JEEP ÉLITE
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ITW LÉOPOLD CAVALIÈRE, LE NOUVEAU GARDIEN DU TEMPLE VERT ET BLANC

Crédit photo : Guillaume Poumarede

BeBasket est allé à la rencontre de Léo Cavalière qui vient tout juste de prolonger pour deux ans son aventure avec l'Elan Béarnais.

Il est le dernier rescapé de cette génération 96-97. Léo Cavalière n'a que 22 ans, mais quand on l'écoute parler on lui en donne 10 de plus. Amené un jour à être le capitaine de l'Elan Béarnais, il est le digne successeur de Didier Gadou ou Freddy Fauthoux des monuments qui ont porté haut les couleurs de l'Élan Béarnais. Lui aussi rêve de devenir capitaine de l’Élan Béarnais et de remporter ce 10e titre de champion de France que tout un peuple palois attend. Dans un restaurant avec la vue sur les Pyrénées, lui l'amoureux de la nature a accepté de répondre à nos questions. Avec son sourire qui fait de lui un homme charmant et un leader naturel, avec par moment une petite touche d'émotion, l'Albigeois est revenu sur ses sept premières saisons dans le Béarn. Ce guerrier qui aime plus que tout la maison paloise vient de prolonger pour deux ans son aventure ici dans le Béarn. L'amour entre lui et l'Élan Béarnais ne fait que commencer. 

Léo, quel bilan tirez-vous de la saison qui vient tout juste de se terminer ?

Je suis content car j’ai pu m’imposer un peu plus que la saison dernière. Mais à la fois, je suis un éternel insatisfait, j’ai toujours envie de progresser, c’est mon leitmotiv au quotidien. Je sais que je suis encore irrégulier, je dois me montrer encore plus efficace en attaque, mais avec la signature de mon contrat, je vais pouvoir le faire. Travailler encore et encore pour être le plus efficace possible quand on fait appel à moi. 

Vous venez de signer une prolongation de deux ans supplémentaires dans le Béarn. On imagine que vous êtes heureux ?  

Oui, l’Élan c’est chez moi. Cela fait plusieurs saisons que c’est ma maison. Et je suis content d’être palois. J’ai toujours eu cette envie de m’imposer à Pau, de défendre les couleurs paloises et les valeurs béarnaises. Je suis content de m’affirmer en Jeep Elite. Mine de rien, si je signe un nouveau contrat c’est que j’ai su m’adapter à ce niveau. Je n’ai pas eu besoin de passer par la case Pro B ou NM1. On sait très bien que c’est difficile de remonter et que c’est même dangereux surtout pour les jeunes. L’Élan reste un grand club, même si ce n’est plus l’Élan des grandes années, ça reste un privilège de dire que je suis un joueur de l’Élan Béarnais .  

On sent énormément de fierté dans vos propos. Le directeur exécutif Didier Gadou nous confiait il y a quelques jours que vous êtes un peu le porte-drapeau de l’Elan Béarnais.  

Sans parler de porte-drapeau, on peut d’abord parler d’âme de capitaine. Je ne force pas les choses, mais souvent on me le dit. Je suis très content de pouvoir le faire. Je dois encore m'affirmer, je n'ai que 20 ans, mais je suis sur la bonne voie. Si j’avais eu à changer de club, c’est pas la même chose. Tu dois d’adapter à un nouvel environnement, une nouvelle équipe et une nouvelle ville. Là je suis chez moi, et c’est là où je suis le plus à l’aise. 

Est-ce que vous vous rappelez de vos débuts à l’Élan Béarnais ?

Oui bien sûr, comment oublier. J’avais 15 ans, j’étais avec mes copains de sélection. C’était super, d’ailleurs je pense que l’on ne se rendait pas compte à quel point on était heureux et chanceux. On jouait sans pression, c’était de très belles années. Je suis arrivé, j’étais un gamin et aujourd’hui je suis un homme. Je connais très bien le club, j’aime le staff et tous les bénévoles. Je me suis construit ici. C’est beaucoup d’expérience et je ne suis qu’au début d'une histoire, qui j'espère durera longtemps. 

