INTERVIEWS

PIERRE MURTIN, LE TOTEM DE LA JL BOURG

Crédit photo : Catherine Aulaz

Personnage incontournable du basket burgien depuis plus de 40 ans, Pierre Murtin est aussi brillant formateur que modeste dans la vie. Ne l'interrogez pas sur lui, il vous parlera des joueurs. Nous nous sommes entretenus avec lui à l'issu de la finale du tournoi Cadets Nation de Montaigu remportée par la JL.

À la JL Bourg, il l'avoue lui-même, Pierre Murtin (64 ans) "fait partie des murs". Pourtant, connu de tous dans les rues de la préfecture de l'Ain, "Pierrot" n'est pas le genre d'entraîneur à vouloir se mettre en avant : "Vous ne pouvez mettre qu’un petit truc sur moi et dire que les joueurs sont super à Bourg tandis que le coach était à la buvette" nous a-t-il confié dans un sourire au moment de conclure cet entretien de plus d'une vingtaine de minutes. Á l'accoutumée plutôt "taiseux", il aurait sans doute pu continuer à nous parler de sa "passion" pendant des heures : "une fois qu’on me fait parler basket, je suis inarrêtable" rit-il.


Un visage connu de tous les amateurs de basket dans l'Ain
(photo : JL Bourg)

Son parcours :
"J'ai tout entraîné, des mini-poussins à la Pro A"

Ses débuts de joueur : "J’ai une carrière assez longue car je suis quand même un peu vieux, j’ai 64 ans" introduit-il en riant. Sa carrière est longue, très longue : Pierre Murtin, qui pourrait actuellement couler de douces journées à la retraite, est toujours autour d'un terrain de basket. Il a découvert ce sport en U13 et depuis, cet ancien professeur d'EPS ne lui a pas fait d'infidélité. "Je suis en fin de contrat car le club a eu la gentillesse de me faire un contrat sur trois ans". Peut-être arrêtera-t-il en fin de saison, mais rien n'est moins sûr.

Natif de Bourg-en-Bresse, c'est naturellement qu'il a commencé le basketball là-bas, après avoir été inscrit à l'école de rugby de l'US Bressane. "J’étais joueur à la JL Bourg (et même à l'ASPTT Bourg pendant cinq ans, ndlr) et également à Nancy (deux ans, ndlr) lorsque j’ai fait mes études puis, je suis revenu dans ma ville natale et j’y ai joué de longues années". Jusqu'à que ces genoux douloureux lui imposent de raccrocher les baskets, à l'âge de 35 ans.

Les prémices  d'une carrière d'entraîneur :  Parallèlement à son cursus de joueur, Pierre Murtin troque son short pour prendre la plaquette - ou plutôt les cahiers - d'entraîneur, qu'il n'a depuis plus lâchés. L'un de ses premiers accomplissements en tant que coach - alors qu'il était encore joueur professionnel - fut la montée de l'équipe féminine en Nationale 3.

"J’ai commencé le coaching quand j’étais cadet. J’étais dans un petit club qui s’appelle l’ASPTT Bourg où il n’y avait jamais personne pour entraîner les toutes petites catégories. J’étais le plus mauvais entraîneur du monde à ce moment là, je l’avoue, et je le suis peut-être encore un peu. Ensuite, je sui parti à Nancy où j’ai fait le CREPS pour être prof d’EPS et j’y est entré des benjamins, j’avais 20 ans. Et quand je suis revenu à Bourg comme j’avais les diplômes pour et comme généralement on recrutait à l’intérieur de son club, j’ai continué et ça m’a passionné. J’ai trouvé ça très motivant, j’ai continué. Quelque soit l’équipe que j’avais, ça me plaisait. Prendre des minimes ne me dérangeait pas du tout. C’est la passion qui nous anime tous. J’ai tout entraîné, des mini-poussins à Pro A. J’ai par exemple fait des minimes France à l’ASVEL, des cadets ici (à la JL Bourg, ndlr), de la Pro A, de la Pro B, de la Nationale 2, de la Nationale 3."

Coach de l'équipe fanion de la JL : En 1991, Pierre Murtin gravit encore un échelon dans la hiérarchie du basketball français. Profitant d'un concours de circonstances, il devient coach de l'équipe senior de la Jeu, à l'époque en NM4 (l'équivalent de la Nationale 3 actuelle) aux côtés de Christian Diot, le père d'Antoine.

