipe, ça va être de voir comment évoluent notamment les meneurs de jeu ? S'ils passent le cap, s'il y en a un ou deux qui viennent frapper à la porte pour mettre un peu de concurrence, on peut envisager de bonnes choses avec cette génération.
 
"Juhann Begarin a été étonnant sur la compétition"
 
Et si Juhann Begarin, qui a montré de très bonnes choses sur la première partie de compétition avant d'être plus maladroit pour finir, se développe plus comme 2/1 fiable sur le drible, la création, cela peut peut-être compenser un peu, non ?
 
Il a été étonnant sur la compétition. On le côtoie depuis un an au Centre Fédéral. C'est quelqu'un qui a montré qu'il était un vrai compétiteur, il a monté son niveau de jeu. Bien évidemment, il reste du travail. Notamment dans le contrôle, dans les choix offensifs, notamment sur demi-terrain. C'est quelqu'un qui a énormément travaillé sur son tir extérieur, il a été relativement régulier. Il a demandé de prendre des responsabilités dans un match et ça c'est intéressant. Il reste encore beaucoup de travail au niveau de la constance, de la concentration mais c'est intéressant. Il pourra effectivement se développer sur un profil de combo sur du poste arrière parce qu'il a quand même des qualités athlétiques très au-dessus de la moyenne. S'il arrive à se stabiliser, à comprendre ses points forts, ses points plus faibles qu'il peut améliorer, il peut être vraiment un très bon joueur dans sa catégorie d'âge et se projeter sur le basket sénior assez vite. Défensivement, il faut qu'il bosse sur ses transitions, il manque encore de concentration. Mais il a tous les outils pour y arriver.
 
Très fort en transition et sur les pull-up jumpers, Juhann Begarin doit progresser dans la lecture de jeu notamment (photo : FIBA)
 
Il va jouer en NM1 en 2018/19. Vous aviez 7 joueurs du CFBB dans la sélection, quels sont ceux qui, comme lui, seront avec l'équipe U18 du CFBB ? Louis Lesmond part aux États-Unis non ?
 
Oui, de notre équipe, il y a uniquement Hugo Cossé qui part à Bourg-en-Bresse et Louis Lesmond part aux États-Unis parce que le papa a trouvé du travail là-bas. Sinon (Yvan) Ouedraogo, Rudy (Demahis-Ballou), (Juhann) Begarin même (Naoll) Balfourier - qui est prévu en NM1 en début de saison - seront dans l'équipe. (Daniel) Batcho était prévu mais il va falloir attendre un petit peu.
 
Avec la réforme, la NM1 sera peut-être plus accessible pour le Centre Fédéral. L'équipe aura peut-être l'occasion d'être un peu plus dans les matchs.
 
On l'espère, on sait toujours que quand il y a des réformes, cela peut amener à des redistributions des cartes. On sait que ça restera difficile mais c'est un choix assumé de faire jouer cette équipe en Nationale 1. Je pense qu'on en récolte les fruits l'été. Si on a de bons résultats l'été, c'est que les garçons jouent à un niveau qui les tirent vers le haut, au-delà des défaites. Effectivement, cette année il y aura peut-être une ou deux équipes plus abordables. On sera peut-être plus souvent dans le score, l'avenir nous le dira. On ne s'est pas encore trop projeté sur cette NM1. A priori, il y a un étranger de moins. Donc ça risque d'être un peu plus jouable. L'essentiel est de rester un peu plus longtemps dans les matchs pour aussi les former avec des matchs plus serrés, des possessions qui permettent de gagner ou perdre.
 

Tous les résultats de l'Équipe de France U16 masculine à l'EuroBasket :

Matchs de poule

Phase finale 

22 aout 2018 à 17:07
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