ÉQUIPE DE FRANCE

LA FRANCE ARRACHE UNE VICTOIRE ÉPIQUE FACE À LA GRÈCE

Crédit photo : FIBA

Dominatrice puis menée au score, l'équipe de France a finalement réussi à s'imposer contre la Grèce (75-71) au terme d'un match d'une intensité incroyable. Elle jouera la première place du groupe A contre le Canada ce mardi soir. 

Evanthia Maltsi est arrivée à l'échauffement avec un drapeau grec en guise de cape, telle une super-héroïne. Et c'est bien de super-pouvoirs dont elle aurait eu besoin pour permettre à la Grèce de glaner un premier succès dans cette Coupe du Monde. Elle a tout donné, mais ça n'a pas suffi face à une équipe de France qui a cru en ses chances jusqu'au bout. Jusqu'au buzzer, elle a mené son armée, mais elle a fini par mourir les armes à la main. Ce succès tricolore a mis beaucoup de temps à se dessiner. Le match avait pourtant mieux commencer que la veille contre la Corée du Sud.

Avec le même cinq de départ, les Tricolores débutent par un 5-0. Même si les Grecques finissent par rentrer dans le match, l'adresse insolente à trois-points (5/8) des Bleues les repousse. Les Grecques sont trop imprécises et laissent les coéquipières de Marine Johannès (8 points, 3 rebonds, 6 passes décisives) jouer comme elles le veulent. Dès la 9eme minute, l'écart passe la barre des 10 points. Mais la Grèce ne veut pas connaître la même déconvenue que la veille face au Canada. Evanthia Maltsi (28 points, 3 rebonds, 2 passes décisives) donne de la voix, et au fil du second quart-temps, les quatrièmes du dernier EuroBasket remontent au score. Styliani Kaltsidou (9 points, 5 rebonds) et surtout l'inévitable Maltsi partent à l'abordage. Cette dernière est déjà à 18 points à la pause avec un 4/6 à 3 points.

Le banc grec crie, quitte à se faire reprendre à l'ordre par l'arbitre, et c'est toute une équipe qui se transcende. Un peu trop même, en atteste la faute technique de Kaltsidou et l'antisportive d'Angeliki Nikolopoulos. Seule cette indiscipline permet aux Bleues de garder un avantage de plus de cinq points. Heureusement, car les Françaises perdent leur adresse, ne marquant qu'un seul panier dans le jeu pendant tout le deuxième quart. Les duels semblent tout droit sortir d'un match à élimination directe ou d'une bataille antique. Et à ce petit jeu, c'est la Grèce qui domine. Il n'y a plus que deux points d'écart à la pause.

La Grèce a eu jusqu'à 8 points d'avance

Alors que le troisième quart-temps commence par une interception d'Olivia Epoupa, tous les détails basculent en faveur des filles de Konstantinos Keramidas. Elles reviennent à 40-40. Sandrine Gruda puis Epoupa essayent de repousser les assauts grecs, mais c'est finalement Anna Spyridopoulou (5 points, 5 rebonds) qui fait changer l'avantage de camp pour la première fois du match. Après une interception d'Artemis Spanou, elle marque à 3 points (45-47). Alix Duchet (5 points, 4 passes décisives) lui répond derrière la ligne et lance les hostilités d'une véritable bataille. Elle bénéficie du soutien d'Endy Miyem. Les deux équipes ne se séparent plus.

La Grèce a du mal à réussir ses lancers-francs mais profite du bonus pour avoir plus de tentatives et reprendre les devants après 27 minutes (52-50). Aucune remontée de balle n'est facile, Héléna Ciak (5 points, 1 rebond) est même la cible d'une prise à quatre. Pinelopi Pavlopoulou (8 points, 2 rebond) endosse le rôle de facteur X dans le troisième quart-temps. Maltsi a laissé ses coéquipières prendre la lumière mais n'hésite pas à y aller de son 3 points quand il le faut pour montrer l'exemple. Les Grecques sont euphoriques. Elles commencent le dernier quart avec une avance de 5 points. Chaque perte de balle française (20) est parfaitement exploitée par une équipe qui a une meilleure adresse.

L'apport du banc tricolore est insuffisant dans un match aussi intense. Et encore plus quand aucune joueuse n'arrive à prendre le leadership offensif. Alors, les titulaires reviennent sur le parquet pour faire la différence. C'est avec Olivia Epoupa (7 points, 5 rebonds, 4 passes décisives, 2 interceptions) sur le terrain que l'équipe de France montre son meilleur visage (+19). Son activité met la Grèce à genoux. Et Endy Miyem (20 points, 3 rebonds) s'occupe d'endosser le rôle de bourreau. Quand la première obtient une faute antisportive et glane des rebonds importants, la seconde marque dix points dans le dernier quart-temps pour faire définitivement basculer le match. Les Grecques s'accrochent jusqu'au bout mais finissent par cèder dans les derniers instants en perdant des balles alors qu'elles ont eu jusqu'à huit points d'avance. Cette victoire a été longue à se dessiner mais elle donne le ton des combats qui attendent les filles de Valérie Garnier pour le reste de la compétition. 

À Tenerife,

23 septembre 2018 à 21:09
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