EUROLEAGUE

ITW KEVIN SERAPHIN : "JE SUIS À BARCELONE POUR TOUT GAGNER"

Crédit photo : Euroligue

Ce soir, à 19h, sur le parquet de l'Anadolu Efes Istanbul, Barcelone jouera sa qualification pour le Final Four de l'EuroLeague, dans un Match 5 qui promet d'être passionnant. BeBasket a réussi à poser quelques questions à Kevin Seraphin avant l'un des matchs les plus importants de sa carrière en Europe. 

Kevin, vendredi dernier lors du Match 4 face à l'Anadolu Efes, vous avez réalisé une bonne performance en cumulant 12 points et 4 rebonds. C’est ce qu’on appelle répondre présent au bon moment ? 

Oui, c’était mon deuxième match depuis un mois et demi, donc j’avais envie, très envie même d’aider mon équipe. Pour nous, c’était important. On se devait de se rattraper après la défaite lors du Match 3. Le plus important, c’est l’équipe. Je sais que je peux être performant. Je veux l’être. Je l’ai déjà montré et je vais continuer à le montrer. 

Ce mercredi, vous repartez en Turquie pour jouer un match hyper important. C’est le Match 5, un « win or go home »C’est pour ce genre de match que vous jouez au basket ? 

Moi, personnellement je suis prêt. L’équipe aussi c’est certain. Vendredi aussi c’était la même chose. Il fallait gagner sinon nous étions éliminés donc on avait aussi la pression. On venait d’en prendre pratiquement 40 et 48 heures plus tard, tu dois affronter la même équipe, sur le même parquet. On savait que si on perdait, on disait au revoir à nos ambitions. Terminé l’EuroLeague. Et dos au mur, on a réussi à sortir un vrai match, un match d’homme j’ai envie de dire. Non, je pense que nous sommes prêts à réaliser un grand match de basket mercredi. 

Pourtant, lors du Match 3, on a l’impression que l’équipe a lâché alors que vous veniez de prendre l’avantage du terrain dans cette série. 

En deuxième mi-temps, on a lâché. Ils ont mené tout le match. On arrive à tenir en première période mais on n'y est plus du tout dès la fin du troisième quart-temps. Maintenant c’est fait, on a trouvé les ajustements et on a montré du caractère. 

Vous l'avez dit, vous revenez de blessure : comment vous sentez-vous physiquement ? 

Je me sens bien, je me sens mieux. Pendant un mois et demi, j’ai eu une tendinite. Je me suis musclé, soigné. Je suis de retour, je me sens en forme, vraiment bien et je veux aider mon équipe à gagner. En tout cas, je suis là pour ça. 

Bien sûr, vous aimez être sur le terrain pour aider l’équipe à gagner. Ne pas pouvoir jouer à cause de ces problèmes au genou a dû vous faire mal ? 

Oui, j’aime jouer, j’aime le basket. Mais c’est comme ça, je suis de retour maintenant. J’ai fait ce que l’équipe attendait de moi. Tout le monde à bien joué donc je vais pas dire que c’est grâce à moi, mais j’ai participé à cette belle victoire et pour moi, c’est très important. C’est la victoire la plus importante de la saison. Je ne pense qu’au futur. 

Son rêve ? Gagner l'EuroLegue 

Vous avez un rôle de back up derrière Ante Tomic. Ce n’est pas un rôle facile, mais vous arrivez quand même à répondre présent. Êtes-vous satisfait de votre saison ?

Je vais me contenter de cette saison. Je reviens d’une longue blessure la saison dernière, presque onze mois sans jouer. Je ne savais pas comment j’allais revenir, et à quel niveau. Pour quelqu’un qui n'a pas joué longtemps, je pense avoir quand même répondu présent. Après, si je ne me blesse pas la saison passée et en début de saison, je ne pense pas que j’aurais eu ce rôle. Mais c’est comme ça. Et je le répète, le plus important c’est l’équipe.  

Le Final Four aura lieu à Vitoria, là où votre aventure en EuroLegue a débuté en 2011. Quand vous signez à Barcelone, votre objectif était de gagner l’EuroLeague non ?

