FÉMININES

ITW LOUISE DAMBACH (SIG) : "C’EST À MOI DE MONTRER L’EXEMPLE COMME J’AI PU PRENDRE EXEMPLE SUR DES JOUEUSES D’EXPÉRIENCE"

Louise Dambach SIG
Crédit photo : SIG Association

Louise Dambach, capitaine de l'équipe de la SIG Strasbourg, est fidèle à son club depuis dix ans. Elle apporte à son équipe une vraie force de caractère.

Comme l'a annoncé la SIG StrasbourgLouise Dambach (1,76 m, 24 ans) fera toujours partie de l'effectif de Fabien Kaerle la saison prochaine. Cette saison elle tournait à 13,3 points à 39,5% de réusite aux tirs (48% à 2-points, 31% à 3-points), 2,6 rebonds et 3,8 passes décisives pour une évaluation moyenne de 12,2.

Louise Dambach signe donc au club strasbourgeois pour la dixième saison consécutive. BeBasket ne pouvait pas passer à côté de cet anniversaire et a tenu a interviewer la prometteuse ailière sur différents aspects de sa carrière passée et à venir.

La SIG vient d’annoncer ton renouvellement au sein de l’effectif, comment le club et toi avez-vous pris cette décision ? As-tu été approchée par d’autres clubs avant de te réengager avec la SIG ?

Avec l’arrêt prématuré de la saison, il y avait un goût d’inachevé pour cette première saison de retour en LF2, il m’apparaissait tout naturel de continuer l’aventure avec des objectifs encore plus élevés pour la saison prochaine pour prouver au monde du basket féminin que la SIG à sa place à ce niveau.

La saison prochaine tu joueras donc pour la dixième année consécutive à la SIG, non loin d’être un record c’est tout de même un exploit. Comment expliques-tu cette fidélité au club ?

Mon arrivée dans l’équipe première de la SIG s’est faite de façon assez inattendue, pour pallier aux blessures à ce moment-là. La saison suivante, Philippe Breitenbucher a décidé de m’intégrer pleinement au groupe, j’avais 16 ans. Je pense que c’est une opportunité très rare et il m’a permis de développer mon basket mais aussi de progresser mentalement. Au fil des années il m’a donné davantage de responsabilités et avait confiance en moi tout comme les dirigeants. Leur rendre cette confiance avec cette fidélité était évident pour moi. Mon rôle a évolué et depuis deux ans et l’arrivée de Fabien Kaerle c’est à moi de montrer l’exemple comme j’ai pu prendre exemple sur des joueuses d’expérience lorsque je suis arrivée. 

Tu as été sélectionnée à plusieurs reprises en équipe de France (U18 et U19), est-ce que tu dois cette opportunité à la formation que tu as reçue à la SIG ?

En effet j’ai fait 5 campagnes avec les équipes de France jeunes (U16 à U20). Je pense que cette opportunité a été en partie possible grâce à la SIG où j’ai découvert le haut niveau sénior, mais également grâce à mes deux clubs précédents (Osthouse, où j’ai découvert le basket, puis Erstein) où j’ai pu prendre conscience de ma volonté à toujours faire plus pour gagner. Le fait de participer aux compétitions jeunes durant les étés m’a permis de découvrir et appréhender le niveau international face à des joueuses qui sont maintenant en Euroligue, de côtoyer des coaches de très haut niveau (mention spéciale à Arnaud Guppillotte), c’est de très bons souvenirs. 

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Photo : Vincent Gauthier

Lors de la relégation en Nationale 1 à l'issue de la saison 2017/18, as-tu envisagé à ce moment de rejoindre un autre club pour continuer de jouer en LF2 ? Comment as-tu vécu cette expérience en NF1 ?

Cela faisait plusieurs années que le maintien était assuré de justesse alors même si nous l’avions vécu comme un échec, je pense que c’était un mal pour un bien. On était à la fin d’un cycle avec Philippe Breitenbucher qui a pris du recul et des joueuses qui ont arrêté ou choisi de partir vers d’autres horizons. Même si cette saison en NF1 était à un niveau inférieur sur le plan tactique et physique d’un point de vue sportif c’était un beau challenge avec de grandes ambitions. 

Malgré une saison avortée, la SIG a réussi à se maintenir en LF2, quels ont été, selon toi, les ingrédients de cette réussite ?

