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SOLITUDE, RÉÉDUCATION, APPRÉHENSION : LE QUOTIDIEN DES BLESSÉS LONGUE DURÉE

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Du jour de la blessure jusqu'à celui du retour sur les parquets, le processus de guérison et de recouvrement de ses moyens s'effectue loin des feux des projecteurs. Victimes respectivement d'une rupture des ligaments croisés et du tendon d'Achille en 2017, Jean-Baptiste Maille et Antoine Mendy nous racontent ce qu'ils ont enduré.

Dans une carrière de sportif de haut niveau, la blessure est souvent perçue comme le pire obstacle à surmonter. On ne parle pas ici des fréquentes entorses de la cheville, aussi embêtantes soient-elles, mais bien de graves blessures : rupture des ligaments croisés, du tendon d'Achille, hernie discale... Des destins ont pu se briser à cause de cela : on pense notamment aux anciens internationaux David Gautier et Jérôme Schmitt, tous deux contraints de mettre un terme à leur parcours professionnel de manière prématurée, trahis par leurs corps. Dans une période plus récente, Christophe Léonard ou Charly Maraux n'ont pas connu le rayonnement qu'ils auraient pu avoir en pleine possession de leurs moyens.

Lorsqu'un joueur est victime d'un tel coup dur, comme B.J. Monteiro le week-end dernier, une annonce presque laconique revient inlassablement : "De nombreux mois d'absence, saison presque terminée". Puis les joueurs concernés disparaissent des radars pendant tout ce temps, n'étant aperçus qu'à travers des vidéos sur les réseaux sociaux ou en civil sur le banc de touche. Que se passe-t-il au cours de ce processus méconnu de retour de blessure ? Gravement touchés l'année dernière, Jean-Baptiste Maille (victime d'une rupture des ligaments croisés en août 2017 avec le Limoges CSP) et Antoine Mendy (victime d'une rupture du tendon d'Achille en décembre 2017 avec la JL Bourg) ont gentiment accepté de se remémorer quelques (mauvais ?) souvenirs et ont détaillé tout ce qu'ils ont traversé afin d'être de nouveau prêts, ou presque, à retrouver les parquets.

Le jour de la blessure

Jean-Baptiste Maille : "C'est arrivé lors de la fin du premier entraînement collectif de la saison, sur une action banale, que j'avais effectué des milliers de fois auparavant. Je coupe ligne de fond, je reçois la passe et le genou se dérobe complètement en retombant. On sent un crac. Forcément, quand quelque chose comme cela arrive, on pense directement aux croisés, on espère qu'ils ne sont pas touchés."

Antoine Mendy : "C’était vraiment quelque chose de soudain, je ne m’y attendais pas du tout. J’ai eu l’impression qu’on me plantait un couteau dans la jambe. Je croyais que c’était juste quelqu’un derrière moi qui m’avait donné un coup de pied mais quand je me suis retourné, je n’ai vu personne. Et là, j’ai compris immédiatement… Je me suis laissé tomber par terre et je savais ce que c’était. La douleur était tellement forte que ça a vibré jusque dans mon cerveau."

L'attente du verdict

JBM : "Je me suis blessé le 14 août donc je ne pouvais pas effectuer d'IRM le lendemain. J'ai quand même vu un médecin qui était en stage avec nous, à Temple-sur-Lot. Pour lui, c'était clair. Je suis allé effectuer les examens avec Olivier Bourgain, le GM. On a attendu tous les deux. Quand je reçois les résultats, je ne suis pas abattu mais cela me tombe dessus assez vite quand même. Le trajet retour n'était pas des plus marrants. C'était ma première saison en Pro A, j'arrivais dans un club comme Limoges, on allait jouer la coupe d'Europe : il y avait de très bonnes conditions. C'était peut-être ça le plus dur en définitive, être dans un tel état d'excitation pour finalement se retrouver stopper par une blessure. Le plus difficile est de ne pas pouvoir partager tous les moments de groupe avec les copains : être dans les vestiaires, sur le terrain, en déplacement... C'est la chose à laquelle j'ai pensé directement."

