JEEP ÉLITE

ITW ISAÏA CORDINIER : "LE BASKET ME MANQUE"

Crédit photo : Sébastien Grasset

Antibes attend le retour d'Isaïa Cordinier sur les parquets. Le 44e choix de la Draft NBA 2016 sort d'une saison blanche et espère retrouver de l'impact le plus vite possible en Jeep ELITE.

Écarté des terrains depuis plus d'un an suite à une opération aux genoux pour des douleurs aux tendons rotuliens, le jeune arrière Isaïa Cordinier est tout proche du retour au jeu avec les Sharks d'Antibes. À l'occasion du LNB Media Day, il raconte son année de travail dans l'ombre, loin des parquets qu'il n'a plus foulés depuis le 12 mai 2017.

 

Bonjour Isaïa, tu sors d'une saison blanche, comment vous sentez-vous à l'approche de la reprise ? Un peu d'excitation, d'impatience ?

Oui surtout ça (de l'impatience). C'était une année de travail intense pour arriver à mes objectifs et d'ailleurs le travail n'est pas encore fini mais oui c'est surtout beaucoup d'excitation, rien qu'à l'idée de retrouver un groupe, le collectif tout simplement parce que c'est l'essence même de notre sport. Quand tu es dans ma situation, tu es tout seul, seul contre toi même et tu te bats tous les jours pour revenir au meilleur niveau. Alors retrouver un groupe, échanger avec les coéquipiers, avoir des débats, c'est vraiment excitant et c'est aussi pour ça qu'on aime le sport.

Comment tu as vécu cette année blanche ? Comment et où t'entraînais-tu ?

La première partie de l'année, j'ai essayé un protocole sans opération donc cela m'a amené jusqu'à novembre. J'ai repris à ce moment avec les Sharks mais avec l'accumulation des entraînements, c'est revenu donc je n'ai pas eu le choix que de passer par la case opération en janvier. Je me suis fait opéré à Lyon par le docteur Sonnery-Cottet (ndlr : il a notamment opéré le footballeur lyonnais Nabil Fékir en 2015 et 2016) et après j'ai effectué ma rééducation en plusieurs étapes : au centre de rééducation d'Hauteville, de Berck, au CREPS Paca avec Christophe Keller et je la termine avec les Sharks maintenant. Je me suis entraîné de mon côté au basket. C'était un long processus et là on peaufine les derniers détails avec le club. Doucement mais sûrement, sans prendre aucun risque mais de manière à ce que quand je reprenne, je sois prêt physiquement et mentalement.

Comment on vit, mentalement, une saison blanche à seulement 21 ans ?

Forcément le basket me manque, c'est ma passion, c'est mon métier, c'est ce que j'ai envie de faire et là où j'ai envie de performer mais je savais pourquoi je le faisais. Quand je dis "j'ai envie de performer", j'ai fait ça pour performer, pour atteindre mes objectifs qui sont très élevés, je ne me fixe pas forcément de limites. Si je veux atteindre mes objectifs, il faut que je sois à 100% de mes moyens et c'est pour ça que j'avais une ligne de conduite toute l'année. Je savais où j'allais, je savais ce que je faisais donc elle n'a pas été si difficile que ça.

Finalement, ta réflexion était de perdre une année maintenant mais pour être plus performant ensuite ?

Oui voilà. Ça faisait cinq ans que je jouais avec des douleurs et ces dernières années je sentais que ça m'empêchait d'évoluer à mon meilleur niveau régulièrement. Tout ce que j'ai entrepris, j'ai jamais perdu mon objectif de vue.

 itw-isaia-cordinier----le-basket-me-manque-1538066486.jpeg

À trois jours de la reprise du championnat (entretien réalisé le mercredi 19 septembre), quelles-sont tes sensations ?

Ça va, je me sens bien, je continue de progresser chaque jour. J'ai encore un peu de force à prendre au niveau des jambes pour ne pas surcharger les tendons. J'ai repris les un-contre-un depuis deux, trois semaines, hier (mardi 18 septembre), j'ai fait ma première session d'opposition. On va en rajouter de plus en plus, pour le moment c'est juste histoire de reprendre des repères, ré-habituer le tendon à aller dans des angles dont il n'a plus trop l'habitude d'aller. Je me sens bien. C'est toujours le process de l'opération, il y a des étapes et cette semaine j'ai franchi une nouvelle étape. Je suis très proche du but mais il faut prendre le temps de franchir les dernières étapes sans prendre de risques.