La rencontre avec Julien Lalanne 

Quels ont été les hommes de ta réussite à Pau ? 

Dans une carrière tous les coachs t’apprennent des choses. Même dans les expériences négatives tu apprends. Moi je vais citer tous les coachs qui ont cru en moi. Julien Lalanne, Laurent Vila ou Claude Bergeaud qui m’ont fait signer mon premier contrat pro. Ce sont les 3 figures de mon début de réussite ici à Pau. Je pourrais les remercier toute ma vie, même si certains ont un rôle différent, par rapport à moi. Notre relation est différente, mais ces 3 hommes ont une énorme importance à mes yeux. 

Quand on parle de vous à Julien Lalanne, votre coach en jeune, on sent un profond respect. Et on se rend compte aujourd’hui que c’est réciproque. 

J’aime aller au-delà de la relation coach-joueur. Julien m’a apporté beaucoup de choses. C’était formel au début, mais aujourd’hui on s’entend très bien. J’aime manger chez lui, j’adore son fils, j’adore sa femme, c’est un super gars. On peut parler de tout avec lui.  Il m’a fait croire en moi, il m’a donné la force pour être un joueur de Pro A. Et aujourd’hui nous sommes amis. Il a été une figure paternelle pour moi, cela été très important à une période de ma vie, car à 17 ans j’ai perdu mon père ici à Pau. Il a été hyper important. Et c’est pour cette raison-là qu’il restera toujours une personne chère à mes yeux. 

A 17 ans, vous devez affronter cette terrible épreuve de la vie. Avez-vous eu l’envie de tout arrêter et de rentrer chez vous en région toulousaine ? 

C’est très compliqué. Au début tu as tout ton monde qui s’écroule. Ma mère est venue à Pau, je la vois et au début je ne réalise pas que c’est ma mère, car elle ne m’a pas prévenu qu’elle venait me voir. Et je me dit « c’est fou comme cette personne ressemble à ma mère ». Je la reconnais au bout de 2 secondes, elle est en pleurs et elle m’annonce que mon père est décédé. Il y a Julien aussi à côté et tu te dis, comment je vais faire pour surmonter ça. Car mon père c’était tout pour moi. C’était mon premier supporter, il me suivait et me conseillait. Tout ce que je faisais c’était pour le rendre fier et là il n’est plus là pour me voir jouer et grandir. Alors tu dois continuer à te battre, car dans la vie, il y a des moments durs et malheureusement , c’est comme ça. Et aujourd’hui je sais qu’il est fier du joueur et de l’homme que je suis devenu. J’aimerais qu’il voit ce que je suis devenu. Cela a été une étape compliquée, mais ça m’a rendu encore plus fort. Il était ma seule source de motivation et il n’est plus là. Aujourd’hui, je cherche à conserver cette source mais j’ai aussi réussi à en trouver d’autres.

L’envie et l’abnégation qui vous caractérisent quand vous entrez sur le terrain sont-elles le résultat des épreuves de la vie que vous avez affrontées ?

Non, j’aime bien faire les choses à fond. Je ne veux pas m’économiser, je veux que les gens soient fiers de moi, que mes coéquipiers sachent que je suis prêt à mourir pour eux. Je pense que les gens quand ils viennent au Palais, quand il payent leur place, ils n’ont pas envie de voir un joueur qui ne combat pas. C’est ma façon de voir les choses. C’est une forme de respect. Aujourd’hui, il y a des gens qui me font confiance, des gens qui payent mon salaire et c’est pour ça que je donne tout. 

Avez-vous eu envie par moment de quitter le cocon palois ? 

