FÉMININES

ADVERSAIRE DES BLEUES CE DIMANCHE, LA RUSSIE REVIENT EN FORCE

Crédit photo : Lilian Bordron

Opposée à la Russie ce dimanche 20 juin (20h45), l’équipe de France féminine voudra s’assurer une place en quart de finale, sans avoir à passer par un match de barrage lundi. « C'est une nation qui veut dominer, elles voudront nous marcher dessus », prévient Sandrine Gruda, qui fêtera sa 200e sélection.

L'histoire de la France et de la Russie est intimement liée. Que ce soit lors des championnats d’Europe de 2001 au Mans remportés par les Bleues ou lors de la dernière couronne européenne des tricolores, glanée en 2009 par les Braqueuses. À chaque fois, les Françaises ont triomphé de la Russie. « J'ai joué en Russie, je connais leur mentalité, appuyait Sandrine Gruda en zone mixte vendredi après la victoire contre la République tchèque, notamment passée par Ekaterinbourg pendant 9 saisons. C'est une nation qui veut dominer et je sais que contre nous, elles voudront nous marcher dessus. On devra être prêtes, commencer fort. »  

« La Russie joue avec l’insouciance »

Nation centrale du basketball européen au début des années 2000, la sélection russe est en train de revenir sur le devant de la scène, après dix ans de disette. Sacrée championne d’Europe en 2011, la Russie n’a pas décroché la moindre médaille internationale depuis. Pire, les Russes étaient absentes des deux dernières Coupes du Monde et des Jeux olympiques de Rio.  

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Certes privée de l’ailière forte du Dynamo Kursk, Zhosselina Maiga, la troupe d’Alexander Kovalev pourrait bien décrocher une médaille dans quelques jours à Valence. Car force est de constater qu’elle possède de nombreux atouts à faire valoir, comme Raisa Musina (Dynamo Kursk) ou encore Daria Kurilchuk (WBC Enisey). Meilleure sélection aux rebonds offensifs sur ce début de compétition (17,5 prises par match), la Russie présente une équipe relativement jeune (25 ans de moyenne), avec aucune joueuse de plus de 30 ans. « C’est une équipe qui joue avec de l’insouciance », note Valériane Vukosavljević.

« Capable de shooter et d’alterner »

Le sélectionneur a donc préféré renouveler sa confiance à Maria Vadeeva, lancée à seulement 16 ans et qui dispute déjà son quatrième EuroBasket. En ouverture du championnat d'Europe jeudi, cette intérieure d’Ekaterinburg de 22 ans (la seule joueuse de l’UMMC !) a signé un énorme double-double contre la République tchèque (27 points à 11/18 aux tirs, 14 rebonds pour 29 d'évaluation).

adversaire-des-bleues-ce-dimanche--la-russie1624200254.jpegRaisa Musina et la Russie voudront faire tomber la France, à Strasbourg (photo : Lilian Bordron)

« La Russie est une nation de basket, rappelle Diandra Tchatchouang. Cela fait quelques années qu’on ne les voit plus sur le devant de la scène donc elles sont arrivées motiver sur cet EuroBasket. La sélection russe a des filles très grandes à tous les postes et des filles qui jouent dans les meilleurs clubs européens pour certaines. Elles sont capables de shooter et d’alterner leur jeu. Elles sont habituées à ce genre de compétitions internationales donc il faudra être prêtes. »

« Le même état d’esprit »

Prêtes et surtout ne pas attendre la 15e minute ou la deuxième mi-temps pour rentrer dans le match. « On reste avec le même état d’esprit, souligne Sarah Michel. Si un jour, c’est le jeu des extérieures, alors ce sera le jeu des extérieures ; si un jour, c’est le jeu des intérieures, alors ce sera le jeu des intérieures. On essayera d’appuyer sur nos points forts comme on le fait à chaque match. » Pour espérer finir premières du groupe D et ainsi s’offrir un quart de finale mercredi, sans passer par un match de barrage lundi. Avec un hommage rendu aux championnes d’Europe 2001 au Rhénus avant la rencontre, les Bleues ne peuvent que, elle aussi, gagner leur « finale ».   

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L’avis de la sélectionneuse Valérie Garnier sur la Russie : « gagner la bataille du rebond »

« L’objectif principal contre la Russie sera de gagner la bataille du rebond. Cela leur permet de marquer immédiatement derrière ou de sortir le ballon sur une joueuse extérieure adroite à 3-points. C’est un danger identifié et je pense que l’équipe qui gagnera la bataille du rebond, aura de grandes chances de gagner le match. Il va peut-être y avoir un peu plus d’alternance mais je pense qu’on peut aussi les dominer, provoquer des fautes. La défense de zone ne fait pas partie de notre priorité mais après, ça peut toujours en faire partie. Les joueuses russes sont réputées pour être adroites, donc c’est aussi se mettre en danger. »

À Strasbourg, avec Lilian Bordron,

20 juin 2021 à 17:22
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