Oui, c’est pour ça que je joue au Barça. Pour gagner des titres, pour gagner l’EuroLegue. Nous sommes à un match de jouer le Final Four. Quand tu débutes une compétition, le but c’est de gagner. Si tu penses pas comme ça, si tu ne veux pas gagner alors tu n’as rien à faire dans le sport professionnel. Si tu n'es là que pour l’argent, à un moment donné, tout va s’arrêter car vu que tu ne gagnes pas de titres, tu ne peux pas jouer dans les plus grands clubs. Pour moi, tout va ensemble. Tous les joueurs en EuroLegue veulent gagner. Mais à la fin, il n’y a qu’une seule équipe qui gagne la coupe, c’est la réalité... Elle reste l’une des plus belles compétions de basket. Mon but dans la vie, c’est de gagner. Comme quand tu vas en équipe de France, ton but est de gagner. À Barcelone, c’est pareil. 


Pour se qualifier, le Barça devra contenir le feu-follet Shane Larkin
(photo : EuroLeague)

Vous êtes premier en Liga Endesa. Or, cela fait cinq ans que le Barça n’a pas gagné le titre...

C’est autre chose. Déjà, il y aura l’EuroLeague avant. On fait une belle saison en Liga. Nous sommes premiers, on doit continuer. Mais le championnat c’est long. Il y a les playoffs. Nous avons encore le temps avant d’y penser. Mais, oui on veut être champion d’Espagne et je le sens bien cette année. 

Cette saison, vous dominez aussi tous les Clasicos face au Real Madrid. Avez-vous un ascendant phycologique sur eux ?

Je sais pas, on les a battu quatre fois cette saison, dont la finale de la Copa del Rey. Alors, c’est vrai, on domine les Clasicos, mais aujourd’hui le Real est déjà au Final Four. Donc comment analyse-t-on ça ? On les bat, mais ils sont dans les quatre meilleures équipes d’Europe. Ils jouent, ils font de belles choses et en Europe, ils dominent. 

À Barcelone comme à la maison 

Barcelone est un club historique. Un club omnisport connu mondialement. Cela doit être une fierté de représenter cette institution ? 

C’est certain. Dès que tu arrives dans ce club, tu sens que tu es dans un grand club. C’est une institution. L’an dernier, on termine troisième du championnat et on sait que nous avons réalisé une mauvaise saison. La pression du résultat est permanente ici. Les gens aiment le club, aiment le basket. Les attentes sont hautes. Quand je suis rentré en Europe, l’équipe où je voulais aller, c’est Barcelone. J’ai toujours dit que je voulais jouer pour Barcelone un jour.

Après deux ans en Espagne, comment vous sentez vous dans votre vie ici ? 

Très bien, c’est une ville merveilleuse. Au fur et à mesure, je m’adapte. Tu sais, je suis parti adolescent de Guyane pour la France, puis aux États-Unis, ensuite en Espagne pour revenir aux États Unis et de nouveau en Espagne. J’avance, je suis heureux. Je ne suis pas loin de ma famille, c’est pas loin de la France, je peux voyager facilement, j’aime Barcelone, je m’y plais. Au niveau de la langue ça commence à rentrer. 

Au sein du groupe, vous êtes un leader de vestiaire, celui qui s’entend avec tout le monde. C’est un rôle que vous aimez avoir ? 

C’est vrai, j’aime avoir ce rôle. C’est aussi ma personnalité. Je suis une personne qui aime aller vers les gens, discuter, m’intéresser à eux. Je suis comme ça. J’aime donner aux gens, je pense que j’inspire confiance à beaucoup de mes coéquipiers. Ils savent qu’ils peuvent venir me voir pour parler et je pense que dans un groupe, c’est hyper important. 

Est-ce la vie aux États-Unis vous manque ? 

De temps en temps, mais je vis encore là-bas. J’ai un appartement à Miami, donc une partie de moi est encore là-bas. C’est juste que la saison, je ne suis pas là, je suis en Europe. Mais dès que je peux, j’y vais. 

Vous avez aussi été papa en juillet 2018. Ça change une vie non ? 

C’est le cas de le dire. C’est une chose extraordinaire. Au début, tu ne te rends pas compte à quel point ça va changer ta vie, mais franchement c’est quelque chose de fort et d’unique. Je suis très heureux dans mon rôle de père. 

Enfin, vous vous voyez rester à Barcelone la saison prochaine ? 

Je me concentre sur la fin de saison. Mon but est de gagner encore et encore. Le reste, on verra après la saison, quel club m'appellera et quel club ne m'appellera pas. Je ne me focalise que sur les matchs qui arrivent, ces matchs qui doivent me permettre de remporter des titres.

01 mai 2019 à 13:00
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