AM : "Je suis parti aux urgences pour confirmer la rupture complète. Une fois la nature de la blessure confirmée, je me dis : « Pourquoi est-ce qu’il faut que ça arrive maintenant ? Pourquoi maintenant ? » Ça faisait même pas trois semaines que j’étais arrivé à Bourg, tout se passait bien. J’étais bien intégré, j’avais fait deux bons matchs avant. C’est ça qui m’a dégoûté en fait : se blesser gravement au moment où je me sentais bien dans une nouvelle équipe."

L'opération

JBM : "J'ai été opéré trois semaines après, le 6 septembre, à la clinique du sport à Bordeaux. Je suis arrivé le matin à la clinique, je suis ressorti le soir. Le travail commence dès le lendemain où je me suis directement retrouvé sur la table du kiné, Xavier Dumélié. On se dit qu'il faut bosser le plus dur et le plus intelligemment possible pour revenir de la plus meilleure des manières. De toute façon, il n'y a que cela à faire : travailler tous les jours pour être meilleur que la veille."

AM : "Je me suis blessé le dimanche 17 décembre et je me suis fait opérer le mardi, soit deux jours après. C’était ma première grosse blessure et ma première opération. Je ne connaissais pas le processus donc ce fut un stress incroyable. Je savais que ça allait être une anesthésie générale mais je ne savais pas à quoi m’attendre, je n’en avais jamais fait. Il y avait beaucoup d’appréhension et plein d’angoisses qui me traversaient l’esprit : « On va t’endormir mais qu’est ce qui se passe si tu te réveilles, etc ? » Au final, ça s’est super bien passé. Je me suis fait opérer à Lyon par un spécialiste du pied. J’ai été immobilisé pendant quatre semaines. Mon contrat se terminait le 31 décembre mais je suis considéré comme étant en accident de travail tant que le médecin n’a pas mis un terme à l’arrêt de travail. Le médecin et le kiné de la JL Bourg m’ont dit que je pouvais venir les voir si j’avais besoin. Par conséquent, je suis allé à Bourg pendant un certain temps. Sinon, j’avais un kiné qui me suivait à Cergy."


La photo postée par Antoine Mendy sur les réseaux sociaux après son opération


Des réactions diverses vis-à-vis du basket

JBM :  "Pendant cette période, j'ai essayé de regarder le plus de basket possible. On dit qu'on revient plus fort après une blessure grâce à ce genre de chose. Je regardais énormément de vidéos, j'allais tous les jours à l'entraînement. [...] En parallèle, je suivais déjà les cours d’une école de commerce en ligne donc être indisponible m’a permis de pouvoir continuer cela. Je me suis intéressé également à d’autres choses, par rapport à mon activité étudiante. Mais dans l’ensemble, je suis resté concentré sur la rééducation, ce qui était important pour pouvoir bien récupérer."

AM : "J’avais tellement d’appréhension avant l’opération qu’une fois l’intervention terminée, je me suis dit que j’avais deux solutions : soit rester chez moi à cogiter, soit accepter qu'une blessure fait partie du métier et m'aérer l'esprit. Alors je suis parti en voyage immédiatement. Je me suis fait opérer le 19 décembre ; le 29 décembre, j’étais à Athènes. Je me suis dit que ça allait m’occuper, que j’allais penser à autre chose et visiter de beaux endroits. Je ne voulais pas sentir le temps passer, ou me retrouver à compter les jours. De retour à la maison, j’essayais également de m’occuper le plus possible. Puis début avril, je suis reparti à l’étranger, aux Philippines. [...] J’ai vraiment coupé du monde du basket. Je n’ai rien suivi (il répète), je ne regardais pas les résultats. J’ai simplement su que Le Mans avait été champion, j’ai complètement mis le basket de côté. J’ai essayé d’optimiser cette période du mieux possible : j’ai réfléchi à ce que je voulais faire après, j’ai voulu mettre toutes ces choses-là dans l’ordre. J’ai quelques investissements au Sénégal, et un peu en Suisse. Il y a certains domaines où je ne m’y connaissais pas trop donc j’en ai profité pour approfondir un peu tout ce que j’avais commencé à faire."


