JEEP ÉLITE

ITW ANTHONY DA SILVA : "L’ANNÉE PROCHAINE LE BUT EST DE JOUER EN DEUXIÈME DIVISION, EN FRANCE OU EN ESPAGNE"

Anthony Da Silva Nanterre 201920 Claire Macel
Crédit photo : Olivier Fusy

Peu connu des yeux du grand public français avant son arrivé à Nanterre cette saison, Anthony Da Silva se confie sur son parcours plus qu’original.

Chez les Da Silva le basket est une passion qui se transmet de père en fils. Anthony Da Silva (1,86 m, 18 ans) a commencé le basket grâce à son père, Philippe Da Silva, qui fût basketteur professionnel avant d’être maintenant l’assistant coach de Pascal Donnadieu à Nanterre.

C’est à ses 4 ans qu’Anthony commence à suivre les traces de son paternel, et débute ainsi sa jeune carrière de basketteur à Madère au Portugal. Petit, il a dû suivre son père à chaque fois qu’il a changé de club, une occasion pour lui de découvrir d’autres styles de jeu : « Quand j’étais petit, je suivais mon père partout où il allait. Donc après Madère (au Portugal) on est parti en Espagne, ensuite on est allé à Boulazac, à Levallois pour ensuite atterrir à Evreux. » Evreux, club où les choses sérieuses ont commencé pour Anthony. Il y est resté 3 saisons, pendant lesquelles il a rejoint le pôle espoir de Haute-Normandie. Il y est entré avec un an d’avance et a ensuite décidé de ne pas faire une troisième année et ainsi continuer son cursus dans un centre de formation : « C’était une décision qui a été prise avec les dirigeants du pôle qui estimait que j’avais déjà rempli les attentes, et qu’il serait mieux pour moi de me confronter à un autre niveau en centre de formation. »  C’est à partir de là que commence l’aventure espagnole pour le meneur de jeu. Après quelques tests et invitations à des tournois, Anthony a décidé de signer à Séville, où il y est resté quatre saisons : « Séville m’a repéré grâce à un agent qui était proche de mon père à l’époque et qui avait vu des vidéos sur Facebook (rires). Par la suite ils m’ont montré beaucoup d’intérêt donc ce choix m’a paru être le meilleur. »

Une décision logique pour Anthony qui devait toutefois se séparer de ses parents et partir à l’étranger du haut de ses 14 ans : « C’était un choix difficile mais avec le pôle espoir j’avais l’habitude d’être seul et autonome, et depuis petit je voyage donc l’Espagne j’étais habitué. » Un choix qui au fur et à mesure des années à semblé être le bon pour celui qui tournait à 10,7 points, 3,4 rebonds et 3,6 passes décisives de moyenne en près de 26 minutes de temps de jeu, la saison dernière en quatrième division espagnole : « A Séville j’ai beaucoup progressé, je ne regrette absolument pas. » Mais après de très belles prestations avec les jeunes, Anthony se devait de franchir le cap avec les professionnels : « Je me sentais prêt à jouer à plus haut niveau et vu que j’allais avoir 18 ans je ne pouvais plus jouer avec les espoirs en Espagne. Mais le problème c’est que Séville montait en Liga ACB cette saison, avec un effectif de 12/13 joueurs, donc vu que je n’avais encore rien prouvé c’était difficile pour moi d’avoir du temps de jeu. » Après de longues réflexions avec le club espagnol, c’est la solution d’un prêt qui s'est offert à Anthony : « J’avais fait une bonne saison en EBA, donc les dirigeants voulaient me voir jouer dans les divisions supérieures. » Courtisé par de nombreux clubs, Anthony à choisi de suivre encore une fois les traces de son père à Nanterre : « Pascal Donnadieu parlait avec mon père de ce que je ferais l’année prochaine, et il lui a dit que je cherchais un prêt. Pascal m’a directement appelé et à vrai dire c’est le projet qui m’a le plus plu. Je devais passer le bac cette année, donc il fallait que je combine les deux. Nanterre à tout organisé dès le début, avec un emploi du temps sur mesure, donc j’ai dit oui. » Avant de rebondir : « Rejoindre mon père c’est vrai que c’est un plus car cette saison il m’a énormément fait progresser individuellement, mais quand il s’agit de basket je peux te garantir que mon père devient instantanément mon coach, et rien d’autre. »