C’est très compliqué pour un jeune joueur français de s’imposer en Pro A. Il faut tomber sur un coach qui te fait confiance. Je ne dis pas que je méritais de jouer 30 minutes en Pro A à 17 ans. Mais j’ai besoin de sentir de la confiance. Et oui, j’ai eu des envie de partir, j’en ai discuté avec mon agent, j’ai eu des touches en Serbie notamment avec Mega Leks un club qui fait confiance aux jeunes. Alors j’ai parlé avec les dirigeants, je leur ai dit que je voulais rester, mais que je n’avais pas envie d’être laissé sur le côté. J’ai eu des moments de doute, quand Eric Bartecheky ne me faisait pas jouer. Cette année-là, j’avais dit que je ne jouerais plus en Espoirs et que je voulais jouer qu’en pro et je me retrouvais à ne pas entrer en jeu. C’était dur, c’est particulier. Eric est quelqu’un qui ne fait pas trop jouer les jeunes, il a besoin de sécurité. Oui j’ai eu peur et j’ai eu envie de partir. 

Mais il y a eu aussi des moments incroyables…

J’ai été champion de France en U18, vainqueur de la coupe de France, Champion de France Espoirs. J’ai tout gagné en jeune. Et ça c’est juste fabuleux. Mais ce qui est pour moi la cerise sur le gâteau, c’est que je l’ai fait avec des gars en or. Des amitiés pour la vie, un staff presque parfait. Quand ça se passe comme ça en jeune alors tu n’as pas envie de quitter la maison. Je suis ici chez moi, j’ai fait des rencontres humaines incroyables. Il n’y a pas que le terrain. Et c’est pour ça que je suis heureux ici à Pau. Partir et laisser mes amis, cela m’aurait fait très mal.  

Des coéquipiers et un palmares en or

Est-ce que vous sentez aujourd’hui, que les jeunes s’identifient à vous ? 

C’est une fierté. Quand un gamin vient vous voir et vous dit que vous êtes son joueur préféré, comment ne pas être heureux. Je me revois moi à 9 ans dire un à un mec qu’il est mon joueur préféré. C’est juste incroyable. Le plus beau dans notre métier est de susciter de l’émotion aux gens. Que ce soit les jeunes ou les moins jeunes, les gens s’identifient à toi. Et ça c’est magnifique. On a de la chance de faire ce métier. Un métier en or. Il n’y a pas de sous métiers mais le nôtre est fabuleux. De me dire que je donne des frissons à des gens dans le Palais des Sports rien que d’en parler, j’ai des frissons. 

Vice versa, il y a certains qui ont des propos durs envers vous. Lisez-vous les critiques ?  

J’ai de la chance car la part de gens qui me critique reste minime par rapport à celle qui me supporte. Je ne sais pas comment ce serait si un jour tout le peuple palois se mettait contre moi. Peut-être que cela deviendrait difficile. Mais, c’est comme ça, je n’y prête pas attention. J’essaie de m’en servir, certains sont blessants donc je les laisse de côté. Je pense que ça fait partie du métier. Les critiques font aussi avancer. Moi je veux juste être en mesure d'aider mon équipe. Je travaille dur au quotidien pour au contraire faire en sorte que l'on continue à m'aimer. 

Par le passé, Elie Okobo dans des ITW a relevé le fait que les gens jugeaient par moment sans connaître véritablement le joueur ou l’homme. Quand on est jeune, on peut vite être touché par les critiques.  

Les gens ne te connaissent pas dans la vie de tous les jours, donc ils te jugent C’est comme ça. Pour Elie, les gens trouvaient peut être que sur le terrain, il avait une certaine confiance en lui. Mais pour le juger il faut connaitre, par moment après de belles actions il a célébré, mais comment lui reprocher. Tout  comme le public il vibre sur le terrain. Moi j’ai vécu et j'ai grandi avec lui, je sais qu’au fond de lui il a confiance, c’est l’une de ses plus grandes forces, mais il n’est pas prétentieux. Moi c’est pareil, les gens pensent que je suis qu’un besogneux, pas technique. Mais ils savent pas que ce matin j’étais au palais et que je travaille mon drible, mon shoot pour essayer de changer mon image. Mais le plus important, reste de savoir comment je peux aider mon équipe à gagner. Car on se souvient que des vainqueurs. 

Vous êtes le dernier mohican de cette génération 96-97, considérée comme l’une des plus belles de l’histoire de l’Élan Béarnais. 

