INTERVIEWS

LOUIS CAMPBELL, LA DERNIÈRE BATAILLE DU GÉNÉRAL

Crédit photo : Sébastien Grasset

Il est devenu l'un des joueurs américains les plus identifiables du championnat de France. Véritable force de la nature, Louis Campbell incarna aussi malheureusement la progression jamais totalement récompensée de Strasbourg. Alors qu'il vit actuellement les dernières heures de sa carrière avec Antibes, le général Lou nous raconte son parcours.

Le 19 août 2012 ne fait pas partie des dates les plus mémorables de l'histoire de la SIG Strasbourg. Pourtant, cette journée a indéniablement modifié le visage de l'équipe alsacienne. Exit les jeunes américains (Kevin Anderson, Terrel Harris...) ou les expérimentations de doublettes françaises avec Steeve Essart et un autre poste 1 tricolore (Aymeric Jeanneau, Thomas Heurtel, Gauthier Darrigand...), place à un véritable patron à la mène. On ne le savait pas encore, on ne connaissait rien de lui à l'époque mais Louis Campbell (1,91 m), âgé de 33 ans au moment de poser ses valises sur les bords de l'Ill, allait devenir l'un des joueurs les plus marquants jamais vus à Strasbourg.

Défenseur de haut niveau, joueur âpre et engagé, honnête shooteur, leader reconnu, le natif de Rahway a participé à l'écriture des plus belles pages de l'histoire de la SIG version Vincent Collet. D'un club lambda de Pro A, Strasbourg est devenu une place forte du championnat : leurs matchs de playoffs ont rythmé les soirées printanières, le Rhénus s'est trouvé une âme et des ogres comme le Fenerbahçe Istanbul ou le Real Madrid sont venus se faire couper les griffes dans la capitale alsacienne. Surnommé "Le Général", Louis Campbell fut même le capitaine de l'équipe strasbourgeoise auteure en 2015/16 d'une saison remarquable : 88% de victoires et un triplé Match des Champions - Leaders Cup - Coupe de France. Mais malheureusement, il aura manqué le trophée le plus important, celui de champion de France. L'histoire itérative de ces différentes équipes de la SIG menées par l'enfant du New Jersey. Malgré une régularité impressionnante, Strasbourg n'aura jamais réussi à concrétiser sa domination, perdant quatre finales de Pro A d'affilée pendant l'ère Campbell (2012/16), ainsi que l'EuroCup 2016 dans l'antre surchauffée du Galatasaray Istanbul. Comme si le destin refusait de magnifier les plus belles années de la carrière de Louis Campbell. Ou le rêve perpetuellement brisé d'une couronne nationale avec la SIG, un deuil d'autant plus délicat à effectuer que l'annonce de son départ fut brutale fin juin 2016.

Désormais engagé dans un challenge totalement différent avec Antibes, sa longévité exceptionnelle ne sera toutefois pas éternelle. Alors qu'il fêtera ses 40 ans le 1er avril prochain, il penche pour une retraite sportive à la fin de la saison. En attendant sa décision définitive, le meneur des Sharks a ouvert sa boîte à souvenirs en notre compagnie. Un riche et beau parcours, où Strasbourg tient évidemment une place à part, mais pas seulement...


Strasbourg, avril 2017 : de retour au Rhénus pour la première fois, Lou Campbell reçoit un accueil triomphal
(photo : Philippe Gigon / SIG Strasbourg)

Quand Louis Campbell était un petit garçon...
"Je pensais devenir footballeur professionnel"

"Le basket n'était pas l'une de mes passions lorsque j'étais petit, contrairement au football américain par exemple. J'ai longtemps pensé que j'allais devenir footballeur professionnel. J'ai juste commencé le basket afin de faire comme tous les enfants de mon âge. J'avais 12 - 13 ans mais à partir de ce moment-là, je me suis rapidement investi. J'ai grandi dans une petite ville du New Jersey, Rahway. Je suis allé au lycée là-bas puis je suis parti pour l'université de Buffalo. La fac avait beaucoup de problèmes internes à l'époque donc nous avons connu énormément de difficultés. Jouer là-bas n'était pas vraiment agréable mais rien que pour les relations nouées, cela en valait la peine. Je me suis fait des amis pour la vie là-bas. Maintenant, je joue avec ou contre des gars qui n'étaient pas encore nés à l'époque où j'étais en NCAA (1998/2002). C'est fou mais j'essaye de ne pas trop y prêter attention. C'est le cycle de la vie que de vieillir."

