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CORENTIN CARNE : LE RETOUR CHEZ LUI, DANS SON PALAIS DES SPORTS

Crédit photo : Fiba Basketball Champions League

Jour spécial pour Corentin Carne. Pour la première fois de sa jeune carrière, le joueur prêté par l'Elan Béarnais va affronter son club de coeur. BeBasket raconte son parcours ! 

Pour rien au monde, Corentin Carne n’aurait raté ce match. Lui l’amoureux de l’Élan Béarnais depuis toujours , passé par toutes les catégories de minimes à la Jeep Elite va jouer pour la première fois face à son club formateur. Un match spécial pour lui mais aussi pour toute sa famille restée dans le Béarn. 

Pour Noel, la LNB lui a offert le droit de venir jouer, chez lui, dans son Palais des Sports, le fameux match de Noel. Lui qui appartient encore au club palois va affronter ses anciens coéquipiers avec le maillot de Nanterre 92 sur le dos, le jour de l'anniversaire de son père. Retour sur le parcours de Corentin Carne, le jeune palois. 

Né à Lens, il arrive dans le Sud-Ouest dès son plus jeune âge. Il commence le Basket à lons Basket dans la périphérie de Pau . Bandeau sur le front, « Coco » son surnom de toujours, débute sous les ordres de Julien Lalanne, aujourd’hui responsable du  centre de formation de Pau-Lacq-Orthez. Très rapidement, l’Élan Béarnais apprend que pas très loin du Palais des Sports, un jeune joueur brille en catégorie poussins puis benjamins. Il intègre donc en minime l’Élan Béarnais, en entente à l’époque avec son club. Aujourd’hui encore, il ne garde que des bons souvenirs de ses années lonsoises. Lui qui dès qu’il le peut, revient dire bonjour à tous les membres du club. Là-bas, il est Coco, le seul joueur du cru à avoir porté un jour le maillot de l’Élan Béarnais. Un modèle pour tous les plus jeunes, un ami pour les plus anciens. « J’aime dire que je suis lonsois et je suis très attaché à ce club.  C’est là où j’ai tout appris, là où j’ai grandi. Mon grand frère joue encore là-bas et j’ai une très bonne relation avec tous les gens de ce club. Mais  je ne pense pas être un exemple, bien sûr que je suis fier quand je repars chez moi de voir les gens prendre de mes nouvelles. J’ai toujours aimé être moi-même et je resterai comme ça. Si les gens m’apprécient, c’est que je fais les choses bien. J’essaie de tout donner sur le terrain, être exemplaire. Les gens ont tendance à ne pas avoir une bonne  impression sur les sportifs  mais nous ne sommes sportifs que lors des entrainements quotidiens et d’un match le week-end. Mais on reste avant tout des hommes comme tout le monde »

En minime France, il est l’un des leaders de cette génération 96-97. Une génération qui a tout gagné à Pau. Du côté de Auch, en 2011 il aide son équipe à terminer 3ème du championnat de France division A. Une médaille de bronze qui restera comme la première d’une longue série. Au fil des années, cette génération va accueillir de très bons joueurs, comme Elie Okobo, Leo Cavalière ou encore Alpha Kaba. Mais Corentin Carne peut se vanter d’être là depuis le début. Champion de France Cadets, vainqueur de la Coupe de France Cadets, Champion de France Espoirs et finaliste du Trophée du Futur. Il a pratiquement tout gagné du côté de Pau. La gagne, il l’a en lui depuis tout petit. Mais sa plus grande fierté, c’est d’avoir remporté autant de titres avec des personnes qui sont aujourd’hui ses meilleurs amis. « J’ai eu la chance de gagner des titres à Pau. Et ces titres, je les ai gagné aux côtés de joueurs qui sont devenus aujourd’hui mes amis, mes frères. Ca n’a pas de prix. Ils font partie de ma vie et nous avons passé des moments inoubliables. Quand tu as la chance de gagner des trophées en jeune et qu'en plus tu restes proche de tout le monde alors c'est juste magique. On s’en souviendra toute notre vie ». 

 1996/97 : amis pour la vie

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Pourtant, il a failli ne jamais connaitre ces moments magiques au centre de formation. Après 2 ans de minimes, où il est considéré comme l’un des tous meilleurs joueurs de sa génération en France, Corentin Carne intègre l’Insep. Lui, très proche de sa famille doit quitter le Sud-Ouest pour intégrer l’Institut National du sport. Premier tournant dans la carrière d’une jeune joueur ou quitter le cocon familial n’est jamais simple. Aujourd’hui de retour en région Parisienne, mais du côté de Nanterre, il garde un bon souvenir de son séjour d’un an du côté de la porte de la Porte de Vincennes. « J’avais 15 ans et ce n’est jamais simple de partir. Cette expérience m’a fait grandir et j’en avais besoin. Je pense que je n’étais pas encore prêt à partir de chez moi quand j’ai intégré l’Insep. Mentalement et physiquement, je n’étais pas encore prêt par rapport à pleins d’autres joueurs de ma génération. C’est un milieu assez particulier et il faut être prêt à l’affronter. Alors sur le coup, je ne m’en suis pas rendu compte, mais je sais que ce passage à l’Insep m’a fait grandir. Aujourd’hui encore, ça m’aide sur plein de  choses. Je ne le vis pas comme un échec au contraire. Alors oui, j'aime être proche de ma famille, mais je peux aussi vivre loin de miens aujourd'hui. Et L'Insep m'a servi à ça. J’ai réussi à Pau, car je suis revenu avec un autre état d’esprit. Je n’ai aucun regret, j’ai toujours été fidèle à moi-même et je pense que c’est le plus important.»

