EUROLEAGUE

ITW FABIEN CAUSEUR : "LES CHAMPIONS SE RELÈVENT TOUJOURS"

Crédit photo : Real Madrid

Quelques minutes après l'obtention de la troisième place de l'EuroLeague, l'arrière du Real Madrid s'est arrêté en zone mixte afin de nous confier ses impressions sur ce week-end basque. Un léger sourire pour clôturer un Final Four qui restera décevant pour le club espagnol, éliminé vendredi aux portes de la finale par le CSKA Moscou.

Ce n'était certainement pas le week-end espéré pour le Real Madrid. Alors que les champions d'Europe avaient effectué les 370 kilomètres qui séparent la capitale espagnole du chef-lieu de la province basque de l'Alava en rêvant d'un second sacre continental d'affilée, ils devront finalement regagner leurs pénates  les mains vides, dépossédés de leur couronne, avec une médaille de bronze virtuelle en maigre lot de consolation.

Néanmoins, le Real Madrid a adouci l'amertume de son week-end vitoriano en empochant la troisième place de l'EuroLeague, au terme d'un match que l'on oubliera rapidement (94-75 contre le Fenerbahçe Istanbul). Comme vendredi contre le CSKA Moscou (18 points à 8/9 en 15 minutes), Fabien Causeur s'est encore montré à son avantage (13 points à 4/8, 2 rebonds et 2 passes décisives pour 13 d'évaluation en 18 minutes). Satisfait de ne pas terminer ce Final Four fanny, l'arrière brestois veut maintenant se tourner vers le dernier objectif de la saison madrilène : la défense de son titre de champion d'Espagne.


Quatrième en 2016, champion en 2018, Causeur boucle son troisième Final Four à la troisième place
(photo : Real Madrid)

Fabien, cette troisième place est-elle une consolation ou n'est-ce qu'anecdotique, comme vous le disiez jeudi dernier ?

C'est le meilleur moyen de tourner la page rapidement. C'est une rencontre qui n'est pas évidente à aborder. C'est le match le plus difficile à jouer de la saison, mais aussi le plus facile car tu mets un peu d'efforts et tu joues, tout simplement. C'est bien pour se changer les idées surtout. C'était un peu dur de rester à l'hôtel pendant une journée et demi. On avait tous envie de rentrer chez nous, de tourner la page et de se concentrer sur la Liga Endesa. C'est bien de finir avec une victoire. Il n'y a pas de médaille pour une troisième place en EuroLeague mais on est quand même content de notre saison.

Justement, pourriez-vous nous raconter les heures qui ont suivi cette défaite en demi-finale contre le CSKA Moscou ? Le week-end a dû être long...

Il n'y a pas grand chose à raconter. J'imagine que l'on s'est tous noué le cerveau, à repenser au match, à ce que l'on aurait pu faire de mieux. Mais c'est limite de la chance de pouvoir rejouer 48 heures après. On prépare un nouveau match, on essaye de se concentrer sur un nouvel adversaire. Je pense que le rythme du match d'aujourd'hui était un peu lent, on sentait que les deux équipes n'avaient pas trop envie. Mais la compétitivité a ensuite pris le dessus, l'ambiance de la salle a commencé à monter et on s'est tous mis à jouer.

À froid, comment analysez-vous l'échec de vendredi ?

De la même façon que je l'ai fait à chaud l'autre jour. Je pense qu'on a fait des erreurs d'impatience, des erreurs que l'on aurait pu éviter à ce niveau-là. Mais j'essaye de ne pas trop y réfléchir. J'ai passé beaucoup de temps avec ma famille à parler d'autres choses que de basket.

« À cœur de garder notre titre de champion d'Espagne »

Aujourd'hui, c'est le duo Facundo Campazzo - Gustavo Ayon qui a porté le Real Madrid. Un mot sur leurs performances ?

Ça ne me surprend pas. Ce sont deux très bons joueurs, ils l'ont prouvé tout au long de la saison. La meilleure façon de répondre à une défaite, c'est de se remettre, de montrer qu'on a du caractère et qu'on est des champions. Or, les champions se relèvent toujours.

Dorénavant, il faut tourner la page. Cette saison, vous avez perdu en finale de la Coupe du Roi contre Barcelone puis en demi-finale de l'EuroLeague. Il risque d'y avoir une certaine pression sur les playoffs en Espagne ?

De la pression, oui oui... Avant tout, on a surtout un match crucial mardi (contre Valence, ndlr) afin de rester en tête du classement et d'avoir l'avantage du terrain jusqu'au bout en playoffs. Maintenant, on va déjà rentrer à Madrid tranquillement, digérer notre week-end et se concentrer sur la fin de saison.

Et si l'on se projette un peu plus loin, la Coupe du Monde 2019 est-elle dans un coin de votre tête ?

Pour l'instant, je pense déjà à bien finir la saison. Je suis concentré sur notre équipe. J'ai à cœur de garder notre titre de champion d'Espagne. Jusque-là, on n'a remporté que la Supercoupe donc il faut vraiment que l'on gagne quelque chose d'autre afin de valider notre saison.

À Vitoria-Gasteiz,

19 mai 2019 à 21:21
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