Un rookie en seconde division allemande :
"J'étais mort de trouille"

"Lors de ma dernière année d'université, j'ai réalisé qu'aller en NBA était un peu illusoire alors je me suis mis à me renseigner sur le basket en dehors des États-Unis. Je n'y connaissais rien, j'étais incapable de dire où se trouvaient les forts championnats et inversement. J'ai quand même essayé de réfléchir aux pays où j'aimerais jouer. J'ai toujours pensé à l'Italie car j'aime la nourriture italienne. Mais je n'y ai jamais joué ! J'étais prêt à saisir la première opportunité qui arriverait afin de bâtir dessus. Cette offre est venue de la seconde division allemande.

Je suis parti d'un bas niveau européen pour arriver à en tutoyer les sommets. Je peux donc dire que je connais toutes les facettes du basket européen en termes de niveau de jeu ou de situations. En arrivant à Paderborn en 2002, j'étais ambitieux. Très, très ambitieux. Mais j'étais aussi mort de trouille. Quand j'étais là-bas, tous les jours, je pensais à rentrer à la maison. Mais mon désir de réussir et le soutien de mes coéquipiers m'ont poussé à poursuivre l'aventure. Eric Blair, qui jouait pour le club voisin (Salzkotten), a eu une très grande influence sur ma vie. Il s'est comporté en grand frère avec moi, m'a décrit exactement comment cela se passait en Europe et m'a expliqué que les phases que je traversais étaient tout à fait normales. Je me reconnaissais énormément en ce qu'il disait. Maintenant, j'essaye d'en faire de même avec les jeunes étrangers. Ils peuvent penser que personne ne les comprend mais j'essaye de faire en sorte qu'ils s'identifient à ce que je leur dis. Il y a tellement de choses auxquelles les rookies doivent s'habituer que tu ne peux pas t'attendre à ce qu'ils soient directement à l'aise en Europe et se comportent comme de vrais professionnels. Je veux leur faire comprendre que j'ai traversé les mêmes choses qu'eux auparavant."

Avant la France, fidèle à l'Allemagne et au Japon :
"Tokyo, comme un jeu vidéo"

"Hormis une courte pige en Espagne, je n'ai joué qu'en Allemagne et au Japon avant d'arriver en France. À partir du moment où j'ai rencontré ma femme, originaire de Copenhague, je voulais rester proche d'elle. De fait, évoluer en Allemagne était parfait pour moi. Je suis resté sept ans là-bas, c'était devenu ma seconde maison. Quant à mon expérience japonaise, je la compare souvent à un jeu vidéo. Là-bas, tout est animé et systématique. Il y a plein de petites manières à apprendre pour appréhender la culture locale, j'ai trouvé ça génial. Cela fait partie des plus belles années de ma vie. J'étais tout juste marié, ma première fille est née à Tokyo, j'y ai remporté un titre de champion. Bref, j'ai adoré !"


Sous le maillot du Toyota Alvark : champion du Japon en 2007

Strasbourg, regrets éternels...
"Je suis toujours hanté par les finales perdues"

"C'est marrant car avant même de signer, j'avais flashé sur Strasbourg. J'y avais un ami, Ricardo Greer, et je voyais qu'ils avaient recruté son frère, Jeff, et Alexis Ajinça. Ces trois-là constituaient une bonne base pour une nouvelle équipe et j'ai pensé que je pouvais être le joueur idéal pour eux. Alors j'ai demandé à mon agent d'essayer de me placer là-bas. Il m'a répondu que ce n'était pas possible, que leur effectif était bouclé. J'ai donc tourné la page mais l'opportunité est revenue quelques semaines plus tard puisque j'ai reçu un coup de fil de la SIG. C'était assez fou, c'était comme si je savais que cela allait vraiment arriver.

