JEEP ÉLITE

ITW JÉRÉMY LELOUP : "ON N'EST PAS ENCORE PRÊT"

Crédit photo : Sébastien Grasset

La SIG est à l'arrêt en ce début de saison mais il ne lui manque pas grand chose pour se lancer enfin. C'est en tout cas ce que pense Jérémy Leloup. L'ailier strasbourgeois, l'un des rescapés de l'ère Collet, plaide pour qu'on laisse encore un peu de temps à son équipe en reconstruction. Et revient sur le style du nouveau coach Henrik Dettmann. 

A la fin du match face au Portel tu avais dit "cette victoire fait du bien à la tête." La défaite de mardi à Utena, en Champion's League, vous remet-elle un coup sur la tête ?

Oui parce que forcément, on ne joue pas pour perdre. Contre une équipe comme ça on n'aurait pas dû être à -20 à la mi-temps. On a encaissé beaucoup trop de points en première période. Mais ensuite on a eu une bonne réaction, on a su revenir. On a montré de bonnes choses sur quelques minutes, mais au moment de repasser devant on n'a pas réussi à concrétiser. On n'a pas été aidé non plus. Quand on a commencé à être un peu plus agressif pour revenir, les arbitres ont commencé à siffler un peu plus. Erik Murphy a pris cinq fautes rapidement, j'ai pris ma cinquième dans la foulée... C'était un peu dur. On était déjà pénalisé par l'absence de Matt Howard, et notre jeu intérieur s'est retrouvé décimé. Physiquement, on l'a payé en fin de match.

"Cette saison, une page s'est tournée"

Comment expliques-tu ce début de saison raté à Strasbourg ? Où est passé votre jeu collectif qui faisait votre force l'année dernière ?

Si on ne retrouve pas notre jeu de l'année dernière c'est tout à fait normal : on n'a pas le même coach. Ce sont d'autres méthodes, un autre style de jeu. Et ça prend du temps parce qu'il faut assimiler ce nouveau jeu. En défense on se cherche encore un peu, et donc on laisse beaucoup trop de choses faciles à nos adversaires. On a aussi beaucoup de nouveaux joueurs, donc il faut le temps que tout le monde trouve sa place, comprenne ce que veut le coach. Toutes ces choses font qu'on n'est pas encore prêt. Mais on a tout de même eu de très bons passages. Quand on était à + 20 contre l'ASVEL chez nous par exemple, ou au Mans quand on est revenu dans le match après avoir mal commencé. Les gens parlent tout de suite très vite en disant que notre début de saison est inadmissible. Si on avait perdu chaque rencontre de 20 points, oui ça aurait été inadmissible. Mais là, ça se joue sur des détails.

Tu parles du changement de coach. Quelles sont les principales différences entre Henrik Dettmann et son prédécesseur Vincent Collet ?

Vincent était vraiment un très fort tacticien et technicien. C'était très structuré, on jouait beaucoup sur demi-terrain. Chaque joueur devait être à sa place, et pas un mètre à côté, parce que c'était important pour le système qu'on pouvait annoncer. Avec Henrik Dettmann, c'est un jeu beaucoup plus ouvert, fait de courses et de contres-attaques. Il part aussi du principe que la basket c'est avant tout du plaisir, et donc il faut de l'instinct. Ce sont nous, les joueurs, qui sommes sur le terrain, donc si on sent quelque chose on peu s'adapter, on a de la liberté. 

"Henrik Dettmann nous donne de la liberté"

Tu comprends tout de même les inquiétudes des observateurs et des supporters qui ne reconnaissent plus la SIG ? 

Je comprends. Ces dernières années on produisait un jeu très fluide, très plaisant pour les gens. On est allé quatre fois en finale du championnat, en finale de l'Eurocup. On a été au top pendant cette période donc on nous attend encore cette année. Mais il faut aussi comprendre qu'une nouvelle page s'est tournée. On a renouvelé l'équipe à plus de 60%, plus le coach qui arrive avec son style de jeu. Même avec Vincent (Collet) il y a des moments en début d'année où c'était poussif. Et derrière, avec le temps, les entraînements, les matchs, on a réussi à développer le jeu qu'on voulait pour aller là où on voulait. Il faut juste un peu de patience. Cette saison on n'est pas loin à chaque fois. Il suffit d'un ou deux matchs gagnés et ça lancera les choses. 

Quel regard portes-tu sur les progrès de Frank Ntilikina, 18 ans, qu'on a vu faire une très belle fin de match contre Utena (10 points dans le dernier quart-temps) ?

C'est un très grand talent. Il faut qu'il soit encadré par rapport à toute l'attente qu'il y a autour de lui et de son futur en NBA. Le club travaille beaucoup sur son développement. Vincent (Collet) l'a vraiment intégré avec nous l'année dernière en lui donnant quelques minutes dès qu'il pouvait. Et là le coach est dans la même optique. Frank apprend ce que c'est l'intensité des entraînements pros, des matchs pros. C'est un gamin qui travaille beaucoup et qui a la tête sur les épaules. Il nous apporte déjà plein de choses sur le terrain malgré son jeu âge. En fin de rencontre contre Utena, il défend très fort et fait perdre deux-trois ballons au meneur adverse. Et derrière il met des tirs importants. C'est bien, ça nous fait une très bonne rotation. La route est encore longue mais j'espère qu'on va lui foutre un peu la paix, ne pas lui mettre trop de pression. Ce serait la meilleure manière de lui mettre des bâtons dans les roues.  

20 octobre 2016 à 18:30
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