EUROLEAGUE

CENDRILLON À BELGRADE : LE ZALGIRIS KAUNAS VERRA LE FINAL FOUR !

Crédit photo : BC Zalgiris Kaunas

Pas attendu parmi les cadors de cette saison 2017/18 d'EuroLeague, le Zalgiris Kaunas, sixième lors de la première phase, s'est invité à la table des grands ! Largement au dessus de l'Olympiakos, l'équipe lituanienne remporte sa série 3-1 et est la première à composter son billet pour le Final Four.

C'est l'histoire d'un club mythique des années 80/90 qui, comme tant d'autres avant lui, a frôlé la mort-subite en 2013. Criblé à l'époque par une dette colossale de plus de sept millions d'euros, miné par la gestion désastreuse du président et principal sponsor, Vladimir Romanov, le Zalgiris Kaunas fut au bord du dépôt de bilan. Heureusement, le pire n'arriva jamais et on connaît la suite : de généreuses subventions de la municipalité pour sauver son fleuron, un effacement progressif de la dette et une domination perpétuée sur le basket lituanien avec le retour de l'icône locale sur le banc, Sarunas Jasikevicius. Mais, malgré ce tableau bien plus reluisant qu'il y a cinq ans, rien, absolument rien, ne laissait présager en début de saison de la fabuleuse soirée que vient de vivre Kaunas.

La récompense de l'intelligence

Club au budget famélique à l'échelle européenne (8,5 millions d'euros, à mettre en parallèle avec les 42 du CSKA Moscou), certes largement réinvesti chez les joueurs (5,6 millions d'euros de masse salariale), le Zalgiris Kaunas n'a cessé de surprendre depuis le début de la saison d'EuroLeague, malgré un recrutement relativement discret sur le papier : Axel Toupane arrivait de G-League, Brandon Davies de Monaco, Aaron White n'avait encore jamais connu l'EuroLeague... Surtout, les pertes avaient été nombreuses, notamment au niveau de la ligne arrière, déplumée par les départs de Léo Westermann à Moscou et de Lukas Lekavicius au Panathinaïkos Athènes. Qu'importe. Avec un génie sur le banc et le génial Kevin Pangos (21 points à 6/11 et 4 passes décisives ce soir) en relais au poste 1, l'équipe lituanienne a développé tout au long de la saison l'un des baskets les plus séduisants du continent.

Ce Match 4 contre l'Olympiakos en fut la synthèse parfaite : une impressionnante adresse longue distance (13/24), un jeu collectif léché (18 passes décisives), une vraie maîtrise du ballon (6 balles perdues), des soldats prêts à tout et une défense étouffante, symbolisée par la pression d'Axel Toupane sur Vassilis Spanoulis. Soutenu par une Zalgirio Arena comble et toute de verte vêtue, le Zalgiris Kaunas a cavalé devant, comptant jusqu'à vingt-trois points d'avance (76-53, 29e minute), et n'a jamais craint une grecquification, malgré une timide tentative de rapproché des gars du Pirée (93-86, 39e minute). De quoi laisser le champ libre à l'émotion sur le visage de coach Saras qui mourrait d'envie de ramener son club sur la grande scène du Final Four, dix-neuf ans après sa dernière apparition.

Largement favoris de ce quart de finale avant le premier lancer de ballon, les Reds sont pourtant passés complètement à coté de leur série. Certes privé de l'un de ses totems, Georgios Printezis, l'Olympiakos n'a jamais été en mesure de rivaliser avec Kaunas sur son parquet (60-80 mardi et 91-101  aujourd'hui). Une vraie déception pour le finaliste de l'EuroLeague, qui manquait cruellement de fighting spirit et d'intensité défensive, d'un peu d'esprit grec en somme.

Axel Toupane, de la G-League au Final Four

Après son aventure américaine entre (un peu de) NBA et (beaucoup de) G-League, Axel Toupane va ainsi connaître les sommets du basket européen. Précieux en défense, actif de l'autre côté du parquet (11 points à 2/5, 1 rebond, 1 passe décisive et 5 fautes provoquées pour 10 d'évaluation en 19 minutes) entre deux coups de bambou de Jasikevicius, l'ancien Strasbourgeois reste un maillon essentiel de la formidable aventure lituanienne. Des responsabilités, Kim Tillie en a aussi eu pas mal en face avec le forfait de Printezis. Cependant, en grande difficulté en première mi-temps, l'international a eu toutes les peines du monde à exister face aux intérieurs de Kaunas (3 points à 1/3, 2 rebonds et 2 passes décisives pour 2 d'évaluation en 19 minutes). S'il devra ranger le rêve d'un second Final Four au placard, K1 va maintenant devoir se concentrer sur la conquête du trône national, si importante lorsque le rival s'appelle le Panathinaïkos. En espérant revenir tenter sa chance l'année prochaine en EuroLeague sous les couleurs du Pirée...

Les quarts de finale de l'EuroLeague :

  • CSKA Moscou - Khimki Moscou : 2-1 (98-95 ; 89-84 ; 73-79 ; match 4 le vendredi 27 avril à 19h).
  • Panathinaïkos Athènes - Real Madrid : 1-2 (95-67 ; 82-89 ; 74-81 ; match 4 le vendredi 27 avril à 21h)
  • Fenerbahçe Istanbul - Vitoria : 2-1 (82-73 ; 95-89 ; 83-88 ; match 4 le jeudi 26 avril à 21h)
  • Olympiakos Le Pirée - Zalgiris Kaunas : 1-3 (78-87 ; 79-68 ; 60-80 ; 91-101).
26 avril 2018 à 21:17
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