 Une saison qui ne répond pas à ses attentes

Arrivé sur la pointe de pied, Anthony avait toutefois la certitude en début de saison d’occuper le rôle du dixième homme dans cette équipe nanterrienne. Pour autant, les choses ne sont pas passées comme prévu : « Je me suis blessé à la tête en début de saison, donc avec Pascal on avait décidé que je devais reprendre le rythme avec les espoirs. » Une situation qui même après sa blessure a duré, le doute s’est alors installé pour le poste 1 français : « Je me posais beaucoup de questions au début car je n’étais pas venu pour ça. J’avais l’impression de revenir en arrière, donc je suis resté frustré jusqu’en décembre, et puis après je me suis rendu compte qu’il fallait que je joue pour prouver encore. » La motivation retrouvée, Anthony a su réaliser de nombreux cartons offensifs, puisque cette saison il tournait à 14,7 points, 5,2 rebonds et 5,4 passes décisives pour 14,9 d’évaluation en 33 minutes par match : « Même si j’ai pu réaliser de bons matchs, j’ai vraiment été choqué du niveau espoir, je ne m’attendais pas à ça. Je trouve que cette saison a été très relevée. Ça m’a énormément apporté sur le plan physique, car même si je jouais contre des joueurs de mon âge, ils étaient plus physiques que moi. » Que ça soit en espoir ou en Jeep ELITE, Anthony s'est confronté à un style de jeu qu’il n’avait encore jamais connu : « En EBA, le jeu est beaucoup plus stratégique. On joue contre des vétérans qui ont du métier, alors qu’en France le jeu est plus axé sur le physique. » Si on récapitule, il s’agit donc d’une saison mitigée pour le meneur qui n’aura pas trouvé la réponse ce qu’il cherchait mais aura néanmoins pu progresser sur ses points faibles.

Un avenir incertain

Son prêt se terminant à l’issue de la saison, Anthony est complétement flou et ne sait pas ce qu’il va réellement se passer : « Avec cette fin de saison, il y a pleins de choses qui changent. Lorsque tu es un joueur prêté du Bétis Séville comme moi il faut qu’à la fin de ton prêt tu rentres à Séville pour que les coachs observent tes progrès, et ce n’est qu’à ce moment-là qu’ils décident ou non de me renvoyer en prêt. Mais avec la situation actuelle je ne peux pas aller à Séville, donc je ne sais pas. » Conscient qu’il sera tout de même difficile pour lui d’avoir de réelles minutes en ACB l’année prochaine, Anthony envisage de nouveau un prêt : « L’année prochaine, le but c’est de jouer en deuxième division que ça soit en France ou en Espagne. Il y a déjà des clubs qui ont montré leur intérêt en deuxième division espagnole comme par exemple Huesca et Oviedo. En France je ne peux pas trop me prononcer sur les noms mais je peux te dire que ce sont des clubs de Pro B voire haut de tableau NM1. » Mais le poste 1 ne cache pas son attirance pour le championnat espagnol : « Le jeu espagnol me correspond plus, et ça semble logique puisque j’ai été formé là-bas. Donc c’est vrai qu’à l’avenir mon objectif serait d’abord de jouer en Liga ACB et de performer dans ce championnat car c’est là-bas que je me sens le mieux. »

Et lorsqu’on demande quels sont les objectifs pour Anthony dans les années à venir, la question de l’équipe de France refait surface : « J’ai vécu une expérience de dingue en U16 où on gagne la médaille d’or au championnat d’Europe à Podgorica, c’était juste génial. C’était d’autant plus spécial de partager le maillot bleu avec Théo Maledon car on se connaît depuis tout petit, on a joué longtemps l’un contre l’autre quand j’étais à Evreux et lui à Rouen. » Avant d’ajouter : « Depuis c’est vrai que je n’ai pas pu participer à d’autres compétitions notamment à cause du fait que j’évolue en Espagne et que je puisse moins me montrer, mais c’est sûr que j’ai envie de regoutter à ce maillot bleu. » De nombreux objectifs que le natif de Madère ne prend pas à la légère : « J’y crois et pour ce faire il faut que je travaille encore. Il faut que je me focalise sur mon physique et ainsi progresser sur ma régularité. Je travaille donc avec mon père en conséquence vu que le temps nous le permet. Ensuite en ce qui concerne la vision de jeu qui est très importante à mon poste, je pense que c’est quelque chose d’inné donc ça ne se travaille pas beaucoup. » Malgré de notre incertitude pour Anthony Da Silva et son attirance pour la fougue espagnole, vous n’avez pas fini d’entendre parler du meneur sur l’hexagone.

26 avril 2020 à 18:54
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