Fidèle, il ne le sera pas ce jeudi soir à son Élan Béarnais. Encore sous contrat 1 an avec le club vert et blanc, il ne rentrait pas dans les plans de Laurent Vila. Après une saison compliquée du côté de Charleville-Mézières l’an passé  il a été prêté à la surprise générale à Nanterre en début de saison. Du côté des Ardennes, il a connu une descente en NM1, mais malgré certains moments compliqués il souhaite garder comme toujours que du positif. « Saison compliquée, peu de victoires, relégation en fin de saison, effectif modifié plusieurs fois dans la saison. Pour faire simple, le collectif n’a jamais pris. Donc c’était dur, on n’imagine jamais vivre ça surtout quad c’est ta première année pro. Mais, j’en tire du positif. J’ai pu jouer dans ce Championnat ProB, m’affirmer et prendre confiance. J’ai gagné en dureté, dans l’impact, même si d’un point de vu statistique je n’ai pas fait une grosse saison. Mais j’ai mûri sur certains aspects de mon jeu mais aussi mentalement ». 

Prêté par l'Élan Béarnais à Nanterre

Cet été, L’Élan Béarnais décide donc de le prêter à Nanterre. A la recherche d’un JFL pour compléter son effectif, Pascal Donnadieu le contacte. Une occasion en or pour lui d’évoluer en Jeep Elite. Mais malheureusement, ce ne sera pas chez lui, à Pau. Très heureux d’avoir rejoint le club parisien, il n’en veut à personne du côté de Pau. C’est le monde professionnel qui est comme ça.  Pau restera toujours son club de cœur et même s’il appartient encore à l’Élan Béarnais, il défendra haut les couleurs du club francilien partout en France et notamment jeudi. « Il faut savoir que je suis encore en prêt, même si c’est sur ma dernière année de contrat à Pau. Cela veut dire que j’appartiens encore à l’Élan Béarnais. Par contre, je suis 100% avec Nanterre. Rejoindre ce club est une chance. Dernièrement ils gagnent des titres, et font régulièrement les playoffs. Je suis là-bas pour progresser et pour apprendre. Je commence à comprendre le business  de ce monde. Pau est mon club, je ne peux le détester. Alors bien sûr, comme tout palois, mon rêve était de porter ce maillot blanc, gagner des titres et surtout faire de grandes choses... J’ai eu la chance de fouler le parquet de Pau alors que j’étais encore espoir. Donc oui, je voulais le porter le plus de fois possible ce maillot. Mais ce n’ai pas le cas. Je n’en  veux à personne. Tout a toujours été clair entre eux et moi. Aucune amertume, et je suis focus sur Nanterre. ». 

Après une pré-saison réussie , il débute la saison en Jeep Elite. Pour son premier match, face au BCM il bat son record de points en carrière avec 10 points. Sa présence dans l’effectif de Nanterre lui permet aussi de jouer la ligue des Champions. Mais il côtoie de grands joueurs. L’apprentissage fait partie du métier et par moment il ne rentre pas sur le terrain. « J’ai la chance de jouer avec de grands joueurs. Donc pour le temps de jeu, je dois le mériter. Mais l’équipe est bonne, et c’est un plaisir de partager le vestiaire avec certains joueurs. Mais quand le coach fait appel à moi je me dois de tout faire pour ne pas le décevoir ».

Lahaou Konaté a aussi un parcours assez atypique. Comme Carne, il n’a pas été gardé par son club formateur et comme Carne il est passé par d’autres chemins. « Jour après jour j’apprends à le connaitre. C'est un grand leader et très bon joueur. L'un des tous meilleurs de notre championnat. Tu échanges avec ce genre de joueur. Il te donne des conseils et c’est à toi de les appliquer si tu veux toi aussi jouer au plus niveau. »

Au fond de lui, il espère que Pascal Donandieu fera appel à lui. Son entrée sur le parquet risque d’être remplie d’émotion pour lui, pour ses proches mais aussi pour un certain Leo Cavalière. Derniers Mohicans de cette génération paloise, Cavalière attend de jouer contre son ami depuis le début de saison. Les deux hommes sont très proches. Chacun peut compter sur l’autre dans les moments de joie mais aussi de peine. «Je sais que je peux compter sur lui si j’ai un problème, c’est mon ami. Leo est dans la vie comme sur le terrain. C’est un mec en or. Il a un cœur énorme. Je me souviens de lui jeune il était énervant sur un terrain, on n’aimait pas jouer contre lui. Mais j'ai appris à le connaitre et des personnes comme Leo, tu n'en trouves à tous les coins de rues. Comme aujourd’hui peu de joueurs aiment jouer contre lui. Ce n’est pas tout le temps joli à voir, mais c’est drôlement efficace et c’est dommage que tout le monde ne s’en rende pas compte.».

 Alex Moisy, Leo Cavalière et Corentin Carne  

27 décembre 2018 à 13:52
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