Malgré Levallois, Fos ou Antibes, je suis d'accord si vous me dites que mon nom restera associé à celui de Strasbourg en France. C'était une époque formidable et terrible à la fois. Y passer quatre ans pour perdre cinq fois en finale (quatre fois en finale de Pro A, une fois en finale d'EuroCup, sans oublier la finale de la Leaders Cup 2013, ndlr) est un vrai cauchemar. Ces défaites font toutes mal de façon différente. Nous en avons perdu certaines à cause du destin mais je crois aussi que nous avons perdu d'autres par arrogance ou parce que nous n'avions pas assez d'armes. C'est incroyable de toujours être à court de quelque chose. Nous n'avons jamais eu un ingrédient fondamental : la chance. Parfois, nous en aurions vraiment eu besoin pour franchir cette dernière marche. Mais, pour que je ne sais quelle raison, la chance ne nous a jamais souri. Et ça craint. C'est fou de penser à la manière dont nous avons perdu chaque finale. Il y avait toujours quelque chose dans l'air qui ne nous a jamais donné le momentum. Nanterre, Limoges, l'ASVEL : on peut se dire que c'était leur moment de gagner, que c'était censé arriver pour eux. Mais je rejette toujours la faute sur nous, les joueurs.


La finale de l'EuroCup en 2016 : "une immense déception" pour Louis Campbell
(photo : Franklin Tellier / SIG Strasbourg)

Si je reste hanté par ces finales ? Toujours... Toujours... (il soupire et se répète). J'y pense encore mais ça ne m'affecte plus autant que ça pouvait le faire il y a deux ans. Quand je repense à ces finales, c'est une blessure, ça le restera toujours, mais je ne suis pas quelqu'un qui a besoin de trophées pour représenter le joueur que j'étais. Les souvenirs représentent tout pour moi, je voulais garder le souvenir d'un véritable accomplissement à Strasbourg. On ne l'a pas eu. Et ça, ça fait mal. Je voulais juste être un champion, n'importe où. Quand j'ai gagné au Japon, les gens m'ont dit que ça ne valait pas grand chose. Mais je m'en fiche de ce que cela représente aux yeux des autres. Seule la signification personnelle de ce titre m'importe : j'ai gagné au Japon car j'ai travaillé dur tous les jours. C'est ce que je répète à mes enfants : peu importe le niveau, l'intégrité et l'approche du métier sont les choses les plus importantes. Je me suis comporté partout pareil, de Paderborn à Antibes, en passant par Bremerhaven, Tokyo et Strasbourg. Cela veut dire quelque chose de fort pour moi. Je commence à être en paix avec le fait de ne jamais être un champion en Europe. Tu peux toujours te dire que c'est à cause de X ou Y raison, mais au final, ce n'est juste jamais arrivé. Ces défaites m'ont toutes appris quelque chose, et j'essaye d'être en paix avec elles.

Au-delà de ces finales, la SIG a énormément progressé à cette époque. Nous avons amené une nouvelle culture et de l'enthousiasme autour du club. Si ces défaites font de l'ombre à tous ces accomplissements ? Bien sûr (il répète) Je me rappelle de quand je suis arrivé à Strasbourg. La salle était à moitié vide, j'ai lancé le hashtag #SIGArmy. Le Rhénus était surnommé "La Cathédrale". Ces choses veulent vraiment dire quelque chose pour moi. Nous avons parcouru un long chemin et je suis ravi d'y avoir pris part. J'ai aidé à bâtir quelque chose et c'est le principal à mes yeux. Les supporters ou les médias se fichent peut-être de cela, ne retiennent sûrement que les finales perdues mais ce n'est pas l'essentiel pour moi. Nous avons connu beaucoup de moments heureux. C'est une question de perspectives. Quand on se penche vraiment sur cette époque, il y a beaucoup de bonnes choses qui ont été jeté aux oubliettes à cause de la conclusion malheureuse de chaque saison. Il y a une phrase qui dit : "Tu es aussi bon que ne l'était ton dernier match." C'est peut-être injuste mais le constat est vrai. Quand tu perds en finale, c'est comme si tout ce que tu avais accompli avant s'efface.


