ESPOIRS

ITW VICTOR DIALLO (ASVEL) : "PROFITER DU MEILLEUR ENDROIT EN FRANCE POUR PROGRESSER"

Victor Diallo Pôle France 201819 Gérard Héloïse
Crédit photo : Gérard Héloïse

Après un passage de trois saisons au Centre Fédéral, Victor Diallo a posé bagage à la Tony Parker Adéquant Academy l'an passé avant de jouer à l'ASVEL. Entre bilan mitigé et soif de progression, il s’est confié à nous sur la suite de sa jeune carrière.

Dans la génération 2001, vous connaissez sans doute Théo Maledon ou encore Killian Hayes, mais celle-ci cache d’autres talents. C’est notamment le cas de Victor Diallo (2,00 m, 19 ans), qui après avoir participé au sacre à l'EuroBasket U16 2017 et à trois années au Centre Fédéral a rejoint l’ASVEL en 2019. Confiné dans son Auvergne natale, il est longuement revenu sur son parcours.

Chez les Diallo, famille sportive, le basket n'était pas le sport numéro un. Pour autant, en commençant le basket très jeune, l’avenir de Victor est tout tracé. Au début rien de sérieux, il se laisse même le luxe de pratiquer plusieurs autres sports à côté, avant de se concentrer sur le basket lors de ses années au collège. De ses années poussins à benjamin il restera dans son premier club, le Stade montluçonnais. Une fois repéré pour intégrer le Pôle Espoir d’Auvergne il décide de se diriger vers le club de Vichy pour y évoluer en minimes France. La suite ? Elle sera encore plus belle puisque Victor rentre dans l’enceinte qui a accueilli des stars du basket français ces dernières années : le Centre Fédéral à l’Insep. Il y restera trois ans. Une chance pour l’Auvergnat qui a pu connaître l’exigence du basket professionnel à son jeune, et avec du recul le bilan est plus que positif : « Mes années au CFBB j’ai vraiment bien aimé, ça m’a permis de côtoyer le monde professionnel et entrevoir ce qui m’attendait. Chose que je n’aurai pas pu faire dans d’autres structures. La première année je jouais essentiellement avec les U18 France, avec quelques matchs en NM1, avant de jouer seulement en NM1 lors de ma deuxième et troisième année. Avec le jeu NM1 j’ai beaucoup appris, c’est différent du jeu avec les jeunes donc c’était enrichissant pour moi. »

Après ces trois années à l’INSEP, couronnées de trophées puisque Victor faisait partie de l’équipe championne d’Europe en U16 ou encore de la formation vice-championne du monde U17, il a rejoint comme prévu l'ASVEL et ainsi intégré la Tony Parker Adéquat Academy. Comme prévu car avant de rentrer au CFBB, le poste 4 avait signé une convention avec le club villeurbannais : « Avant de rentrer à l’INSEP, j’étais aller faire des tests avec l’ASVEL et déjà à l’époque leur projet d’académie m’avait beaucoup plu, donc j’avais signé une convention qui me liait au club. Elle me permettait d’intégrer le centre de formation du club à l’issue de mes années au Centre Fédéral. » Ce choix pris tôt dans sa carrière, Victor aurait pu le regretter. En effet, d’autres clubs auraient pu apporter plus de responsabilités et de visibilité au jeune joueur. Pour autant il n’a jamais changé d’avis et les bons résultats engrangés par le club ces dernières années l’ont conforté dans sa décision : « Honnêtement, depuis le début, dans ma tête c’était l’INSEP puis l’ASVEL, à aucun moment je ne voulais aller ailleurs. La structure est top et c’est ça qui m’a motivé. J’ai encore besoin de progresser et l’ASVEL me le permet au quotidien. » L’implication du président Tony Parker fut également un facteur : « Il est très investi dans le club, et même avec les jeunes. Des fois on peut le croiser , il est très proche de nous ça fait plaisir. Par exemple, une fois il est passé chez les filles et il s’est entrainé avec elles. » Un projet alléchant, avec des ambitions à la hauteur du talent et de la progression de Victor. Toutefois, dès le départ, le club a été clair avec lui sur la possibilité d’intégrer le groupe professionnel : « Ils ne m’ont rien promis avec les professionnels. Je savais à quoi m’attendre, j’arrivais dans un club avec plein d’ambitions dans le groupe professionnel donc je ne me faisais pas d’illusion. Si j’avais des opportunités j’allais les saisir mais sinon je n’avais pas vraiment de faux espoir à ce niveau. »