"Comme la place de l’entraîneur était vacante, on m’a demandé si ça m’intéressait - car j’entraînais depuis pas mal de temps et j’avais les diplômes pour. J’ai repris l’équipe après sa descente en Nationale 4 et ensuite, on a fait deux ans en Nationale 3 puis on est monté en Nationale 2 où on est resté deux ans avant d'accéder à la Pro B. On y a fini sixième dès la première année et on a donc participé aux playoffs. C’est ma seule saison en Pro B car au bout de six ans, je pense qu’il fallait changer de coach au niveau du club."

En 1997, il a ainsi légué sa place à Alain Thinet, qui assurera brillamment la succession pendant quatre ans, hissant la JL Bourg jusqu'en Pro A pour la première fois de son histoire. "Mais je suis resté à la JL et j’y ai fait un peu d’espoirs avec comme chaque entraîneur plus ou moins de réussite." avec plus d'échecs que de réussite : il aura mené l'équipe Espoirs au titre de champion de France Pro B, championnat qui a cessé d'exister à l'issu de la saison 2004/2005.

Une dernière danse en Pro A : Resté dans le giron de la JL Bourg où il mena notamment l'équipe Espoirs jusqu'au titre de champion de France Pro B, Pierre Murtin est appelé pour jouer le pompier de service en 2001/02. L'équipe burgienne est alors mal en point puisqu'elle pointe à la dernière place de la division. Il accepte, revêt le bleu de chauffe et prend la suite de Mike Gonsalves.

"La Pro A à Bourg, c’était plutôt un service qu’on m’avait demandé, de janvier à juin. Car il y avait eu un différend assez net entre le président et le coach (Mike Gonsalves, ndlr) mais je n’étais pas au club à ce moment là. C’était un ami qui entraînait et je ne voulais pas du tout prendre sa place mais je me suis dis que si ce n’était pas moi, ce serait quelqu'un d’autre. C’est difficile de refuser de la Pro A quand on a fait un peu de Pro B. C’était une expérience assez intéressante."

Malheureusement, il ne réussit pas à sauver le club de la relégation sportive, s'inclinant en demi-finale des playdowns contre l'ESPE Châlons-en-Champagne. Cependant, Bourg-en-Bresse restera en Pro A grâce à la liquidation administrative de Montpellier.  Pierre Murtin continuera l'aventure pendant une année en tant qu'adjoint de Patrick Maucouvert et finira porté en triomphe par la salle Amédée-Mercier le soir du maintien arraché contre Besançon lors du match décisif de la finale des playdowns (voir notre photo de une, ndlr).


Pierre Murtin a coaché une demi-saison en Pro A
(photo : anciens de la JL Bourg)

Le crochet par l'ASVEL : Pas du tout carriériste, il n'a depuis plus côtoyé le monde de la LNB aux premières loges. Il a ensuite continué d'entraîner au sein de la Jeunesse Laïque, décrochant entre autre une accession en pré-nationale avec l'équipe réserve. Il a ensuite migré vers le club voisin, Lyon-Villeurbanne, club avec lequel il a gagné le titre de champion de France U15. Il fut même élu meilleur entraîneur de l'année en 2011, dans la catégorie minimes France, récompensant le travail effectué avec les jeunes de l'ASVEL.

Le sacre en Coupe de France avec la JL Bourg : De retour dans l'Ain depuis quelques temps, Pierre Murtin a pris l'équipe cadets en main grâce à un jeu de chaises musicales. "Quand on est monté en Pro A, Jean-Luc Tissot, qui avait les cadets, a préféré prendre les Espoirs", raconte-t-il. "J’étais disponible donc ça s’est fait comme ça, un peu par hasard. J’adore ça". Et il s'est de nouveau retrouvé sous les feux des projecteurs au printemps dernier en menant la JL Bourg vers le premier trophée de son histoire en U17, la Coupe de France U17. S'il est loin d'y être innocent, l'ancien Nancéen préfére encore et toujours mettre en avant ses joueurs.