Antoine Mendy et sa botte à l'Acropole d'Athènes


Retour à la case départ

JBM : "J'avais une attelle dans les premiers temps, quelque chose qui permet la flexion mais qui bloque le croisé au-delà de 90 degrés. Au tout début, les exercices restent assez précaires. Il s'agit d'abord de réapprendre à fléchir la jambe mais aussi retrouver un peu d'activation au niveau de la cuisse, du quadriceps et du fessier. La jambe est très raide en fait, donc il est primordial de retrouver de la flexion en vue de la marche et de la course. Il faut essayer de se re-muscler au fur et à mesure. C'est basique dans les premiers temps : on a un coussin sous le genou et on essaye d'appuyer sur le coussin, on essaye de ramener notre jambe pour la fléchir. Ce sont des petites choses qui font que l'on progresse chaque jour."


Six semaines après l'opération, les deux genoux de Jean-Baptiste Maille


AM
: "Au départ, je ne pouvais pas faire grand-chose. Ce n’est pas évident le tendon d’Achille, il faut vraiment être patient. Dans les premiers temps, je travaillais beaucoup dans l’eau, sinon sur un trampoline ou sur un step, sans mettre de poids."

Une rééducation progressive

JBM :  "J’ai toujours essayé de rester positif et de regarder devant, de me dire de travailler et que tout allait bien se passer. Je ne voulais pas compter les jours, je prenais jour par jour en faisant le maximum pour que mon corps soit le mieux. Forcément, il y a des jours où l’on est apte à faire plus de choses et d’autres où c’est plus compliqué. Mais il fallait toujours continuer et travailler le plus possible ce que mon corps me le permettait à l’instant T. Grâce au kiné et au préparateur physique, Frank Kuhn, j’ai vraiment pris conscience de cela. On l’a mis en place dès le début et la rééducation s’est très bien passée. [...] Le processus de retour de blessure, c'est réussir tous les jours à faire de nouvelles choses. Par exemple, la première fois que j'ai trottiné, j'avais un sourire incroyable car je pouvais refaire quelque chose que je ne pouvais plus faire auparavant. Dans ce genre de longue blessure, c'est là où l'on mesure vraiment la chance que l'on a de pouvoir faire du basket tous les jours. J'en ai pris vraiment conscience. Une blessure permet de réfléchir à tout ce genre de choses et à notre métier.


Contrairement à Antoine Mendy,
JB Maille a eu la chance de faire sa rééducation avec le suivi d'un club


AM
: "Ce n’est qu’à partir du quatrième ou cinquième mois où je me suis mis à faire des exercices plus intenses, à l’étirer ou le stimuler un peu plus. À partir du sixième mois, j’ai commencé à faire des appuis, à courir et à sauter."

Les séjours en centre de rééducation

JBM : "J'ai effectué trois semaines à Capbreton, à un moment où l'équipe enchaînait plusieurs déplacements en coupe d'Europe et championnat. Cela m'a permis de relativiser. Outre le fait que l'on bosse très bien, on voit plein de personnes dans des situations bien plus compliquées : des blessures beaucoup plus graves, parfois avec des complications. On se dit qu'on n'est vraiment pas tout seul dans cette galère. C'est plus ce côté-là qui m'a fait apprécier ces trois semaines. J'ai pu rencontrer beaucoup de sportifs, notamment des rugbymans. Chacun a son histoire, et c'est très intéressant. Je suis toujours en contact avec certains, c'est agréable de se rapprocher dans une certaine galère."