Oui, c’est dur. Nous nous sommes connus à 15 ans. On a tout gagné en jeunes et aujourd'hui ils ne sont plus là. Mais c'est comme ça. Quand tu bascules dans le monde pro, ce n’est plus des copains, mais des collègues. Et jusqu’à présent, j’avais toujours des copains. Au début, il y Ivan Bede qui est parti. Ensuite Alex Moisy, puis Coco Carne et Lucas Dussoulier. Il restait toujours Elie, on n’était pas les meilleurs amis du monde, on ne sortait pas tous les jours en ville, mais on était complice. Aujourd’hui Elie est parti. J’ai de la chance d’avoir deux coéquipiers qui j’espère resteront à l’Élan que sont Alain Koffi et Yannick Bokolo, mais c’est pas la relation du joueur jeune. Je suis passé professionnel à ce niveau-là, et c’est un peu moins fun. C’est plus du boulot et moins d’amitié, mais on ne va pas se plaindre quand même, il est toujours possible de partager des supers moments entre nous. 

"Elie deviendra un grand joueur NBA"

Justement, Ivan Bede est votre ami. On vous a vu dans certaines de ses vidéos. Comment jugez-vous le fait qu’il ait totalement changé de voie ? 

Ivan a fait un choix et aujourd’hui il est heureux et c’est pour moi une chose très importante. Il s’est beaucoup testé. Mais il faut savoir, que je n’ai jamais vu une personne depuis que je suis à l’Elan Béarnais travailler autant que lui. Il était toujours à la salle. Il a décidé de partir aux États Unis, une expérience qui n’a pas bien fonctionné. Mais aujourd’hui il est en train de faire ce qu’il aime le plus. Et il le fait très bien. Donc chapeau à lui, je suis très heureux de le voir s’épanouir. Car à un ami on ne peut lui souhaiter que du bonheur. Dans la vie, il faut être heureux et je sais qu’il l’est aujourd’hui. Donc pour moi c’est le plus important même s'il me manque. 

Et vous si vous n’aviez pas été basketteur quel métier auriez-vous aimé faire ?

Un métier manuel. Que je puisse à la fin de la journée regarder ce que j’ai fait, pas regarder une liste de clients  à qui j’ai vendu un truc, mais un bout de bois que j’ai taillé, du goudron que j’ai coulé, alors ça va coller à mon image de besogneux, mais faire quelque chose de mes mains pour qu’à la fin de la journée je puisse être content de ce que j’ai réalisé. 

Pour revenir à Elie Okobo, suivez-vous ses workouts NBA ? 

Bien entendu. Pour être précis on a un groupe WhatsApp avec Corentin Carne, Alain Koffi, Yannick Bokolo, Jean-Mi Mipoka, Elie et moi. Il enchaine terrible, on le voit sur certaines vidéos qu’il est un peu fatigué, il y a ce passage à Denver où cela a été compliqué et où il a souffert de l’altitude. C’est un gros mois de juin. Mais sa côte grimpe et je suis heureux de le voir faire de très bonnes choses. Car il le mérite. Il a mis 44 points en playoffs, cela n’avait jamais été fait par le passé. Ce mec-là mérite d’être bien placé dans cette Draft, il mérite de jouer en NBA. J'ai aimé jouer avec lui, et je suis fier et heureux pour lui. 

Vous qui avez connu Elie à Pau, mais aussi Frank Ntilikina en équipe de France jeunes. Ont-ils des similitudes ? 

Ce sont deux joueurs différents. Je pense que Frank était mieux entouré à la SIG. Elie a eu les clefs de la boutique et il a parfaitement géré. Frank n’avait pas les responsabilités offensives qu’a eu Elie avec nous cette année. Mais moi, je préfère jouer avec Elie parcequ il y a une complicité. Je ne sais pas comment l’expliquer. Il a une certaine maitrise qui ne s’explique pas. J’étais étonné par son envie de bosser. Depuis que je suis en U16, j’ai vu des mecs hyper talentueux, que l’on voit à la Draft à 16 ans. Les mecs se voient arriver trop beaux. Elie a eu une hype tout au long de l’année, mais plus la date de la Draft avançait, plus il a travaillé. Il est parti à la rencontre d'un coach mental, cela montre toute son envie de réussir. Il a une superbe mentalité. S’il la garde, il n’a aucune raison de ne pas y arriver. J’ai confiance en lui. 

