ÉQUIPE DE FRANCE

REVANCHE ET FINALE POUR LES BLEUES !

Revanche et finale pour les Bleues
Crédit photo : FIBACiamillo-CastoriaRebay

Deux ans après avoir été privée du titre à domicile par l'Espagne, l'Equipe de France féminine a pris sa revanche sur la Roja, ce vendredi soir en demi-finales de l'EuroBasket à Budapest (63-58).

Emmenées par l'indéboulonnable Sandrine Gruda, les Bleues rallient la septième finale européenne de leur Histoire (la troisième en quatre éditions) et tenteront de soulever le trophée dimanche contre la Serbie.

La délivrance de battre enfin le rival espagnol, agaçant et récurrent briseur de rêves, au cours d'un match décisif. L'Equipe de France masculine l'avait connue le 20 septembre 2013 à Ljubljana, trois mois après la finale perdue par les Bleues. En ce 26 juin 2015, également dans une demi-finale européenne engagée, les joueuses de Valérie Garnier ont à leur tour vaincu leur bête noire. Une équipe espagnole qui les avait notamment cruellement battues en quarts de finale du Mondial 2010 et donc il y a deux ans à Orchies. La délivrance est d'autant plus grande que l'issue de cet Euro 2013 restait encore en travers de la gorge de l'équipe de Céline Dumerc. Elle l'est également car ce match avait des (faux) airs de finale avant l'heure entre l'armada française et une équipe ibérique qui était invaincue jusque là dans ce tournoi.

Et pour enfin sortir d'un tel duel avec le sourire, les Bleues ont suivi l'exemple masculin. Comme la bande de TP face à celle de Marc Gasol en 2013, elles ont su livrer un combat défensif de haute intensité, cibler et limiter principalement l'élément adverse le plus dangereux - en l'occurrence Alba Torrens - et jouer avec de l'envie et du mental. Le reste, la réussite (parfois délicate), la force collective, le talent individuel sont ensuite venus concrétiser ces efforts. Car les Bleues ont avant tout remporté cette demie sous leur panier et dans les têtes. Particulièrement haché et marqué par de nombreuses fautes offensives, ce match exigeait de garder la tête froide et d'attendre son heure. Partie tambour battant (11-4, 4e) grâce à l'énergie d'Isabelle Yacoubou (6 points et 4 rebonds), l'Equipe de France était justement refroidie au fur et à mesure de la première mi-temps.

Gruda en patronne, Dumerc en torero

En panne subite d'adresse (15-15 après onze minutes), les Bleues peinaient à poursuivre leur avancée et voyaient l'Espagne rehausser son rythme et inscrire ses trois paniers primés du soir (3/10) dans le deuxième quart-temps. Mais à l'image de Sandrine Gruda, les Tricolores conservaient leur agressivité malgré le passage en tête de Laia Palau (5 points, 7 passes et 4 rebonds) et consorts (18-21, 14e). Sans panier marqué jusqu'à la pause (0/4 aux tirs), la chef de file des vice-championnes sortantes gobait déjà 9 rebonds après vingt minutes et multipliait les passages sur la ligne (7/8). Grâce aux lancers de Gruda, la France repassait devant en fin de deuxième quart-temps (27-25, 18e), mais c'est pourtant la Roja qui virait en tête à la mi-temps sur un tir primé au buzzer de Silvia Dominguez (5 points), oubliée par la défense française (29-31).

Après avoir tenu le choc grâce à son collectif (huit marqueuses différentes après un quart d'heure de jeu), la sélection tricolore réaccélérait au retour des vestiaires grâce à ses individualités en forme : Endy Miyem (6 points à 3/6) et Sandrine Gruda, enfin en réussite dans le jeu et auteure d'un nouveau match doublement énorme avec 16 points à 4/10, 12 rebonds, 3 passes et 8 fautes provoquées en 34 minutes. Après avoir repris les commandes du match après trois minutes dans le troisième quart (39-35), les Bleues n'allaient plus les lâcher jusqu'à la fin, malgré l'âpreté du combat, les balles perdues (18) et les fautes commises. Mais alors que Céline Dumerc (10 points à 3/7 et 3 passes) recevait sa quatrième dès l'entame du dernier quart-temps (51-48, 32e), Valérie Garnier gérait bien son effectif. La technicienne permettait à Olivia Epoupa, Sarah Michel ou Paoline Salagnac d'apporter leur énergie des deux côtés du parquet de la Budapest Arena, où les fans français prenaient eux aussi l'avantage sur leurs homologues.

Finale avant l'heure ? Pas vraiment...

Du côté de l'effectif de Lucas Mondelo, les fautes pénalisaient surtout l'intérieure naturalisée d'origine sénégalaise Astou Ndour (6 points et 4 rebonds), éjectée pour cinq fautes à trois minutes du terme (58-54). Tandis qu'Alba Torrens continuait d'être bien muselée par la défense française (13 points à 6/15), Céline Dumerc revenait en jeu dans le money-time pour... porter l'estocade bien sûr. A une minute trente de la fin, Caps mettait les Espagnoles dans les cordes grâce à une spécialité lointaine et clutch (61-54). Si les tenantes du titre se relevaient (61-58), les Bleues tenaient bon dans la dernière minute et la meneuse berruyère terminait le travail sur la ligne des lancers. Score final : 63-58. Voici donc l'Equipe de France de nouveau en finale de l'EuroBasket, la septième de son palmarès après 1970, 1993, 1999, 2001, 2009 et 2013. Après avoir connu tous les métaux lors des trois dernières éditions, les Bleues renouvellent ainsi leur abonnement au podium, ce qu'aucune autre nation européenne n'a réalisé depuis six ans.

En quête d'une troisième couronne continentale, l'EDF aura face à elle la Serbie en finale dimanche soir (19 heures). L'équipe coachée par la Lyonnaise Marina Maljkovic a de son côté offert à son pays sa première finale à l'EuroBasket. Après deux premiers tours très mitigés (4v-3d), au bout desquels elle s'est qualifiée in extremis pour les quarts à la quatrième place de son groupe, la Serbie a repris vie dans cette phase finale. Quatrième en 2013 en France, elle a surpris la Turquie (63-75), puis battu d'un souffle la Biélorussie (74-72) ce vendredi en demies. A chaque fois dans le sillage d'Ana Dabovic (31 puis 21 points), désormais meilleure marqueuse serbe du tournoi (13,7 points et 3,2 passes). Pour autant, voir Milica Dabovic, Danielle Page et compagnie en finale de l'Euro est loin d'être une surprise. Derrière le duo franco-espagnol, la Serbie était désignée comme la troisième meilleure équipe avant le début de la compétition. Il serait donc présomptueux de considérer ce France-Espagne comme la finale déjà jouée de cette édition 2015. De surcroît en se remémorant le dernier France-Serbie. C'était avant l'Euro, et les Bleues avaient perdu contre les Serbes au cours d'un test-match assez intense. Attention donc à l'après-exploit. Délivrées mais pas encore titrées, les Bleues ont néanmoins toutes les cartes en main pour redevenir Reines d'Europe.

26 juin 2015 à 22:24
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QUI A ÉCRIT CE PAPIER ?
EMILE VAIZAND
Je gazouille sport. Mais pas que...Blagues pourries assumées.
Emile Vaizand
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