Avec la remontée immédiate et la stabilité du groupe, une grande partie de l’équipe avait déjà côtoyé le niveau LF2, nous avions déjà connaissance des forces et faiblesses de chacune en commençant la saison, de nombreux automatismes étaient déjà en place. Cela nous a permis de ne pas installer le doute dans le groupe en gagnant des matchs et prendre de la confiance pour nous porter pour le reste de la saison. 

Ce maintien a-t-il, cette fois, conforté ton choix de rester à la SIG et d’évoluer à nouveau en LF2 la saison prochaine ?

C’est vrai que jouer en LF2 est beaucoup plus excitant pour moi que la NF1, les joueuses adverses sont pour la grande majorité des professionnelles et on sait que la SIG est un club qui permet un double projet. Se confronter à ces joueuses tout en continuant mon activité professionnelle me permet d’avoir un équilibre personnel. La SIG est un club qui me permet de jongler entre ces deux aspects depuis plusieurs années, c’est donc dans la logique des choses de continuer avec eux. De plus, les dirigeants, les bénévoles, les supporters et les partenaires nous soutiennent énormément, c’est d’autant plus motivant de jouer devant eux. 

Parlons maintenant de tes statistiques personnelles : Louise Dambach c’est 13,3 points, 2,6 rebonds et 3,8 passes décisives pour une évaluation moyenne de 12,2. L’effectif construit cette saison par ton coach, Fabien Kaerle, a-t-il été pour toi un vecteur de réussite ?

Le jeu qu’a mis en place Fabien me correspond, ainsi qu’aux autres joueuses, il a fait en sorte que l’équipe soit rapide, avec une réelle volonté de mettre du rythme et d’aller vers l’avant tout en ayant beaucoup de mobilité sur jeu demi-terrain. Le fait que l’ambiance collective, tant entre les joueuses qu’avec le staff, était joviale et travailleuse a permis à chacun de s’épanouir et de tenir son rôle de la meilleure des manières.  

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Photo : Vincent Gauthier

Au sein de ton équipe cette saison, tu es la première joueuse aux fautes provoquées, la deuxième meilleure marqueuse et rebondeuse et la troisième meilleure évaluation.

Les victoires ont été acquises en équipe, certes mon nom ressort sur les lignes de stats mais beaucoup de compartiment très important ne rentrent pas dans ces comptes. Celles qui défendent très fort, font un bon écran ou se déplacent sans ballon pour libérer une coéquipière sont indispensables à une équipe et participent au moins autant à une victoire que celles plus présentes en termes de statistiques. 

Est-ce que tu penses qu’après toi il y aura une nouvelle Louise Dambach à la SIG : une joueuse fidèle si longtemps à son club et fédératrice avec ses coéquipières malgré les difficultés ?

Je l’espère en tout cas pour le club ! Je ne peux pas prédire l’avenir, je sais simplement que le centre de formation fait un très gros boulot et qu’il y a de jeunes joueuses talentueuses qui travaillent chaque jour pour atteindre le meilleur niveau possible. Ce que je sais, c’est qu’il y en a eu avant moi (pas vrai Céline Pfister ?).

Dernière question, lorsque le championnat a été précipitamment avorté, la SIG était à ce moment huitième exæquo avec Chartres et Montbrison. Cette position au classement était-elle celle ambitionnée par le club cette saison ? Selon toi, quel club avait toutes les armes nécessaires pour prétendre à l’accession en Ligue Féminine ?

L’objectif principal en début de saison était d’assurer le maintien le plus rapidement possible. Mais comme en LF2 le maintien et les playoffs ne sont différenciés que d’une seule place on avait forcément tous en tête d’accrocher au moins les quarts de finale. Au vu du calendrier restant et de nos résultats à ce moment-là nous envisagions évident d’accrocher cette place et même davantage puisque 3 de nos matchs restants étaient contre des concurrents directs ou moins bien classés que nous.

Donner un nom de champion est difficile car tout pouvait encore arriver, mais Angers était l’équipe en forme du moment, un vrai rouleau compresseur qui a une dimension athlétique impressionnante. Il y avait aussi Reims et Aulnoye avec un effectif complet qui jouaient collectivement très bien et qui avaient une grosse confiance en leurs chances de disputer ce ticket d’accession.

22 avril 2020 à 18:40
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