Antibes a dailleurs fait le choix de signer Danny Gibson sur le début de championnat pour te laisser le temps de revenir progressivement. Personnellement, quel est ton objectif de reprise en termes de journées de championnat ?

On s'est fixés comme objectif la sixième journée. J'ai eu plusieurs objectifs dans ma rééducation mais ce n'est pas fixe. Il faut être à l'écoute de son corps et savoir prendre le temps.

Quel est ton objectif personnel cette saison ? Revenir déjà à ton niveau ou être meilleur ?

J'étais moyennement satisfait de ma dernière saison en JEEP Élite (6,5 points et 2,8 rebonds pour 6,1 d'évaluation en 23 min avec Antibes lors de la saison 2016/2017), je pouvais faire mieux donc forcément je veux être meilleur. Mon objectif est aussi d'aider l'équipe à gagner. J'ai toujours gardé les mêmes objectifs, je veux performer au plus haut niveau et aider à faire gagner l'équipe. Donc l'objctif c'est de progresser, progresser, progresser.

La NBA est-elle encore dans un coin de ta tête ?

Comme je l'ai dit précédemment, j'ai toujours gardé les mêmes objectifs et tout ce que j'ai entrepris c'est pour ça. J'ai pris conscience que si je voulais atteindre la NBA ou l'Euroleague, il fallait que je sois à 100% de mes moyens donc passer par là obligatoirement. Je perdrai jamais cet objectif tant que je n'y suis pas arrivé.

Comment vit-on un trade NBA (d'Atlanta à Brooklyn) sans avoir jamais foulé un parquet NBA ? Comment l'as-tu appris ?

Je l'ai appris par mon pote (rires). Je me réveille le matin et je vois un texto : "frérot t'as été tradé à Brooklyn". Donc après j'ai vérifié sur Twitter et c'était vrai. C'est un business. Tu sais très bien que même avant de rentrer dans la ligue, t'es une marchandise. Ça t'apprend le milieu professionnel et celui où je vais aller, où je veux aller plutôt. Je l'ai bien vécu parce qu'il y a eu des changements de dirigeants à Atlanta, les personnes qui m'avaient drafté en 2016 (44e position) n'étaient plus forcément là. Je repars de zéro : une opération, une année blanche donc j'ai des choses à prouver. Je pense que c'est une situation idéale pour moi.

Donc tu n'as reçu aucun message officiel de la part des dirigeants d'Atlanta ou de Brooklyn ?

Non, non. Les dirigeants d'Atlanta ne m'ont jamais appelé. Moi, ça ne m'étonne pas quand tu vois que DeMarcus Cousins a appris son trade de Sacramento à New Orleans en conférence de presse au All-Star Game alors que c'est leur meilleur joueur ... C'est la NBA ! Par contre, Brooklyn a l'air très investi. Ils m'ont appelé dans la journée du trade ou le lendemain pour me souhaiter la bienvenue. Je suis parti deux jours là-bas pour aller faire tout un tas de tests physiques pour savoir où en étaient mes genous. Ils suivent aussi le protocole en collaboration avec Antibes. Ils vont venir régulièrement et c'est pour ça que je pense que c'est une bonne opportunité et c'est très bien pour moi.

Tu te sens un peu plus désiré par les Brooklyn Nets que par les Hawks d'Atlanta ?

Je vais pas dire ça parce que quand j'ai été drafté après mon année à Antibes, Atlanta était très présent. C'est plus que l'année d'après, durant ma saison blnche, le manager général a changé, et j'ai senti que je ne faisais plus trop parti des plans. Je sens à peu près le même enthousiasme que quand Atlanta m'a drafté et je pense que c'est positif.

 À Paris,

 

 

 

28 septembre 2018 à 09:57
TAG
DID YOU LIKE IT ?
0 PARTAGE
Facebook share
0 COMMENTAIRE
QUI A ÉCRIT CE PAPIER ?
VINCENT DAHERON
Breton (et fier de l'être) exilé dans le nord pour mes études de journalisme.
Vincent Daheron
VOUS EN PENSEZ QUOI ?
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
TOUTE L'ACTU
<
1
/
5
>
PROGRAMME TV
18 octobre - 02h00
Houston Rockets
New Orleans Pelicans
18 octobre - 02h30
San Antonio Spurs
Minnesota Timberwolves
18 octobre - 09h30
San Antonio Spurs
Minnesota Timberwolves
18 octobre - 11h00
Houston Rockets
New Orleans Pelicans
18 octobre - 12h45
NBA Extra
Coaching