JEEP ÉLITE

ARBITRES À HAUT NIVEAU, VIE FAMILIALE ET PROFESSIONNELLE, COMMENT FONT-ILS ?

arbitres AM MH JJ ES
Crédit photo : Yann SemlerColleryTeam Photos CMBB

La fonction d'arbitre est une activité pour le moins décriée qui nécessite un engagement à plein temps. Les arbitres évoluant au plus haut niveau français, une majorité non-professionnel, doivent faire des sacrifices tous les week-ends. Quelle perspective dans le futur ?

À Cholet.

Au Cholet Mondial où Torrelodones a été couronné pour la deuxième fois consécutive, beaucoup de joueurs présents sur le tournoi aspirent à devenir professionnels. Cette perspective de carrière n'est pas envisageable aujourd'hui pour les arbitres en France : aucun homme en noir n'est professionnel (seuls cinq d'entre eux sont salariés à la fédération française de basketball). Ainsi, Éric San et Johann Jeanneau, deux des cadres du stage de Cholet, ont accepté de se confier sur la professionnalisation de l'arbitrage. Optimiste ou réaliste, Johann Jeanneau pense qu'"en 2025, les arbitres de Jeep ÉLITE seront professionnels".

Arbitre de haut-niveau, un choix de vie

Alors que la professionnalisation du basketball français commence à se diffuser jusqu'en Nationale Masculine 2 (NM2), les arbitres de première division ne le sont toujours pas. L'exigence demandée aux officiels est naturellement élevée mais les moyens dont ils disposent ne sont pas en adéquation. Néanmoins, les faits pourraient évoluer rapidement.

"Il y a actuellement une réflexion qui est menée au niveau du Ministère sur la professionnalisation des arbitres" nous confie Johann Jeanneau." Au football, il y a déjà des arbitres professionnels. Nous, au basket, je pense qu’on y viendra dans cinq ans car aujourd’hui on demande beaucoup aux arbitres. Certains arbitres de Jeep ÉLITE qui sont en plus internationaux partent trois jours en semaine et retournent arbitrer sur le terrain le week-end."

"À l’heure actuelle, un arbitre de haut-niveau est chez lui un jour sur deux." - Éric San.

Force est de constater qu'être sous contrat avec la FFBB est un confort. C'est un confort que cinq arbitres (Eddie Viator, Abdel Hamzaoui, Nicolas Maestre, Carole Delauné-David) dont le Vendéen bénéficient.

"La différence entre un arbitre professionnel et la plupart de mes collèges est que mon emploi du temps est calé autour des matchs c’est-à-dire que nous sommes dans des dispositions idéales pour aller arbitrer. Les salariés à la FFBB dont je fais partie ne se soucient pas du travail [...]. On est dans des bonnes conditions. Vivant de l’arbitrage depuis douze ans, c’est ce qui fait aussi qu’on progresse rapidement car on est complétement disponibles pour les matchs. Aujourd’hui, tout le monde est professionnel : les managers des clubs, les entraîneurs, les joueurs et il ne manque plus que les arbitres. En 2025, je pense que tout le monde sera pro."

Son collègue Éric San porte lui la double casquette : chef d'entreprise et entraîneur diplômé d'un côté, et de l'autre, arbitre en Ligue Féminine de Basket (LFB) et Pro B. Il l'avoue volontiers : il faut être passionné par ce sport pour faire ces sacrifices de la vie de tous les jours. Activité chronophage oblige.

"Pour un match, on doit être à 17h dans la ville. Le déplacement nous prend plusieurs heures. On a une demi-journée de préparation du match sans compter la préparation personnelle qui passe notamment par un travail physique pour être performant et lucide pendant le match, surtout lors du dernier quart-temps. Avec le passage en LFB et Pro B à trois arbitres, le nombre de matchs a augmenté de 30% par saison. En amont d’une rencontre, on prépare le déplacement, fait du scooting et on fait un travail vidéo après le match. Avec un tel nombre de matchs, la difficulté tient à équilibrer la vie familiale et les considérations professionnelles pour pouvoir être performant sur le terrain. À l’heure actuelle, un arbitre de haut-niveau est chez lui un jour sur deux.

Qu'en est-il pour les arbitres à l'étranger ?

Partout en Europe, aucun arbitre n'est professionnel.

"En Espagne, les arbitres ont des contrats de 2/3 ans (ndlr, non-rémunéré en cas de blessure)" constate le grand frère d'Aymeric. "Néanmoins, en Europe, il n’y a pas d’arbitres professionnels : il y a beaucoup d’arbitres des pays de l’Est qui ont fait le choix de laisser leur travail pour arbitrer mais ils ne sont pas professionnels. Professionnels signifie qu’en cas de blessures ou d’accidents, on est couvert par la protection sociale : c’est comme un contrat de travail. Or, ils n’en n’ont pas mais se rendent disponibles pour l’arbitrage. Ils peuvent en vivre car le niveau de vie là-bas est moins élevé que celui de chez nous."

 

Photo de Une, de gauche à droite : Alexandre Maret, Matthieu Hosselet, Johann Jeanneau et Éric San.

23 avril 2018 à 18:20
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