AM : "J’ai effectué deux séjours à Capbreton. Le premier était destiné à rééduquer le tendon, à le faire désépaissir car il était encore gonflé. Il y a beaucoup de massages et de simulations. On a travaillé pour le drainer et pour remettre les fibres dans le bon sens. J’ai également fait pas mal de musculation. Puis lors du deuxième séjour, je me suis attelé à courir et à faire des appuis. Il y avait beaucoup de basketteurs : Jacques Alingue, Yannick Zachée, Yunss Akinocho et d’autres…"


Les appuis, phase déterminante de la rééducation


La solitude du blessé

JBM : "J'ai reçu beaucoup de messages de soutien de tout le monde : la famille, les amis, le club... Mais une blessure, ça reste quelque chose que l'on va affronter tout seul. Après, c'était important pour moi de rester proche de mes coéquipiers. Je voulais être là à tous les entraînements, travailler au bord du terrain avec le kiné. Je les voyais bosser, ils me voyaient bosser. Je ne partageais pas les matchs avec eux mais j'ai toujours eu la sensation d'appartenir au groupe. Les gars ont été vraiment cool avec moi."

AM : "On se sent seul. J’ai fait en sorte d’être entouré mais il y a vraiment des moments pas évidents à gérer. Clairement, il y a de vrais moments de doute. Déjà, on se demande tout simplement si l’on sera en mesure de rejouer au basket un jour. Et beaucoup d’autres questions : « Vais-je pouvoir retrouver mon niveau ? » « Vais-je pouvoir retrouver un contrat ? » Et je ne parle pas d’un bon contrat, mais juste d’un contrat. C’est le genre de pensées qui revenaient sans cesse dans ma tête, en boucle, en boucle, en boucle…"

Le retour sur les parquets : excitation ou appréhension ?

JBM :  "Déjà, la course, c'était un immense sourire mais le jour où tu peux tirer et faire quelques lay-ups, c'est juste trop bien. Cela consiste simplement à apprécier le fait de jouer au basket. Tu as encore plus envie de travailler et d'aller plus loin mais comme beaucoup de blessés, on a dû me freiner car je voulais en faire plus mais mon corps ne me le permettait pas à un certain stade. Après une opération, c'est un tel bonheur de retoucher le ballon, d'être avec les gars sur le terrain. C'était génial. J'ai senti une montée en puissance. Forcément, au début, tu es à court physiquement. Après, le jeu revient petit à petit. À partir de décembre, j'ai travaillé mon tir, l'aspect technique avec Yacine Aouadi. Il faut retrouver les appuis et tout ce genre de choses. C'était long mais les sensations reviennent au fur et à mesure. C'est un cycle que j'ai trouvé assez agréable. J’avais parlé de l’appréhension avec le kiné et je lui avais clairement dit que je ne reprendrais pas le basket si je ne m’en sentais pas capable. À partir de là, on a fait tout le nécessaire pour évacuer cette crainte. Si j’avais eu cette peur, je me serais retrouvé bloqué et cela aurait été plus compliqué."

 AM : "Quand je me suis remis à courir ou à toucher le ballon, c’étaient des sentiments mitigés. J’étais content de voir que je pouvais de nouveau faire cela mais j’avais aussi tellement d’appréhensions… La première fois que j’ai touché le ballon, j’étais super heureux. Mais si on m’avait vu, on aurait cru que je n’avais aucune vélocité. Je n’arrivais pas à associer la course et le dribble tellement j’avais peur de poser mon pied pour de vrai, tellement j’étais en train d’espérer que ça n’allait pas rompre de nouveau. Mais ça, c’était le début. Ensuite, on commence à prendre confiance et ça revient progressivement.J’avais perdu de mon niveau de jeu, surtout au niveau du toucher de balle. Les premiers temps, je n’arrivais pas à ressentir cette sensation du ballon au bout des doigts. J’avais l’impression d’avoir perdu cela mais c’est revenu assez vite."