"J’ai la chance d’avoir à Bourg, un groupe de joueurs adorables : ils sont travailleurs et ils ont une mentalité exceptionnelle. On prend énormément de plaisir et tant qu’il y a ce plaisir, cet enthousiasme, on continue. Ce qui me passionne, c’est de m’occuper des joueurs puis de faire différentes petites choses pour les faire progresser. Je n’ai pas l’impression d’être un formateur, je dis toujours que je suis un accompagnateur de joueurs. Si vous avez vu la finale de la Coupe de France, je n’y ai presque rien dit : ça tournait tout seul. Je le redis souvent : la semaine m’appartient, l’entraînement m’appartient et le match leur appartient : ils (les joueurs, ndlr) ont beaucoup de liberté en match car il y a une confiance réciproque qui s’est faite sur la durée. J’ai la chance d’être dans un club qui me fait confiance donc c’est aussi facile pour moi de faire des expériences, des petites choses. On voudrait bien faire le doublé en Coupe de France mais il y a plein de belles petites équipes  cette année comme Strasbourg et Nancy."


Le grand bonheur du printemps dernier
(photo : Hervé Bellenger / FFBB)

Ses meilleurs souvenirs :
"De la NM4 à la Pro B,
c'est une génération qui me touche particulièrement"

"J’ai eu quelques titres car ma carrière était relativement longue (rire). Quand elle est longue, il y a des bonnes choses et des moins bonnes qui arrivent. J’ai de très bons souvenirs comme le titre de champion de France de Nationale 2 avec la JL ; c’était à l’époque l'équivalent de la Nationale 1. Mais aussi le titre avec Villeurbanne en minimes, la Coupe de France avec eux (il regarde ses joueurs, ndlr) l’année passée mais j’en oublie peut-être d’ailleurs mais peu importe. Je vais enfoncer les portes ouvertes mais c’est surtout l’aspect humain que je retiens. Il y a des saisons sans titre mais on a passé de tels moments avec les joueurs... Je me rappelle d’ailleurs avec les cadets d’un retour de Strasbourg et les gens chantaient, rigolaient et pleuraient. C’était la seule année où on n'avait rien gagné. Ça vous prenait aux tripes. C’est pour ça qu’on fait ça, peut-être plus que pour les titres Il y a une communion. Moi, j’étais devant et j’envoyais des textos au mec de derrière, il y avait quelque chose qui se passait. C’était magnifique."

Ceux qui l'ont marqué :

Il y en a beaucoup et si j’en cite un, il y en a d’autres qui vont me dire : “tu ne m’as pas cité” (rires). La génération des Jean-Luc Tissot (n°9 sur la photo ci-dessous, ndlr), Fabrice Serrano (n°11), Xavier Boivin (n°7), Jérôme Monnet (n°5), c’est une génération qu’on a porté de la Nationale 4 à la Pro B et ils sont eux rentrés en Pro A après. C’est une génération qui me touche particulièrement. J’ai coaché Amine Noua à Villeurbanne, Arthur Rozenfeld… Je suis très fier mais ce sont eux qui ont fait leur carrière. Ce n’est pas moi car sincèrement, je les ai juste accompagné. Après, je peux aussi citer un entraîneur aussi à Nancy qui m’a marqué, Pierre Jouvenet. J’en parlais récemment, ça fait 40 ans que je l’ai quitté et je lui ai envoyé un texto il n’y a pas longtemps. Ça m’a quand même marqué, c’est lui qui m'a donné la flamme d'entraîner. Il y en a d’autres aussi mais j'oublie de citer leurs noms. C’est toujours très pénible."


1996/97 : la première saison professionnelle de la JL Bourg avec le duo Diot - Murtin aux manettes.
En plus de la fameuse génération française, Crawford Palmer (n°14) signe son arrivée en LNB
(photo : anciens de la JL Bourg)

 Sa philosophie de jeu :
"Je leur demande de prendre des risques,
il faut qu'ils deviennent des joueurs"

"J’ai 64 ans et j’entraîne depuis très longtemps et s’il n’y a pas de valeurs, s’il n’y a pas d’enthousiasme, s’il n’y a pas d’envie, s’il n’y a pas de collectif, je n’ai plus rien à faire ici. C’est ce que je leur ai dit tout à l’heure : je suis content des récompenses individuelles mais il faut qu’elles portent l’équipe vers d’autres choses, c’est-à-dire que si l’équipe est très faible à un moment donné, il faut au moins de la solidité et de la cohérence chez les joueurs pour se rendre utiles. Je leur donne beaucoup de liberté et ils ont le droit de faire des bêtises dans la mesure où elles ne pénalisent pas l’équipe : ils ont le droit de perdre des balles puisque je leur demande de prendre des risques mais des replis défensifs ratés et des shoots forcés, ça m'agace un petit peu.

