ÉQUIPE DE FRANCE

L'ÉQUIPE DE FRANCE ATTEINT LA FINALE DU MONDIAL U19 POUR LA PREMIÈRE FOIS DE SON HISTOIRE !

Crédit photo : FIBA

Vainqueure de la Serbie 75-69, l'équipe de France U19 masculine s'est qualifiée pour la première fois de son histoire en finale de la Coupe du Monde. Ils affronteront les Etats-Unis ce dimanche.

8 minutes devant, 31 minutes derrière. L'équipe de France U19 a fait la course derrière en demi-finale de la Coupe du Monde de la catégorie avant de prendre le dessus dans le dernier quart-temps, grâce à une énorme rage de vaincre. Bien lancés, les hommes de Frédéric Crapez ont débordé les Serbes pour s'imposer 75-69 et atteint la finale de la compétition (ce dimanche chez les Etats-Unis, vainqueurs du Canada 92-86 plus tôt dans la journée) pour la première fois de l'histoire du basketball français.

Le récit de la rencontre par Romain Villachon, en direct de Riga (Lettonie)

Après un match épique, probablement l’un des meilleurs de ce tournoi, l’équipe de France rejoint la finale et Team USA qui s’est imposé sur le score de 92-86 après une rencontre serrée de bout en bout face au Canada.

L’inquiétude autour de l’absence de Lucas Ugolin à la suite de sa lourde chute en prolongation face à la Lituanie est rapidement dissipée par sa présence à l’échauffement, toutefois, celui qui vient d’étendre son bail du côté de la Lorraine ne pourra tenir durablement sa place dans ce match ; côté Serbe, Stefan Todorovic, rotation sur le poste d’arrière, est lui bien absent.

Matthew Strazel va trouver le premier le chemin du cercle mais l’adresse et la justesse technique est globalement absente dans ce début de rencontre pour des bleus qui semblent avoir besoin d’un peu de temps pour se mettre dans la rencontre, comme anesthésiés par l’enjeu de cette partie. La Serbie va profiter de ces quelques minutes pour faire un premier écart : 2-9 puis 3-11.

Comme contre le Mali en huitième de finale, Victor Wembanyama se retrouve pénalisé pour deux fautes après à peine cinq minutes. La dissuasion défensive de l’intérieur français en moins, la Serbie trouve de nouvelles solutions en attaque et si Jayson Tchicamboud tente de répondre à Lazar Stefanovic sur un duel longue distance, l’écart s’accentue inexorablement pour atteindre -14 points (13-27) en début de deuxième quart temps. Le meneur français avoue : « Au début c’était difficile, on ne trouvait pas de solution mais on a mis notre cœur dans ce match ».

De son côté, Rudy Demahis-Ballou, transparent jusque-là dans ce mondial - « ça a été compliqué pour moi mais les autres ont été là pour moi, on a réussi à gagner les matchs, il reste un gros match demain » -, prouve que la force de cette équipe de France est sa longueur de son banc en sortant de sa boite pour ramener les siens à six points (25-31). « C’est clairement un match qu’on a gagné en équipe, les douze ! Les douze, on a apporté nos tripes. C’était dur mais on est restés soudés », assènera le meneur de Moanco après la rencontre. Bien qu’en mal d’adresse notamment aux lancers francs (3/9 à la mi-temps), les partenaires de Kévin Marsillon-Noléo, auteur d’un passage remarqué en défense sur la star adverse Nikola Jovic, vont retrouver leurs standards défensifs avant la mi-temps pour limiter l’écart à six points (33-39) après vingt minutes.

Les Bleuets au combat

La seconde période redémarre sur un très gros coup dur pour l’équipe de France avec la troisième et la quatrième (offensive) faute sifflée à Victor Wembanyama après à peine deux minutes de jeu. « Il est peut-être le meilleur prospect en Europe actuellement, il est passé à côté de son match aujourd’hui mais on a réussi à gagner sans lui ce qui veut dire qu’on est une équipe très forte », apprécie Jayson Tchicamboud.

Les Bleus doivent faire sans leur force numéro un et face à l’amas de fautes sifflées et au défilé serbe sur la ligne des lancers francs. Pourtant, les Français vont parvenir, à force de combativité, à se remettre la tête à l’endroit et un changement d’esprit vers plus de positif s’opère après deux gros rebonds offensifs captés par Yvan Ouedraogo. « On s’est dit qu’on n’allait pas lâcher, on savait qu’on pouvait revenir, mentalement on était prêt », ajoute Jayson Tchicamboud.

Pour la première fois de la rencontre, la France va prendre l’avantage avec huit minutes à jouer sur l’horloge dans le quatrième quart temps sur un tir longue distance signé Rudy Demahis-Ballou, son troisième de la soirée. Clément Frisch va une nouvelle fois régaler proche du cercle pour creuser l’écart par deux fois à +5 points.

"La médaille d'or, c'est tout ce qui compte"

Si les partenaires de Jayson Tchicamboud ont parfaitement su faire le dos rond dans les moments difficiles, la rencontre est encore longue et le meilleur prospect européen de la Draft 2022, Nikola Jovic, prend les choses en main en attaque pour tenter de maintenir la Serbie à une possession. Un baroud d’honneur insuffisant tant les Bleuts ont pris l’avantage psychologique et physique dans ces cinq dernières minutes. Un dernier contre de Clément Frisch sur un tir à 3-points scellera le match et une performance majuscule ! Victoire 75-69. A Rudy de terminer : « C’était un objectif d’aller en finalmais ce n’est pas fini : demain (dimanche) il y a encore les Etats-Unis, nous on veut aller chercher la médaille d’or, c’est tout ce qui compte ! »

À Riga,

10 juillet 2021 à 21:48
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