EUROLEAGUE

ADRIEN MOERMAN À L'ASSAUT DU CSKA MOSCOU EN FINALE DE L'EUROLEAGUE

Adrien Moerman Anadolu Efes Istanbul 201819 EuroLeague 8
Crédit photo : EuroLeague

A 24 heures de la première finale d'EuroLeague de sa carrière et de son club, Adrien Moerman semblait décontracté. Le quadruple champion de France veut tout donner dimanche et assure n'avoir rien à perdre.

Son premier Final Four se concluera donc en finale. L'ailier-fort français Adrien Moerman (2,01 m, 30 ans) joue le meilleur basket de sa carrière et l'Anadolu Efes Istanbul en profite. Après avoir battu le premier de la saison régulière, le Fenerbahçe Istanbul, en demi-finale vendredi (92-73), son équipe est d'attaque pour la première finale d'EuroLeague de son histoire ce dimanche contre le CSKA Moscou. "On a intérêt de jouer très physique face à eux, prévenait le poste 4 après l'entraînement du samedi. C'est une grosse équipe, vraiment talentueuse. On l'a vu face à Madrid, ils n'ont jamais lâché, ils sont revenus."

"Pour nous, ce n'est que du bonus"

Le CSKA Moscou, son effectif XXL, son budget incroyable, ses trois titres européens (2006, 2008 et 2017)... Tout le contraire de l'Anadolu Efes Istanbul qui a terminé dernier de la saison régulière en 2017/18.

"Nous, ce n'est que du bonus. Pour le CSKA Moscou, c'est normal d'être là et de l'être chaque année. Ils ont deux fois notre budget, ils ont des plus gros joueurs que nous. On a peut-être moins de pression qu'eux. A nous de jouer notre jeu, comme on l'a fait comme le Fenerbahçe. Le Fener, ils étaient claqués (fatigués) car on a joué un basket monstrueux. Shane (Larkin) et (Vasilije) Misic ont été énormes. Demain (dimanche), il faudra sortir la même production."

Car ce côté relâché, du coach Ergin Ataman - "j'ai gagné toutes les finales de Coupe d'Europe que j'ai joués dans ma carrière, demain on va gagner", disait-il en rigolant devant la presse samedi matin - ne suffira pour l'emporter face à une si belle équipe. Le CSKA Moscou possède notamment une ligne arrière très dangereuse offensivement, que ce soit balle en main ou en catch & shoot.

"Ils ont des arrières monstrueux. Il y a Nando (De Colo), Sergio (Rodriguez), (Cory) Higgins... Ils sont très physiques et athlétiques. Il faut contrôler certains joueurs de leur équipe ainsi que le rebond défensif car tout le monde va au rebond offensif. La clé, ça sera de répondre physiquement. On l'a fait face au Fenerbahçe, il faudra le répéter."

Dans les deux duels en saison régulière, l'Anadolu s'était montré à la hauteur du CSKA sur de longues séquences. Mais, en Russie, les Stambouliotes avaient fini par craquer dans le troisième quart-temps pour s'incliner de 18 points (102-84). Au match retour en revanche, le 19 mars, ils avaient perdu de seulement 2 points (78-80) sur un panier final de Cory Higgins. "Je m'étais tordu la cheville donc je n'avais pas pu jouer", se rappelle Adrien Moerman, auteur de 7 points à 3/9 aux tirs et 1 rebond pour 1 d'évaluation en 15 minutes ce jour-là.

A 100% physiquement

A l'époque, en plus de cette entorse de la cheville, il souffrait du tendon d'Achille. Une blessure qui le laisse tranquile actuellement. "Je me sens vraiment bien physiquement. Hier (vendredi) en demi-finale, je me sentais vraiment bien sur le terrain. J'avais un petit manque de réussite. Mon tendon ne me fait pas souffrir maintenant. Je suis vraiment content et demain je serai à 100%."

Tant mieux car il pourrait avoir un rôle prépondérant ce dimanche. Le quadrule champion de France (2007, 2011, 2014 et 2015) est l'élément le plus utilisé cette saison par Ergin Ataman. En demi-finale vendredi, après un premier quart-temps où il a marqué l'ensemble de ses 7 points, il a été plus discret. Tout simplement parce que Shane Larkin (30 points) et Vasilije Misic (25) ont pris le match à leur compte, sans avoir besoin de trouver leurs partenaires. Dimitris Itoudis, le coach grec du CSKA, va sans doute mettre un plan en place pour gêner ces deux arrières. Ce qui pourrait donner des opportunités à Adrien Moerman, souvent placé derrière la ligne à 3-points pour attendre que le ballon ressorte.

"Vendredi, j'étais plus en retrait parce que Shane et Misic mettaient tout. On n'avait pas besoin de faire autrement. En finale, j'espère être là à 100%. Le plus important, c'est de sauter sur tout, prendre les rebonds importants, mettre les shoots ouverts. C'est ça mon rôle dans l'équipe. Je veux juste être présent, ne pas regretter ma finale et tout donner."

Il aura tout un peuple derrière lui. Icône à Limoges où il a joué entre 2013 et 2015, l'ancien joueur de Bilbao (2012/13) est très suivi sur place et reçoit de nombreux messages de soutien durant ce premier Final Four. Ce qui lui fait chaud au coeur. "Je suis très fier. Beaucoup de gens comptent sur moi dimanche. Je sais que jouer pour Limoges ça représente beaucoup. J'ai beaucoup donné là-bas et j'ai le soutien qui va avec. Je tiens à les remercier."

Nul doute qu'ils seront chauds bouillant dimanche à partir de 20h30 à suivre l'international français (9 sélections) dans sa première finale d'EuroLeague. Comme d'habitude, ils devraient le voir s'engager à 100% dans la partie. "Pour ne rien avoir à regretter".

L'Anadolu Efes Istanbul à l'entraînement ce samedi (photo : EuroLeague)

A Vitoria,

19 mai 2019 à 08:00
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