En compagnie de Traoré et Dragicevic, Campbell, MVP de la finale, savoure la Coupe de France 2015
(photo : SIG Strasbourg)

Avec Vincent Collet, nous avons encore une relation spéciale à ce jour. Je ne dis pas que Vincent est parfait, loin de là, mais si je devais choisir le coach parfait pour moi, ce serait lui. Je l'ai beaucoup observé, je me suis inspiré de sa façon de coacher, de sa capacité de donner des informations aux joueurs et sa philosophie m'accompagne encore aujourd'hui. Même quand il est avec l'équipe nationale, je l'appelle pour lui donner mon ressenti. Je respecte vraiment sa méthode. Quand je l'ai vu perdre une nouvelle finale en 2017 contre l'Élan Chalon, je me suis dit que c'était injuste. Au bout d'un moment, un joueur se met à penser : "Est-ce que c'est à cause de moi ?" Un coach fait pareil. Je ne crois pas aux malédictions mais parfois, il est légitime de croire que tu es maudit quand tu traverses de telles choses. Tu ne peux pas faire autrement, c'est humain.

Je voulais terminer ma carrière à Strasbourg mais en 2016 (avec le départ de Vincent Collet et l'arrivée d'Henrik Dettmann, ndlr), la SIG a décidé de ne pas me conserver. Au début, je ne peux pas cacher que j'ai été blessé, déçu. Mais c'est un business. C'est triste à dire mais il n'y a vraiment pas de loyauté dans le sport. Quand les objectifs ne sont pas remplis, il y a forcément quelque chose à changer. Ayant perdu cinq finales en quatre ans, il y avait beaucoup de raison de faire tomber le couperet sur moi... Je comprends leur décision, je ne peux pas dire qu'elle me convient mais je comprends."

Levallois, le rebond :
"Une sorte de reconstruction personnelle"

"C'était une sorte de reconstruction personnelle. Je voulais trouver une nouvelle raison de jouer : plutôt que de se battre pour des titres, je voulais devenir un mentor et progresser en tant que leader. La première saison fut excellente, à la grande surprise de tous, puis je me suis recentré sur ce rôle de conseiller avec les jeunes suite à l'arrivée de Boris. C'est un gars génial. Il a une telle aura. Tout le monde dit que c'est un bon mec mais il a quelque chose en lui, une âme si particulière, qui t'inspire et te fait dire qu'il faut absolument que tu apprennes de lui. Jouer à ses côtés était sympa, le voir être efficace tout en faisant le strict minimum. Mais je retiendrais surtout l'expérience humaine avec lui. C'était extrêmement rafraîchissant pour moi. Peut-être que les plus jeunes ne pouvaient pas comprendre mais pour moi, voir un joueur qui sort d'une si belle carrière apprécier autant le basket et vivre sa vie telle qu'il le faisait, était génial. Quant à Freddy Fauthoux, j'ai toujours considéré qu'il formait un bon tandem avec Sacha Giffa, le yin et le yang. Freddy est un coach qui monte, il a un futur radieux devant lui."


Louis Campbell, plus vocal que jamais avec les Metropolitans
(photo : Olivier Fusy)

Une pige victorieuse avec Fos-Provence :
"J'ai réalisé que je n'étais pas le chat noir"

"C'était génial. J'étais déçu de ne pas disputer les playoffs avec Levallois et je ne voulais pas me tourner les pouces à cette époque de l'année. On m'a déconseillé d'aller en Pro B, on me disait : "Imagine si tu joues mal, tu as plus à perdre qu'à gagner." Mais je n'y ai pas prêté attention, je savais que je pouvais aider. Je ne suis pas arrivé comme le sauveur, comme le mec de Jeep ÉLITE qui allait tout révolutionner. J'ai simplement cherché à m'intégrer et j'ai essayé de partager mon savoir avec les gars. Et ça a marché !

