JEEP ÉLITE

ITW ANTOINE EÏTO : "J'AIME DIRE CE QUE JE PENSE"

Crédit photo : Sebastien Grasset

Champion de France en titre, le MSB et Antoine Eïto se déplacent sur le parquet de Levallois ce samedi en ouverture du championnat de Jeep ÉLITE. Présent lors du Media Day organisé par la LNB, le meneur du MSB a accepté de répondre aux questions de BeBasket. 

Quand on est champion de France en titre, on doit être content de reprendre le championnat afin de pouvoir défendre son titre.

Oui, nous sommes contents, mais nous n’avons pas trop eu le temps de savourer car cela passe très vite. Quand tu finis le 25 juin tu n’as pas beaucoup de temps pour te reposer et penser à autre chose. Mais remporter le titre, reste extraordinaire. Contents car, nous passons à autre chose. Il faut vite le faire pour continuer à être performants, c’est la vie. Mais le basket est notre sport et surtout notre passion, donc pouvoir rejouer et défendre chaque week end notre titre c’est tout simplement formidable.

Ce 25 juin, restera comme une date très importante à vos yeux ? 

Enfin nous avons été champions le 24, mais c’est le 25 que nous l’avons fêté. Oui cela restera une date très importante à mes yeux, c’est mon second titre de champion au Mans avec des gars en or après 13 matchs de Playoffs... Mais malheureusement notre sport fait que tu dois vite être en mesure de passer à autre chose pour être bon cette saison. 

itw-antoine-eito--j-aime-dire-ce-que-je-pense-1537611328.jpegL'opération reconquête du titre de champion de France commence dès ce samedi à 18h30 à Levallois (en direct sur RMC Sport 2). © - LNB/Lecoq.

Le Mans est-il en mesure de réaliser un back-to-back ? 

Cela sera tendu. Il y a trois grosses équipes je pense devant nous. On commence samedi à Levallois, on doit prendre match par match et tout donner pour l'emporter. Dans le basket ou dans la vie, il faut sans cesse tout donner. Je pense que l’an dernier nous étions au maximum de notre potentiel. Chaque match, on se battait, on repoussait nos limites car notre ambition était de ne pas avoir de regrets à la fin. Ça a payé ! 

L’équipe a beaucoup changé, il y a eu 8 départs dont celui de Romeo Travis qui a eu un rôle très important lors des finales... 

Oui mais il n’y a pas que son départ qui est important. Tous les départs le sont.. Surtout quand tu es champion, tu as envie de continuer l’aventure avec les mêmes gars. Je pense aussi à Youssoupha Fall, D.J Stephens ou Justin Cobbs  qui vont nous manquer aussi. C’est vrai que Romeo était un peu le papa du truc, donc son départ laisse un vide dans le vestiaire. Il nous manque, mais on le reverra peut être dans le championnat de France cette année...    

Des départs qui ont été compensés par des arrivées plutôt intéressantes ?

Mickael Thompson, Cameron Clark ou Richard Hendrix sont des joueurs qui connaissent le basket et qui vont nous aider à continuer à gagner. On a quand même deux anciens top scoreurs de Jeep ÉLITE dans la même équipe. C’est très intéressant. 

Surtout quand on connait le goût d’Éric Bartecheky de laisser de la liberté offensive à ses joueurs.

Oui, Eric nous laisse jouer, il aime nous responsabiliser mais il ne faut pas oublier que l'an dernier nous avions terminé meilleure défense du championnat. On avait une grosse assisse défensive mais cette année on a plus de potentiel offensif. Mais on sait que pour rééditer une saison comparable à la saison dernière on va devoir continuer à bien défendre. 

Il y a un bon socle aussi de JFL présent dans votre équipe entre Will Yeguete, Valentin Bigotte et vous ? 

Oui, l’arrivée de Valentin et le retour de Petr Cornelie sont deux très bonnes choses. On a de bons gars. Avec Will, nous sommes des frères d’arme. On se doit de faire vivre et de transmettre ce qu’on l’on a pu connaitre la saison dernière. 

Quelle est la différence entre le Antoine Eïto de Cognac et le Antoine Eito champion de France l’an dernier ? 

Il y a 13 ans d’écart. La différence, elle est sur et en dehors du terrain. Marié, 3 enfants, tu ne vis plus que pour toi mais aussi pour ta famille, tu fais tout ça pour faire manger tes enfants. D’un point de vu basket, je ne suis plus le même joueur qu’au début de ma carrière c’est normal. Je suis heureux, épanoui, si j’ai envie de dire un truc je le dis, si je n’ai pas envie alors je le dis pas, je ne me fixe aucune limite. Je reste moi-même et c’est le principal. 

Vous avez du caractère sur le terrain et vous n’hésitez pas non plus à donner votre avis sur les réseaux sociaux ? 

Exactement, j’aime dire ce que je pense. Peut être parfois à tort ou à raison. Aujourd’hui les réseaux sociaux permettent aux gens de communiquer, donc j’aime m’en servir. Après si cela te plait pas, alors comme j’aime le dire tu « unfollow » (se désabonner sur Twitter, ndlr) comme ça tu ne verras pas ce que je dis, si tu ne m’aimes pas tu me « cut » (littérallement couper, ndlr) et c’est terminé, au contraire si cela te plait alors continue à me supporter. 

itw-antoine-eito--j-aime-dire-ce-que-je-pense-1537611476.jpegAu fil des saisons, Antoine Eïto est devenu l'une des figures majeures du MSB et du championnat de France. © - Sébastien Grasset.

C’est presque impossible d’être aimé par tout le monde... 

Oui mais si tu ne m’aimes pas et bien c’est comme ça. Je ne vais pas changer pour autant. Il y a pleins des gens qui ne m’aiment pas et qui parlent sur moi alors qu’ils ne me connaissent pas. Après il est vrai que je ne lâche rien sur terrain, cette attitude peut parfois déranger. Je me bats, je gueule, et si quelqu’un me provoque alors je vais répondre, je ne me laisse pas faire, c’est comme ça. Il n’y a aucun ex-coéquipier avec qui je ne m’entende pas au contraire, quand on se revoit on se « hug ». Je pense être le joueur type qui quand tu joues contre moi alors tu ne m’aimes pas, mais quand tu m’as avec alors tu es content car tout se passe bien. 

On sent chez vous cette obsession de rester qui vous êtes... 

Oui, je sais qui je suis et d’où je viens. J’ai reçu une très bonne éducation. Elle m’a permis de grandir, j’ai toujours été bien entouré. Les expériences de ma vie, les épreuves que j’ai dû affronter font que je ne veux pas jouer un autre rôle. J’aime bien parler, donc je parle. Je reste vrai.

Avec une longue carrière en Jeep ÉLITE et deux titres de champions de France, est ce qu’aujourd’hui on peut dire qu’Antoine Eito est un joueur important du championnat France de Basket ? 

Je laisse le soin aux gens et aux autres joueurs de le dire. Il faut le demander au joueurs comme Amara Sy ou Jéremy Leloup. C’est ma treizième année en LNB, si cela permet d’être un joueur important alors tant mieux. Mais je suis identifié au Mans, et le problème c’est qu’en France, c’est assez compliqué d’être identifié à un club. Moi j’ai fait les allers-retours entre le Mans et Orléans. Aujourd’hui cela fait 4 ans que je suis au Mans et je suis un joueur et un homme comblé.

À Paris.

22 septembre 2018 à 14:37
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