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ITW ARNAUD GUPPILLOTTE : "LES ETATS-UNIS ÉTAIENT LARGEMENT AU-DESSUS"

Arnaud Guppillotte Mondial U17 2018 FIBA
Crédit photo : FIBA

Après 2010, Arnaud Guppillotte glane sa seconde médaille d'argent à la Coupe du Monde U17 féminin. Avant de partir pour des vacances bien méritées, le coach a répondu à nos questions.

Champion d'Europe U16 féminin l'été dernier, Arnaud Guppillotte a fait le choix de continuer à travailler avec la génération 2001 pour les accompagner sur la Coupe du Monde U17 2018. Au final, le technicien a ramené sa deuxième médaille mondiale après celle de 2010, à Toulouse.

Au delà de la finale, cette campagne U17 avec cette génération est-elle une réussite ?

On en retire que du positif, c'est magnifique, cette génération confirme le titre européen de la saison passée avec cette deuxième place aux mondiaux. Cela valide l'excellent travail fait dans les clubs, les pôles Espoirs, le Centre Fédéral. Quand on voit l'Espagne terminer à la sixième place et le Canada neuvième, cela démontre que cette compétition n'était pas évidente : dès les matchs de poule il ne fallait pas se rater.

Les Américaines, contre qui vous avez perdu 92-40 en finale, étaient vraiment au dessus du lot ?

Ce sont des "OVNI", Carla Ann Berube, la coach des Etats-Unis, m'a avoué que cette génération était la plus belle depuis une trentaine d'année, du jamais vu. Et effectivement en terme d'intensité, d'agressivité, de talent pur, les Américaines étaient bien au-dessus.

Donc vous n'avez pas pas de regrets sur la finale ?

Non pas de regrets, avec un meilleur match de notre part on pouvait finir à entre -20 et -30, mais comme je vous l'ai dit précédemment, les Etats-Unis étaients largement au-dessus.

"Sur un mondial tu dois t'adapter sans te travestir, tu dois garder ton identité"

 

En handball, on dit souvent qu'un Euro est plus difficile qu'un mondial. Est-ce la même chose au basket ?

Je me suis posé la même question, sur un Euro les équipes pratiquent un basket "usuel", on sait ce qu'il va se passer, globalement les joueuses ne sont pas surprises. Lors d'un mondial c'est différent, déjà il faut être prêt dès le premier match, il ne faut pas perdre en poule sinon tu te retrouves en quart face aux Etats-Unis ou une autre grosse nation. Cela nous a souvent coûté cher dans les mondiaux. Et nous notre premier match c'est contre le Japon qui a un basket atypique pour nous Européens, nous nous en sortons en gagnant de 7 points mais cela n'a pas été évident. Ensuite tu prends le Mali, elles nous imposent un gros défi physique on sait qu'elles ne vont pas tenir sur tout le match mais jusqu'à la mi-temps ça n'a pas été de tout repos. La différence entre un Euro et un mondial c'est surtout ça, la façon de jouer des équipes. Et finalement c'est là qu'il faut faire attention car forcément tu vas essayer de proposer des choses que tu n'as pas l'habitude de faire, tu ne dois pas te perdre, tu dois t'adapter sans te travestir pour respecter ton identité. Notre match contre l'Australie est un bon exemple, en seconde mi-temps nous décidons de changer notre défense par une tout terrain, ce qui n'était pas dans nos habitudes.

"Illiana Rupert n'était pas à 100% durant ce mondial" 

Ce mondial a-t-il permis à vos joueuses de passer un cap ?

Globalement chacune en ressort avec quelque chose en plus, après nous avons eu notre lot de surprises avec Yohana Ewodo qui est devenue notre facteur X au fur et à mesure des matchs, Eve Mahoutou a été un excellent relais dans la rotation, Zoé Wadoux, qui va se faire opérer dans quelques jours, a été magnifique notamment en demi-finale face à l'Australie. Côté confirmation Marine Fauthoux, qui a joué avec un peu d'appréhension avec son coude, est devenue une meneuse plus gestionnaire, à la fois dans sa façon de jouer mais également dans celle de faire jouer l'équipe. Kendra Chéry c'est un phénomène, elle est partout, rebond, passe, contre, scoring, c'est impressionnant. Illiana Rupert pour qui ce mondial n'a pas été évident, elle a des problèmes de bassin qui engendrent des douleurs aux adducteurs. On avait établi un programme spécifique pour qu'elle soit en forme et qu'elle tienne toute la compétition. Elle ne s'entrainait qu'une fois sur deux, on a essayé de l'économiser, elle se fait une petite entorse avant de rencontrer le Mali, on décide de ne pas la faire jouer. Ensuite contre l'Australie elle fait un très gros match, elle joue beaucoup, et en finale elle passe à côté parce qu'elle est cramée. Malgré ça, sa campagne est excellente, elle termine dans le meilleur 5 du tournoi, nous aurions aimé la voir en finale en pleine possession de ses moyens face à Aliyah Boston.

La prochaine étape de cette génération est d'aller chercher le titre à l'Euro U18 2019 ?

Oui et ce n'est pas moi qui le dit. Elles ont commencé à en parler dès dimanche soir. D'ailleurs à notre arrivée à Paris lundi soir, nous étions attendus par toute la délagation U18 Filles qui allaient partir en Croatie en stage avant de commencer sa campagne ce week-end à Udine. Ce moment là était super sympa. Retrouver cette équipe, avec lequel vont partir Yohana Ewodo et Janelle Salaun, coacher par Julien Egloff avec qui j'avais remporté ma première médaille d'argent aux mondiaux à Toulouse en 2010, c'était un beau clin d'oeil.

01 aout 2018 à 20:33
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