Enfin une finale de playoffs gagnée en France ? Comme je l'ai dit, je me fiche du niveau. Les gens peuvent dire que ce n'était que la Pro B. Ils ont raison, c'est moins fort que la Jeep ÉLITE. Mais je me suis entraîné dur tous les jours, j'ai sacrifié beaucoup de choses, notamment en m'éloignant de ma famille afin d'aller à Fos. Réussir à accomplir là-bas ce que je m'étais fixé, ça avait une belle saveur. Et j'ai réalisé que je n'étais pas un chat noir. Je me suis dit que peut-être, toutes ces finales perdues à Strasbourg n'étaient pas à cause de moi. Je me suis senti mieux."


Campbell et Dia (au centre), les deux doyens de Jeep ÉLITE :
"Mam' et moi sommes devenus très proches en si peu de temps, il m'appelle encore parfois à 7h du matin."

Antibes, la dernière étape ?
"
Sauver le club"

"Je ne peux pas dire que je m'attendais à un tel départ mais il fallait y être préparé, surtout avec une équipe aussi jeune. C'est vraiment difficile et c'est en train de devenir un vrai défi pour nous. Le maintien est évidemment toujours possible, la saison est encore longue. La victoire contre l'Élan Béarnais fut un soulagement, rien de plus, rien de moins.  Julien Espinosa essaye toujours de trouver de nouvelles façons d'entraîner. Dans cette volonté permanente d'innovation, il ressemble un peu à Vincent Collet. C'est très intéressant de travailler avec lui, on oublie son âge quand on le fréquente.

La Jeep ÉLITE a pas mal changé depuis que je suis arrivé en France. Et je pense que le niveau a encore augmenté cette saison. L'année dernière était un peu bizarre, il n'y avait pas vraiment d'équipes intermédiaires. Tu pouvais être 13e, gagner deux matchs de rang et te retrouver à la 6e place. Normalement, il y a une vraie hiérarchie : des équipes de haut de tableau, du ventre mou et de bas de tableau. L'année dernière, je n'avais jamais vu ça, tout était homogène, comme si le niveau avait baissé. Mais nous sommes de retour à la normale cette saison."

Je me souviens avoir dit à ma femme il y a quelques années qu'il serait sympa de terminer ma carrière de joueur à Antibes. Est-ce que cela veut dire qu'il s'agit de ma dernière saison ? Oui, ça pourrait l'être. La décision n'est pas encore définitive. À l 'heure actuelle, je pense simplement à sauver ce club. Après cela, j'aurai un peu de temps pour voir si j'arrête réellement ou non.

Et après ?
"J'aimerais devenir scout"

"Je ne peux expliquer ma longévité. J'ai toujours dit que c'était grâce à la cuisine de ma femme mais je ne sais pas trop. Je n'ai pas peur de la retraite : vous savez, quand je commence un été, je me dis que j'en ai terminé avec le basket. Puis, un mois après, je change d'avis. Commencer un nouveau challenge ne m'effraye pas. Par contre, ce qui me fait peur, c'est que le basket me manque. On va rester en Europe, en France ou au Danemark, et j'aimerais devenir scout. J'ai trop de respect pour les coachs. Si tu es un entraîneur, ta philosophie doit évoluer en même temps que l'époque. La nouvelle génération est si différente. Moi, je veux juste m'installer au milieu du public, observer les talents et prendre des notes. Du talent, j'en ai tellement vu ici en France. C'est pour ça qu'il y a tout le temps des recruteurs NBA dans les travées.

Si je suis un mentor fier de mes anciens coéquipiers devenus grands ? Bien sûr... C'est comme si je savais ce qu'ils allaient devenir. On peut mettre Beaubois à part car il avait déjà un grand nom. Mais les autres : Toups (Axel Toupane), Frank (Ntilikina), Vince (Vincent Poirier) pour ne citer qu'eux... Tu sais que ça va arriver un jour ou l'autre, c'est un processus en cours. Tant que je les ai aidés un peu, c'est une joie d'être maintenant un témoin à distance de leur progression. J'adore les regarder jouer, c'est toujours un plaisir."

 Encore quelques petits efforts et Campbell regardera bientôt les autres joueurs depuis les tribunes
(photo : Sébastien Grasset)

27 novembre 2018 à 08:30
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