JEEP ÉLITE

CONTENT DE SON EXPÉRIENCE À STRASBOURG, DAMIEN INGLIS ATTEND UNE NOUVELLE OPPORTUNITÉ

Damien Inglis SIG Strasbourg Sébastien Grasset 3
Crédit photo : Sébastien Grasset

Damien Inglis est toujours sans contrat pour la saison 2018/19. Il reste confiant.

Alors que la saison de Jeep ELITE 2018/19 démarre ce vendredi, Damien Inglis (2,03 m, 23 ans) ne jouera pas ce week-end. Après une demi-saison intéressante du côté de la SIG Strasbourg (plus de 8 points à 47,6% de réussite aux tirs, 3,6 rebonds et 1,4 passe décisive en 20 minutes), il est toujours sans club. Une situation qui ne le stresse pas, pas encore. Lui se concentre sur ce qu'il a à faire : travailler dur afin d'être prêt le moment venu.

"Je suis rentré en France il y a une semaine. J'ai passé deux mois aux Etats-Unis et deux semaines en Serbie le temps de finir ma préparation. J'étais à P3 Santa Barbara (Californie). Ca fait trois étés de suite que je suis là-bas. Il y a des joueurs NBA, notamment des Français. Habituellement, il y a Rudy (Gobert)."

"J'ai énormément appris à Strasbourg"

Quant à savoir pourquoi il n'a pas trouvé de club encore, il avoue ne pas savoir. Et ne pas trop s'en soucier même si beaucoup de joueurs avec qui il parle sont là pour le lui rappeler.

"Je ne suis pas là à me demander pourquoi je n'ai pas de club. Je préfère rester prêt. C'est la première fois que je suis dans cette situation en septembre. Alors pourquoi cela m'arrive ? Je ne sais pas. Je ne pense pas avoir fait six mauvais mois à Strasbourg. Ca s'est super bien passé. Il n'y a pas eu de problème, en tout cas pas que je sache. On n'a clairement pas atteint l'objectif qu'on s'était fixé (le titre). Ce qui est chiant c'est quand un pote qui a un contre me demande où j'ai signé, pourquoi je n'ai pas signé. Le fait de se répéter (sourire)."

Alors que Strasbourg cherche toujours un poste 4, le Guyanais est donc libre. S'il ne dit que du bien de son aventure à la SIG, il reconnaît qu'il n'y a pas vraiment eu de négociations entre les deux parties pour prolonger l'aventure ensemble.

"C'est clair qu'on s'est jamais vraiment assis, on n'a jamais vraiment discuté. Les échos que j'ai eu de leur part sur notre collaboration étaient positifs. C'était bien, j'ai passé de bons moments. J'y ai énormément appris. Je commençais à m'épanouir dans le système, à faire des bonnes sorties en Ligue des Champions, en playoffs. Je ne veux pas vraiment m'étaler dans ce que je ne sais pas. Avec Vincent Collet, c'était super. Pendant six mois, on a beaucoup échangé. Il m'a appris beaucoup de choses. Je ne retiens que des bonnes choses, le résultat n'est pas celui qu'on attendait mais on a quand même fait de bonnes choses. Je ne peux pas dire de mauvaises choses de Strasbourg..."

Devenir un shooteur extérieur plus fiable

De son aventure en Alsace, il a également compris qu'il devait faire évoluer son adresse pour devenir un attaquant plus complet.

"Je me suis entraîné comme je ne me suis jamais entraîné auparavant ! Une chose que Strasbourg et surtout le championnat français m'a appris c'est que je pourrais être encore plus efficace voire dominant si je travaillais sur le tir extérieur. J'en tirais plus de 500 par jour cet été."

Il espère que son adresse extérieure (32,6% à 3-points en 2017/18) évoluera positivement, qu'il évolue dans l'aile ou en tant que "strecth 4", intérieur fuyant.

"A Strasbourg, j'ai joué en 3 et 4. J'ai même été à la mène sur des séquences. C'est quelque chose que je ne veux pas perdre. Je le travaille tous les jours. Après c'est clair qu'en Europe par rapport à la taille du terrain, même si tu as cette capacité à attaquer le panier, avec un tir extérieur c'est nettement plus facile. J'ai passé mon été à faire du tir, limite je n'ai pas fait de layups. Quand je suis sur le terrain, j'essaye de jouer, de prendre l'avantage à ce que me donne la défense. Où me placer ? A Strasbourg j'étais un couteau suisse. On me mettait là où j'avais le plus de chance d'être productif."

"Je suis encore plus affûté"

Quant à la suite, il la voit en Europe, lui qui avait passé les quatre saisons précédentes aux Etats-Unis.

"Je suis quelqu'un de super confiant, j'attends juste que quelque chose de concret arrive. J'attends une opportunité comme je l'ai eu à Strasbourg où j'ai fait une bonne deuxième partie de saison. Je n'ai pas prévu de faire un training camp. Ce n'est pas le bon timing. Je me suis vraiment préparé pour une saison en Europe. J'ai perdu du poids, je suis encore plus affûte."

Pour l'instant, il ne compte pas prendre le premier contrat venu. Comme répondre à l'annonce du Portel qui cherche précisément un poste 3/4 tonique et mobile suite à la blessure de Jeffrey Crockett.

"Le Portel c'est une bonne équipe, il ne faut pas dénigrer ! Ce n'est pas le haut de tableau non plus mais c'est solide. Plus tôt dans l'été, j'ai eu des opportunités semblables. Pour l'instant, ce n'est que le début du championnat. J'ai toujours dit à mes agents de m'appeler seulement s'il y a quelque chose de concret. Comme projet, je suis ouvert dans le sens où je suis ok pour aller partout, en France, en Europe... dans une équipe avec des ambitions !"

En attendant ce fameux coup de fil, Damien Inglis continue de s'entraîner à Paris, tous les jours. Entre séances de crossfit et de tirs avec une machine à shoot, il attend son heure.

21 septembre 2018 à 07:34
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