JEEP ÉLITE

ITW THÉO REY : "J’ÉTAIS À UNE SEMAINE DE RÉALISER MON RÊVE"

Théo Rey JL Bourg 201920 Christelle Gouttefarde
Crédit photo : Christelle Gouttefarde

Si proche de réaliser son rêve, Théo Rey a vu ses espoirs s’envoler à cause d’une blessure en mai dernier. Un moment douloureux sur lequel il est revenu avec nous, ainsi que sur sa volonté de rebondir.

Théo Rey (1,91m, 20 ans) affolait les compteurs la saison dernière. Puis le drame est arrivé. Une rupture des ligaments croisés est venu anéantir les efforts de sa superbe saison. Mais Théo a su grâce à sa détermination acquise dès le plus jeune âge, rebondir pour revenir plus fort. 

Né dans le Lot-et-Garonne, à Marmande, Théo a toujours été plongé dans la compétition et plus précisément dans le basket grâce à ses frères. C’est donc à ses cinq ans, sous les yeux de ses frangins, que Théo commence le basket au club de Sainte Gemme. Fou du ballon orange, il se dirige ensuite vers le club de Val D’Albret, avant de quitter le cocon familial pour entrer au Pôle espoir d’Aquitaine à Mont-de-Marsan et évoluer en minimes France au JSA Bordeaux. A l’issue de ces deux années minimes, le Lot-et-Garonnais continue son cursus en centre de formation du côté de la JL Bourg. Un centre de formation réputé pour son école de meneur, chose qui a attiré Théo : « J’avais fait des tests dans plusieurs clubs mais celui de Bourg m’a énormément plu. J’avais notamment le choix entre Nancy et Bourg mais j’ai choisi Bourg car même si je ne suis pas un pur meneur, leur formation était très intéressante pour moi. » De cadet à Espoir, Théo est monter en puissance année par année, en réalisant des cartons offensifs l’année dernière puisqu’il tournait à 15,6 points, 3,9 rebonds et 2,7 passes décisives pour 16,3 d’évaluation en 27 minutes par match.

De très belles performances qui lui permettent d’être nommé dans le cinq majeur des Espoirs cette année-là et de connaitre ses premières minutes avec les professionnels, avec qui il s’entraîne régulièrement. Mais alors qu’il réalise la meilleure saison de sa carrière et que le meilleur reste à venir, Théo se blesse lors du dernier match de championnat contre Le Portel, le 18 mai dernier. Une date noire sur le calendrier de Théo, qu’il n’oubliera jamais : « C’était le 18 mai et je m’en rappelle comme si c’était hier. Il reste peu de temps, on gagne de beaucoup donc mon coach me dit qu’il va me sortir dans deux actions parce qu’il y avait le trophée du futur qui arrivait et l’équipe de France U19 la semaine d’après, et je me blesse sur l’action d’après. Sur le moment j’ai senti que ça avait craqué mais je ne savais pas encore. Ce n’est que quand Louis, notre kiné, m’a ausculté dans les vestiaires que j’ai compris. Il me regardait et ça se voyait il ne voulait pas me le dire;.. je peux te dire que j’ai fait que pleurer. » Une première grosse blessure qui vient stopper ses objectifs, avec sans aucun doute l’opportunité de signer son premier contrat professionnel : « Il y avait des clubs de Pro B qui me courtisaient et puis même Bourg avait comme objectif de me signer. Quand j’y pense, j’étais à une semaine de concrétiser ce que je voulais faire depuis tout petit, j’étais à une semaine de réaliser mon rêve de devenir basketteur professionnel et vivre de ma passion. »

Le mental de compétiteur qui a parlé

Un gros coup dur pour ce compétiteur acharné qui a dû faire de nombreux sacrifices pour en arriver là. Mais ce n’est pas pour autant que Théo a baissé les bras, au contraire il s’est mis en tête de bien se rétablir pour rebondir le mieux possible : « Sur le moment j’étais plus que mal, j’étais au fond du gouffre mais je me suis mis un objectif en tête : revenir encore plus fort. » Avant d’ajouter : « Bourg m’a directement fait confiance, ils ont toujours été à mes côtés lors de ma rééducation. Il me disait de prendre mon temps, et que dans tous les cas ils seraient là. Cela m’a encore plus motivé. » Théo entame alors un long circuit de rééducation et de remise en forme : « J’ai commencé mes soins à Cap Breton, à ce moment je ne savais plus marcher ni rien. Ensuite, après quelques semaines, je suis revenu à Bourg pour me renforcer musculairement, avant de revenir de nouveau à Cap Breton pour réapprendre à courir etc. » Une période de sa vie où le jeune arrière a dû travailler mentalement pour ne pas lâcher : « Le mental, c’est le plus important pour un sportif, et encore plus dans ces moments-là, donc deux à trois fois par semaine je travaillais mentalement avec un coach. Le but vraiment c’était que je ne lâche pas, mais dans tous les cas, ce que je peux te dire, c’est que j’avais une rage en moi qui me disait de ne pas lâcher. »

