ÉQUIPE DE FRANCE

LA FRANCE SURCLASSE LA GRÈCE ET S'OFFRE UNE FINALE CONTRE L'ESPAGNE

Equipe de France EuroBasket
Crédit photo : FIBA Europe

Grâce à une fin de match menée à un rythme d'enfer, l'équipe de France triomphe de la Grèce (77-55) et s'offre une finale européenne contre l'Espagne.

Pendant trois quart-temps, la France a usé la Grèce jusqu'à finir en déroulant. « On a été aussi compétitif que l'on pouvait, mais ça n'a duré que 35 minutes... La France a été plus forte » a reconnu Konstantinos Keramidas en conférence de presse. Mais comme attendu, la tâche n'a pas été facile pour les filles de Valérie Garnier. Elles se précipitent trop en attaque pour commencer. Mais les Grecques manquent d'adresse. L'enjeu qui prend le dessus sur le jeu ? Non, juste un round d'observation. Si Evanthia Maltsi (9 points, 2 rebonds, 4 passes décisives) est la première à s'illustrer avec un 3-points après deux minutes de jeu, Hhadydia Minte (2 points, 5 rebonds, 2 passes décisives) lui fera perdre en influence au fil du match. Diandra Tchatchouang (12 points, 3 rebonds) est rapidement sanctionnée par deux fautes, mais le banc français permet de passer au-dessus de ces tracas. Endy Miyem (13 points, 5 rebonds) s'illustre des deux côtés du terrain, et c'est toute l'équipe de France qui sécurise le rebond. Une seule prise est laissée aux Grecques dans le premier quart, seulement six de plus à la pause. Héléna Ciak (7 points, 10 rebonds) pose beaucoup de problèmes à des intérieures grecques plus petites. Ces dernières n'ont pas de solution et manque d'adresse sur les tirs longue distance.

Elles restent quand même dans le match grâce à des actions individuelles. Opportunistes, les coéquipières d'Angeliki Nikolopoulou (5 points) profitent de chaque espace. Olivia Epoupa (11 points, 4 passes, 3 interceptions) a de la dynamite dans les jambes et son hyper-activité empêche les récents vainqueurs de la Turquie de poser son jeu. La discipline défensive des Bleues est une superbe rampe de lancement pour son attaque. Alexia Chartereau (7 points) s'occupe de la mise en orbite avant la fin du premier quart. Les filles de Valérie Garnier sont devant. Mais alors qu'elles apparaissent plus faciles dans le jeu, elles n'arrivent pas à prendre le large. La faute à une grosse défense grecque. Mais celle des Françaises n'a rien à lui envier. Et les Bleues peuvent compter sur un coup d'éclat de Marine Johannes (10 points, 3 passes) ou Marielle Amant (6 points, 2 passes décisives, 4 interceptions) pour prendre l'avantage. Chaque ballon est l'occasion d'une bataille, et le plus souvent, c'est les Françaises qui en ressortent gagnantes. Artemis Spannou (8 points, 5 rebonds) est la Grecque la plus en vue. Pas suffisant pour revenir avant la pause.

Pour percer le coffre-fort grec, la seule solution repose sur des exploits individuels. Sarah Michel (4 points, 1 rebond, 3 passes décisives) marque dans un trou de souris, Diandra Tchatchouang (12 points, 3 rebonds) avec la faute. Mais la « vieille-garde » grecque rentre dans son match avec 20 minutes de retard. Evanthia Maltsi et Stella Kaltsidou (15 points, 4 rebonds, 3 passes décisives) règlent la mire. Cette dernière venge sa performance du match de poule avec un 3/5 à 3-points. Aikaterina Sotiriou (6 points, 2 rebonds, 2 passes décisives) réalise des exploits, mais se retrouve pénalisée par des fautes. Le match offre un duel intense. Chaque offensive est jouée comme si elle allait faire la décision. Et la réalité n'en est pas si éloignée, l'écart n'excède pas cinq points à la fin du troisième quart.

Mais la France garde toujours la main. Plus juste dans ses choix, elle ne laisse pas beaucoup d'options à la Grèce. Un contre monstrueux de Diandra Tchatchouang dans le dernier quart-temps montre à quel point les filles de Valérie Garnier ont envie de réduire la marque adverse à peau de chagrin. Olivia Epoupa et Marine Johannes décident alors d'allumer un feu d'artifice derrière la ligne pour mettre les Grecques dos au mur. Pas habituées à cette intensité, les filles de Konstantinos Keramidas perdent pied. L'euphorie gagne l'O2 Arena. Rien ne résiste à la France. Toutes les filles marquent. Et elles prennent le chemin d'une troisième finale continentale consécutive.

à Prague, Nicolas Kohlhuber

24 juin 2017 à 22:25
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