L’épidémie du coronavirus vient le stopper dans son ascension

Après une saison à l’ASVEL, le bilan est mitigé pour Victor. Le début de saison ne fut surement pas celui espéré, pour autant après avoir réussi de bien meilleures performances il est coupé dans son élan : « De septembre à décembre je n’étais vraiment pas satisfait de ma saison. Je n’apportais pas assez à l’équipe. Donc la première partie de saison je ne l’ai pas réussie mais après j’ai su rebondir et aligner de meilleures performances. Mais j’ai été stoppé à cause d’un problème de santé. J’ai eu une méningite virale à cause de laquelle j’ai été hospitalisé pendant 15 jours. Après ça, je suis resté éloigné des parquets pendant un moment car il fallait que je reprenne du poids et que je me remette en forme. J’aurais dû revenir en avril, mais avec l’épidémie du coronavirus je n’ai pas pu reprendre. » Une déception pour le jeune intérieur français qui commençait à réaliser de belles lignes de statistiques sur le mois de janvier, puisqu’il tournait à 14 points, 3,3 passes décisives et 6 rebonds en 28 minutes par match en Espoirs : « Je suis déçu forcément, parce que physiquement j’étais bien mieux. Je suis un peu dégouté mais après ce sont des choses qu’on ne peut pas contrôler donc on fait avec. »

Toute ne reste donc pas à jeter pour Victor, qui en plus de sa deuxième partie de saison a pu se confronter à un nouveau championnat. Un championnat espoir qu’il estime formateur pour des jeunes joueurs comme lui : « J’ai bien aimé le championnat cette année, ça m’a permis de me confronter contre les meilleurs joueurs de mon âge, et en espoir il y a vraiment de bonnes équipes à l’image de Bourg-en-Bresse et Cholet. Mais par contre rien avoir avec l’intensité et la dimension physique de la NM1. » 

Bientôt plus qu'un joueur de devoir ?

Sur le terrain, Victor a longtemps été considéré par ses pairs comme un joueur de l’ombre capable d’à peu près tout faire sur un terrain, que ce soit en défense ou en attaque. Mais, après avoir progressé sur plusieurs facettes de son jeu, il souhaiterait apporter davantage sur le terrain : « Je suis d’accord avec ceux qui disent que mon statut était celui d’un joueur de l’ombre. Ça été mon rôle pendant plusieurs années, mais c’est pour ça que j’estime que je dois encore prouver et travailler plus. Les qualités je pense que je les avais mais je ne les mettais pas en actions sur le terrain, maintenant je voudrais les mettre à profit du collectif. »

C’est pour cette raison que Victor travaille régulièrement sur quelques aspects de son jeu, et que sa soif de progrès n’a jamais été aussi grande. Poste 4 rebondeur avec un tir qui à 3-points qui progresse, l'Auvergnat aurait sans doute une bonne carte à jouer sur le poste 3 : « Franchement j’adore progresser sur les parties du jeu où je suis moins bon, donc pour être un 3 il faudrait que je bosse encore sur mon drible et sur ma mobilité. Si je veux exercer les deux postes à l’avenir il faut que j’arrive à faire la transition entre les deux. C’est-à-dire être capable de défendre à n’importe quel moment sur les deux types de joueurs. » Toutefois, dans l’avenir Victor veut simplement évoluer sur un poste de jeu qui lui conviendra, le reste appartiendra au travail.

Progresser une année de plus à l’ASVEL

En parlant d’avenir, Victor à une petite idée de la suite. Bon potentiel de sa génération,il a fait le choix de rester à l’académie de l’ASVEL l’année prochaine : « L’année prochaine je me vois toujours à l’ASVEL, je veux continuer sur les mêmes bases que cette année et à la fin de saison prochaine on verra bien. A l’heure actuelle je pense que je pourrais intégrer un groupe pro mais je veux encore évoluer. Je pense que je pourrais servir dans la rotation à des équipes de NM1 ou Pro B, mais je préfère profiter du meilleur endroit en France pour progresser. »

Une fois que Victor aura développé son jeu et pris en maturité, alors il pourra envisager de côtoyer le monde professionnel : « Dans 5 ans ? Je me vois en pro au plus haut niveau possible et affirmé là où je suis. Je ne me pose pas de limite ! Pour ça il faut que je progresse sur tout ce qui est technique de drible et encore sur mon tir. Physiquement il faut que je m’étoffe et que je travaille sur ma mobilité ainsi que mon explosivité. » Entre talent à l’état brut et patience, ajouté à une bonne dose de travail, Victor Diallo semble sur la bonne voie pour s’imposer dans le monde professionnel. Un joueur de plus à suivre de très pour ces prochaines années.

 

 

 

 

17 mai 2020 à 14:00
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