Après de longs mois d’efforts quotidiens pour se remettre sur pied, Théo a pu retrouver les terrains plus tôt que prévu : « Quand j’ai commencé toute ma rééducation je ne pensais pas que j’allais revenir cette année. On avait prévu une saison blanche. Mais j’ai tout donné et donc vu que j’ai récupéré vite, le club m’a relancé. » Il a notamment eu l’occasion de participer à trois matchs dans la même semaine avec les espoirs, pour reprendre sensation et retrouver les parquets. Une semaine qui se termine avec un bilan plus que positif puisqu’en plus de s’être bien senti physiquement, Théo a aligné de belles lignes de stats en tournant à 13 points 3,7 passes décisives et 2,3 rebonds en 24 minutes. Malheureusement, ce bon retour s’est vu stopper par cette fin de championnat prématurée : « Je vais prendre le bon côté des choses et dire que c’est un mal pour un bien. Cela me permet de reposer encore plus mes jambes et de me renforcer encore musculairement. » Toutefois, cette fin de saison viendra anéantir encore une fois les efforts de Théo, qui avait mis tout en place pour revenir sur les parquets : « Mais c’est vrai que d’un autre côté je suis dégouté parce que je me sentais bien et donc je suis sûr que j’aurais bien fini la saison. Je serais monté en puissance, je le sentais … c’est dommage. » Un rétablissement rapide avec de bonnes performances à la clé qui ont permis à Théo de passer à autre chose.

Un avenir qui n’est plus totalement entre ses mains

Comme beaucoup de joueurs, Théo est dans le flou complet concernant son avenir, mais une chose est sure, son option numéro un est de rester à Bourg : « C’est dur de se prononcer maintenant mais j’aimerais rester à Bourg l’année prochaine, avec du temps de jeu. Mais pour cela il faudrait que Bourg joue la coupe d’Europe l’année prochaine. Dans la situation où le championnat ne reprendrait pas on serait alors en coupe d’Europe. Chose qui permettrait d’avoir un effectif plus large et donc mieux répartir les minutes. Ça serait l’idéal, mais si ce n’est pas possible un éventuel passage en Pro B pour avoir du temps de jeu ne me déplairait pas. En fait, tout ça dépend de la décision de la LNB. »

Et lorsqu’on lui demande de se projeter plus loin dans sa carrière, le natif de Marmande a sa petite idée : « Je ne veux surtout pas être prétentieux mais à court terme je voudrais être installé en Jeep ELITE, et à moyen terme, dans environ 5 ans j’aimerais beaucoup jouer dans un grand club européen et plus particulièrement un club espagnol. Et je fais tout pour que ça soit possible, je travaille dur et quoiqu’il arrive je ne lâcherai pas. » Viens s’ajouter à cela un avenir en bleu, pour celui qui a vu toutes ses sélections avec les jeunes lui passer sous le nez : « Moi, les équipes de France jeunes je ne les ai pas vues du tout (rires). En U15, j’ai été appelé mais je n’étais pas prêt, en U18 j’étais trop stressé donc j’ai fait n’importe quoi, et l’année dernière avec les U19 j’avais réalisé de belles performances pendant les stages de préparation donc si je ne m’étais pas blessé j’aurais participé à la coupe du monde. Le coach m’avait appelé deux jours après ma blessure pour me dire qu’il était dégouté parce qu’il m’aurait pris. » Après avoir connu sa première sélection avec les Bleuets face aux Etats-Unis en U18 lors du Tournoi de Mannheim, Théo ne compte pas s’arrêter là : « Je n’ai pas connu de campagne avec l’équipe de France donc c’est sûr que dans ma carrière je veux connaitre ça. »

Voilà de sacrées ambitions pour ce caractériel, acharné de travail : « Je veux y arriver, coûte que coûte donc je vais faire le maximum. Mes axes de progression ? Mes changements de rythme, c’était mon point faible, j’ai beaucoup travaillé dessus pendant ma blessure et là je vois déjà un changement donc il faut que je continue. Mais le plus important c’est qu’au début il s’agira de défendre à fond, comme un chien, pour avoir des minutes avec les pros et ensuite jouer tous les ballons possible. »

Si vous aviez encore des doutes concernant le retour de Théo Rey sur les parquets, soyez sûrs qu’il ne manquera pas de vous prouver le contraire la saison prochaine. Rendez-vous avec un gros compétiteur qui « ne lâchera pour rien au monde ».

Non sélectionné pour l'Euro U18, blessé avant la Coupe du Monde U19, il ne pourra pas jouer l'Euro U20 cet été puisque celui-ci n'aura pas lieu. Mais il compte bien arriver en équipe de France un jour.

28 avril 2020 à 20:30
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