Ils (les joueurs, ndlr) auront le temps d’être dans la rigueur, il faut qu’ils deviennent des joueurs dans un premier temps. Ils doivent tenter des trucs : est-ce-que ça passe, est-ce que ça ne passe pas ? La rigueur viendra car en Espoirs, on est obligé de passer par du travail plus rigoureux et plus détaillé. En cadets, on peut encore se permettre certaines choses et je me le permets car j’ai une grande confiance à l’intérieur du club puisque je fais un peu partie des murs. On ne l’emmerde pas trop le vieux. De temps en temps, on lui dit qu’il faut se reposer un peu. Je suis le vieux machin du groupe mais ils sont sympas avec moi. Ils ne me le disent pas trop quand même."

"J’ai toujours la chance d’avoir des joueurs de qualités, ce sont eux qui gagnent les matchs alors que le coach les aide un peu et encore moi, je ne les aide pas beaucoup. J’ai la chance d’avoir eu des clubs qui m’ont permis d’avoir des équipes de qualité. Vraiment, il faut mettre en avant les joueurs parce que je ne les drive pas tant que ça. Je ne leur donne pas toujours toutes les billes. C’est à eux de les trouver eux-mêmes. Les joueurs, les joueurs, les joueurs, ils sont incroyable. Ils sont deux voire quinze fois meilleur que moi. Ils ont une connaissance basket que malheureusement je n’avais pas (rires). Parfois, c’est eux qui  m’apprennent des choses. On fait un entraînement et je leur dis “ça m’appartient l’entraînement !” mais quand ils se trompent, ils se disent que c’est bien mieux : “ah, c’est bien mieux ce qu’ils (le staff, ndlr) ont fait”. Et de temps en temps, je leur donne un ou deux conseils.

J’ai récupéré un assistant, Guillaume. Il est adorable car il fait le lien avec les gamins car il est plus jeune. Moi, je suis encore dans les bouquins alors qu’eux sont dans les jeux vidéos. Et comme c’est un geek et qu'il il est prof de maths, il leur donne des cours à côtés. Il y a des gens au club comme Jean-Luc Tissot qui est responsable du centre de formation ou encore Fred Sarre qui est à l’école des meneurs. Et eux donnent un peu plus de détails techniques. On est relativement complémentaire dans le staff du centre de formation. C’est ça aussi la force. Les gamins peuvent avoir des remarques des uns et des autres et ça, c’est important. Je n’ai pas la sciences infuse loin s'en faut. Sinon, je le saurais et je m'en vanterais."

Une saison 2018/19 qui commence bien à Montaigu :
"Un état d'esprit remarquable"

"On vient à sept parce qu’on a deux blessés et deux autres qui sont restés avec les Espoirs mais ils gagnent le tournoi (sans le MVP de la finale de Coupe de France U17 2018 : Hugo Benitez, Anthony Soustre, Tom Dary Sargnes et Arthur Simon, ndlr). Ce n’est pas logique mais ils le méritent complètement. Les équipes adverses ont été bonnes, il n’y a aucun souci. Il y a quelque chose qui se passe collectivement. J’ai des gamins qui ont trois poumons. Ils ont un état d’esprit remarquable. J’ai des joueurs qui avaient l’habitude dans leurs clubs de prendre énormément de shoots et qui n’ont par exemple touché que deux balles sur un match la saison passée car le jeu ne venait pas vers eux. Mais ils étaient quand même contents.

Comme on est une école de meneurs, on essaie de responsabiliser les zones arrières : ils annoncent eux-mêmes les systèmes et eux-mêmes les changements. Je suis intervenu sur le match car ça ne me plaisait que moyennement mais bon, ce n’est pas grave.  Ils ont tenté des choses mais ce n’était pas ce qui était le mieux pour eux, à mon avis. Ils ont manqué de lucidité à cause de la fatigue et des cinq matchs qu’on a joué. C’est parfait ce qu’ils font.

