EUROLEAGUE

L'ASTROBALLE N'EST PLUS UNE FORTERESSE : L'ANADOLU EFES ISTANBUL A TROUVÉ LES CLEFS

Crédit photo : Anadolu Efes SK

La semaine spéciale turque commence mal pour l'ASVEL : l'équipe de Zvezdan Mitrovic a craqué à domicile contre le finaliste de l'EuroLeague, l'Anadolu Efes Istanbul (84-90). Les Villeurbannais auront une chance de se rattraper vendredi en recevant le Fenerbahçe.

Il fallait bien que cela arrive un jour. Et personne n'aurait pensé que ce serait aussi tard. Après quatre victoires successives, aussi retentissantes que surprenantes, pour démarrer sa campagne européenne à domicile, l'ASVEL n'est plus maître à la maison, victime de la supériorité de l'Anadolu Efes Istanbul (84-90).

Mitrovic, fier malgré tout

Et pourtant... "C'était notre meilleure performance offensive de la saison", souriait presque Zvezdan Mitrovic, pas abattu pour un sou d'avoir été ramené sur terre. "Je refuse de parler de pression ou de mauvais résultats. Nous pourrions en perdre cinq ou dix de rang que ça ne changerait rien pour nous." Avant de se lancer dans une analyse comparative des rosters villeurbannais et stambouliotes, destinée à prouver la différence de valeur entre les deux, soulignant notamment le rôle négligeable joué par Dogus Balbay (6 minutes), pourtant le meneur titulaire de la sélection turque, dans la rotation d'Ergin Ataman. "J'ai félicité mes joueurs car ils se sont battus tout le match mais cela ne suffit pas quand tu affrontes l'équipe la plus talentueuse en attaque d'Europe." Une force de frappe symbolisée par l'infernal duo Shane Larkin - Vasilije Micic. Si l'ancien meneur de Boston était fâché avec son tir (2/10 seulement), il a fait vivre un cauchemar aux Rhôdaniens par sa vitesse et son agilité, trouvant son bonheur sur la ligne des lancers-francs (14/14 pour 19 points et 4 passes décisives). Impressionnant de justesse dans l'exécution offensive, son compère serbe fut lui inarrêtable et digne de son statut de nouveau grand d'Europe (16 points, 4 rebonds et 8 passes décisives pour 25 d'évaluation).

Face à l'un des prétendants les plus sérieux à la victoire finale en EuroLeague, Lyon-Villeurbanne a effectivement fait bonne figure. Les coéquipiers de Livio Jean-Charles  (12 points) n'ont pratiquement pas commis d'erreurs (8 balles perdues seulement), ce qui leur a permis de longtemps rester dans le match, souvent juste à hauteur du finaliste. Mais deux d'entre elles sont intervenues à l'entame du money-time (73-75, 35e minute), une mauvaise passe de David Lighty et un début de contre-attaque quelque peu présomptueux de Matthew Strazel, précipitant ainsi le début de la série fatale de l'Anadolu Efes Istanbul (73-82, 36e minute).

Le fantôme de Jackson, Beaubois le bourreau

Afin de pouvoir chatouiller d'autres grands de ce continent, l'ASVEL devra compter sur le retour au premier plan d'Edwin Jackson. L'ancien meilleur marqueur de Pro A erre sur le parquet comme une âme en peine (3 points à 1/6 en 16 minutes, 5/34 à trois points depuis le début de saison), au grand désespoir de tout l'état-major villeurbannais. "Je n'ai pas d'explication", souffle Mitrovic, qui a eu une explication haute en couleurs avec lui au cœur du deuxième quart-temps. "Il ne met pas un tir malgré de bonnes positions et a de grosses difficultés en défense." L'international français est à la recherche du déclic, comme celui qu'a peut-être trouvé son compère de la génération 88/89 ce soir. Un ton en dessous par rapport à ses performances de l'an dernier, Rodrigue Beaubois s'est rappelé au bon souvenir de la France et a peut-être bien lancé sa saison en cumulant 16 points à 6/13, 2 rebonds et 2 passes décisives. En plus du pivot remplaçant Sertac Sanli, qui a parfaitement fait oublier l'absence de Bryant Dunston (15 points et 4 rebonds), le Guadeloupéen fut l'homme de trop à gérer pour l'ASVEL, déjà bien embêtée par le tandem Larkin - Micic. "L'ASVEL est la surprise du début de saison aux yeux de tout le monde", complimentait Ergin Ataman avant de se réjouir. "On savait que c'est une très bonne équipe, très dure défensivement, et qui joue intelligemment. Ils ont été vaillants mais nous avons parfaitement géré le dernier quart-temps De fait, c'est une victoire très importante pour nous." Et le bouillonnant entraîneur de l'Efes était bien le premier technicien adverse à quitter l'Astroballe avec le sourire cette saison !

À Villeurbanne,

19 novembre 2019 à 22:33
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