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ITW FRÉDÉRIC CRAPEZ : "CE GROUPE U18 EST SAIN"

Frédéric Crapez EuroBasket U18 2018 FIBA
Crédit photo : FIBA

Avec la perte sur blessure d'un de leur joueur cadre, Babacar Niasse, à 2 semaines du début de la compétition, l'équipe de France U18 masculine n'abordait pas son Euro de la meilleure des manières. Retour sur cette campagne bronzée avec le coach, Frédéric Crapez.

Après avoir manqué de très peu le dernier carré en 2016 avec les U17 puis en 2017 avec les U18, Frédéric Crapez a bien failli vivre le même sort cette année avec les U18. Comme en 2016 et 2017, son équipe a du jouer les prolongations en quart de finale. Mais contrairement aux deux quarts de finale précédents, son équipe l'a cette fois emporté. Derrière, après une demi-finale perdue contre le futur vainqueur serbe, la génération 2000 est allée chercher une belle médaille de bronze en gagnant la petite finale contre la Russie.

Vous terminez avec cette médaille de bronze malgré une première phase difficile (une victoire en trois matchs de poule).

Dans une telle compétiton il ne faut pas se tromper, après le tirage au sort et ce que j'avais vu au tournoi de Mannheim, on savait que la compétition allait être compliquée. Selon moi 10-12 équipes pouvaient prétendre au podium, le quatrième match (huitième de finale) était très important car il nous permettait de continuer la compétition. Nous avions expliqué aux garçons que ce quatrième match n'allait pas être plus compliqué que les matchs de poule. Pour en revenir à la première phase, nos résultats ont été en dents de scie, en perdant 2 fois et gagnant 1 fois, j'avais trouvé nos gars un peu mieux au fur et à mesure des 3 matchs.

Le huitème et le quart de finale ont également été très serrés.

En huitième contre la Grèce nous faisons un très gros match, en quart face au Monténégro qui venait de battre l'Espagne, cela n'a pas été évident non plus. Tous les joueurs ont été et, se sont impliqués dès le début des matchs, vraiment les gars ont répondu à nos attentes. C'est ce qui nous a permis de ce qualifier pour la demi-finale.

"On laisse la Serbie à 78 points alors qu'elle marquait plus de 95 sur cet Euro"

 

Ensuite il y a eu cette demi-finale perdue face à la Serbie, perdue 78-67 sans avoir vraiment pu lutter.

Je pense que la Serbie nous était supérieure, nous les avions joué deux fois en amical avant le tournoi et nous avions perdu (de 6 points les deux fois). Si nous jouons cinq fois cette équipe, on gagne une fois et on perd quatre. (Filip) Petrusev et (Marko) Pecarski sont deux joueurs très forts. Ce match on ne le perd pas en défense, on réussit à limiter les Serbes à 78 points alors que d'habitude ils scoraient un peu plus de 95 points par match. Mais en attaque, on n'a pas été bons, on n'a pas vraiment joué, c'est dommage.

Malgré cette déception du samedi, vous êtes allés chercher cette troisième place au bout du bout la Russie, avec un énorme dernier quart-temps (25-10).

On avait déjà joué la Russie à deux reprises (à Mannheim et à l'Euro en poule) et nous avions perdu deux fois. On a vraiment été là chercher, nous étions à -12 à la mi-temps (38-26). Dans le vestiaire, on s'est tous remobilisés. Nous sommes montés plus haut en défense, les Russes ont commencé à perdre des ballons. De notre côté, on a repris confiance en rentrant quelques tirs qui nous ont fait défaut en première mi-temps. A partir de là, on a senti que la tendance s'inversait, on a terminé par un excellent dernier quart-temps qui nous a permis de remporter ce match et de monter sur la troisième marche. En seconde mi-temps, les joueurs ont été très bons.

On a senti un groupe de plus en plus soudé au fil des matchs.

Je tiens à leur tirer un grand coup de chapeau individuellement, ce groupe est sain. Ils ont tous répondu présents, pour certains cela n'a pas été évident mais quand ils étaient sur le terrain, ils n'ont jamais triché. Face à la Serbie je fais rentrer 5 joueurs issus du banc, ils ont été capables de revenir à 9 points. Bien que l'on ait perdu, j'ai salué cet état d'esprit dans le vestiaire à la fin du match. Un autre exemple, la perte de Babacar Niasse (l'arrière de l'Elan Chalon, déjà en équipe de France U18 à l'été 2017) avant la compétition n'a pas été évidente, pour le garder un peu avec nous, on avait décidé d'avoir une annonce "Babacar". Vraiment, avec ce groupe, le staff et moi avons pris plaisir.

En parlant du staff, c'est ton choix d'intégrer des coachs de centre de formation (Romain Chenaud et Mehdy Mary) ?

Cette saison, Lamine Kebe a pris en charge les U17 et Andrew Thorton-Jones (de Poitiers) avait décidé de ne pas revenir. A l'image de ce que fait (Jean-)Aimé Toupane avec U20 (Laurent Vila de l'Elan Béarnais et Dounia Issa du Mans), j'ai décidé de continuer  sur ce principe, et je n'ai pas été déçu. Romain et Mehdy sont d'excellents techniciens. Les nombreux échanges que l'on a eu avant, pendant et après la campagne ont été très riches. Avec Thibaud Pinson à la prépération physique, Romain Zwicky à la vidéo, le médecin Didier Pagerie et le kiné Julien Dessier, nous avons formé un excellent staff.

Cliquez-ici pour (re)lire l'entretien avec le capitaine de l'équipe de France U18 masculine, Mathis Dossou-Yovo

11 aout 2018 à 07:55
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