On a un capitaine (Benjamin Curis, ndlr), il a trois poumons. Il ne pourra plus marcher pendant trois jours mais on s’en fout maintenant, les matchs sont finis. Il n’a pas besoin de s’entraîner. On a vraiment un groupe sympa, on se débouille un peu pour eux : on va les chercher à droite et à gauche mais ça nous fait tellement plaisir. C’est ce que je leur dis, je ne suis pas l’Abbé Pierre : je veux un peu de retour sur le plan du jeu. Je ne suis pas que là pour donner, on aime un peu recevoir. Je ne donne pas tant, je reçois beaucoup. Ce sont vraiment des gamins sympa. Depuis que j’ai pris les cadets et même depuis que j’avais les minimes à Villeurbanne, je suis tombé sur des gamins extraordinaires. Ça, c’est un cadeau (ému dans la voix, ndlr), c’est magnifique. Il faut reconnaître qu’on fait un peu le recrutement en fonction de ça, on essaye aussi de regarder la personne comment elle est. Dès qu’il y en a un qui arrive, il se met dans le moule car ils se sont pris en main. C’est leur équipe. Je ne suis même pas passé au logement, je savais que ça allait être nickel mais il y a quand même un papa qui est passé par acquis de conscience, il a aussi dit que c’était nickel (rires)."


Pierre Murtin attentif lors du tournoi de Montaigu le week-end dernier
(photo : Théo Quintard)

Une statue à Bourg ?
"J'ai entraîné le président, c'est comme ça que je perdure !"

Suite à la victoire de la JL en Coupe de France U17 la saison dernière, le comité départemental de l'Ain a émis l'idée de construire une statue à l'effigie de Pierre Murtin sur le parvis de l'Ekinox. Et si vous avez bien lu l'interview jusque-là, vous pouvez imaginer la réponse qui va  suivre...

"La statue, elle sera collective avec beaucoup de monde dessus, surtout les joueurs. Ce sont eux qui sont importants. Sans les joueurs, les dirigeants et nous ne sommes rien. Il faut leur donner cette joie et ce plaisir de jouer. Moi, je leur dis d’utiliser leur émotion. Si quelquefois elles sont au détriment de la sérénité, tant pis ! Comme je suis à la commission technique du comité, j’ai mis un gros billet pour qu’on puisse faire comme ça."

En attendant, statue ou pas, Pierre Murtin arbore une longévité exceptionnelle avec plus de quarante ans de présence dans le milieu. Sans date de fin prédéfinie pour le moment.

"J’adore ça et quand j’en aurais marre j’arrêterais. Peut-être que j’arrêterais l’année prochain ou alors qu’en cours d’année, je prendrais les boules de pétanque parce que ça ne correspond pas au basket et à l'attitude que je veux. Je suis en fin de contrat car le club a eu la gentillesse de me faire un contrat sur trois ans. Je faisais ça au début pour dépanner et j’ai pris les cadets comme toute mes autres équipes car on m’a demandé de venir puisqu’il manquait quelqu’un. Il y a un climat de confiance et on sait que si quelqu'un d'autre prendra la place à la fin de l'année, ça se fera naturellement. Ce serait logique. Je ne peux pas être carriériste à 64 ans, ce n'est pas possible. De toute façon, je ne l’ai jamais été dans ma vie et je ne vais pas commencer maintenant. Je n’ai pas de pression, tout va bien dans le meilleur des mondes.

J’ai entraîné le président (Julien Desbottes) sur l’une de mes première années quand on était en Nationale 4, et même sa femme. À Bourg, j’ai entraîné beaucoup de monde et c’est comme ça que je perdure, en entraînant de futurs présidents (il rit). Quand on n’est pas compétent, il faut trouver d’autres formules. Je suis très fourbe ! (il rit)"

Fourbe peut-être, mais surtout passionné et passionnant. Brillant aussi. Un sorcier. Il ne l'avouera pas, mais demandez à n'importe qui à Bourg-en-Bresse. À Julien Desbottes par exemple.

À Montaigu.

09 septembre 2018 à 08:24
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