L'anticipation du grand jour

JBM  : "Mon premier match était le 17 avril. La date était parfaite, établie longuement à l’avance sur des données réalistes et raisonnables. J’ai mis sept mois et demi à être prêt. Juste le fait de remettre le maillot, il y avait vraiment beaucoup d'excitation de mon côté. Ma famille était là, ma compagne aussi. Les supporters ont été géniaux avec moi, j’ai eu le droit à une banderole pendant l’échauffement et à des ovations quand je suis entré en jeu et après mon premier panier. Ça faisait beaucoup de choses en une fois. En plus, on a gagné. Ce premier match de retour a été top, j’en garde un très bon souvenir. Comment j'ai vécu mon entrée ? Le coach m’a dit d’aller m’échauffer mais j’étais tellement prêt dans ma tête que j’avais juste envie d’aller sur le terrain. J’ai fait des petits exercices sur le côté pour préparer un petit peu le genou. Quand je suis entré, j’étais juste content d’être sur le terrain. C’est tout ce que l’on souhaite, ce pour quoi j’ai travaillé pendant de longs mois. J'ai ressenti beaucoup de choses : du bonheur et du plaisir d’être enfin sur le parqueut. Je me suis remémoré beaucoup de choses pendant ce match. Je repensais aux moments où je courais tout seul, dans le froid, tous ces moments où je travaillais tout seul. Quand tu es seul, tu penses beaucoup de fois au jour où tu vas retrouver la compétition. Cela donne le courage de bosser encore plus, de pousser notre corps un peu plus loin. Forcément, quand on entre, on pense à tout ça. C’est la récompense de tout le travail de pouvoir rejouer et prendre du plaisir sur un terrain."

Beaublanc a réservé un accueil mémorable à Jean-Baptiste Maille pour son retour
(photo : Thierry Matonnat)

AM : "J’ai fini Capbreton récemment. J’ai déjà eu quelques propositions mais je ne me sens pas encore prêt. Je me dis que ça ne sert à rien d’accepter une offre sans être à 100%. Je ne veux pas arriver dans un club sans être prêt. Ce qu’il me manque encore ? Je pense que c’est dans la tête, et la condition physique. Quand tu arrives dans une équipe, il faut être prêt physiquement. Ou alors trouver un club qui ait la patience nécessaire pour te faire revenir progressivement vers ton niveau. J’ai des images que je me passe en tête. Je visualise un peu comment va se passer mon retour. Si on voit plus loin, je veux juste revenir et montrer que je ne suis pas fini. Une blessure, ça arrive, certes, mais ça ne marque pas la fin d’un parcours."

Peut-on vraiment revenir plus fort ?

JBM : "Oui mais il faut le vouloir. J’ai mis toutes les chances de mon côté pour cela et je pense que c’est qui va se passer. J’espère pouvoir le prouver lors de cette saison avec Rouen. [...] Je n’ai pas eu de doute. La valeur travail est vraiment importante pour moi. J’ai passé toutes mes journées à la salle avec les personnes compétentes. Le travail accompli m’a redonné une certaine confiance. On se sent plus fort, plus costaud et meilleur tout simplement. Il n’y a pas eu de doute du tout, simplement l’envie de rejouer. [...] Cette période a certes été compliquée mais j’ai essayé de prendre ça de manière positive, comme une épreuve qui permet de grandir en tant qu’individu et en tant que sportif. Cela m’a permis de connaitre mon corps un peu plus, de savoir jusqu’où je pouvais aller physiquement au niveau du travail, dans la tête également. Ça a été vraiment intéressant sur ce point-là. Il y a évidemment des côtés négatifs mais aussi du positif, cela permet de grandir humainement.


Jean-Baptiste Maille a des choses à prouver cette saison avec Rouen
(photo : Gérard Héloise)

AM : "Bien sûr que l’on peut revenir plus fort. Je crois que cette appréhension restera tant que je n’aurai pas fait un match officiel. Maintenant, il faut uniquement que je rejoue à mon niveau, et que ça se passe bien. Je suis persuadé que le déclic aura lieu quand je rejouerai normalement en compétition. [...] Je pense que cela peut être un mal pour un bien. Personnellement, ça m’a été bénéfique de me retrouver hors radar, de prendre un peu de recul, de me retrouver dans l’ombre. Après, si l’on ne considère que le point de vue business du basket, avec les clubs, je ne sais pas si ça l’est. Mais il est possible de revenir plus fort, oui. Ça dépend des personnes mais généralement, tu es revanchard, tu as envie de prouver à toi-même et aux gens que tu as toujours le niveau, quoiqu’il arrive." 

02 octobre 2018 à 12:15
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Shooteur d'élite à Marseille.
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