Lui tout comme vous prêtez énormément attention à bien travailler mais surtout à rester concentrés sur vos objectifs ? 

Oui, un jour Claude Bergeaud m’a dit, chaque petit pourcentage de chance d’arriver à ce que tu veux prend le. C’est con mais chaque petit détail compte. Tu as oublié la glace pour glacer tes genoux ? Repars au vestiaire la chercher. En déplacement je mets des chaussettes de contention comme ça je reste plus frais. Je me repose aux maximum pour etre en forme le jour J. Lui comme moi on essaie de tout faire pour y arriver et si on n’y arrive pas, pas de regret au moins on aura tout donné. Je ne veux pas avoir à regretter quoi que ce soit à la fin. Et je pense que pour Elie c'est la même chose. 

Vous partagiez la chambre en déplacement. Est-ce que par moment vous vous êtes confiés l’un à l’autre ?  

Oui, Elie était mon roomate. Donc on parlait beaucoup. Alors pendant la crise du mois de novembre/janvier, lui comme moi on a perdu pas confiance en nous. Je pense que c’était plutôt un soucis collectif avant tout. Je répète, il ne doute pas. Pourtant il y a eu des critiques. Mais il a toujours dit "ne vous inquiètez pas".  C’est pour ça qu’il a pu finir en trombe cette saison. Je repète il ne doute pas, où alors il ne le montre pas.  Il y avait de la pression, surtout pour lui, mais il n'a jamais craqué. Au contraire, il a montré qu'il avait les épaules pour la supporter.  Alors oui on se confiait l’un à l’autre c’est normal, sur la vie de tous les jours et pas que sur le basket. Mais je lui ai jamais dit « Écoute Elie, c’est trop compliqué je suis dans le doute etc ». Et lui pareil. C’était un plaisir de partager des moments tous les 2. 

Justement cette crise de résultats et la démission de Serge Crevecoeur. On vous a vu lui répondre quand il a dit en ITW, que l’Élan n’était pas prêt pour lui.

Serge Crevecoeur avait de très bonnes idées. Mais il vient de la finance, et là-bas je pense qu’il faut le mettre en place tout de suite. Il a essayé de changer les choses tout de suite et cela n’a pas marché. On ne peut pas le blâmer, mais lui ne peut pas dire que l’Élan n’était pas prêt. C’est Alain Koffi qui me disait qu’il avait lu une ITW d’Arsène Wenger qui expliquait qu’à son arrivée à Arsenal, il a d’abord tâté le terrain puis il s’est adapté aux coutumes avant de changer les choses. Je pense que Serge aurait réussi s’il avait eu cette approche-là. Au début il gagnait des matchs donc personne ne lui disait rien. Mais le jour où il a commencé à perdre, ben là on s’est permis de douter de lui. Moi je pense que c’est une bonne personne, mais la manière dont il est parti, ses sorties dans les médias me gênent. La manière m’a gêné. Si je devais reformuler tout ça je dirais que l’Élan et Serge Crevecoeur n’étaient pas compatibles à ce moment-là. Je n’ ai aucun souci avec lui et je suis content d’avoir croisé sa route. 

Puis Laurent Vila a pris les commandes et l’Élan Béarnais a recommencé à gagner jusqu’à disputer les playoffs. Pensez-vous que Laurent Vila peut devenir un grand coach ? 

Laurent je l’adore. Nous sommes complices. On se dit les choses et c’est important. J’ai rencontré Laurent à 14 ans. Aujourd’hui 22. 7 ans que je le croise tous les jours, donc je savais que c’était la meilleure solution pour l’Élan. Il a été assistant pendant très longtemps et il a beaucoup appris. S’il a l’intelligence de prendre toutes les bonnes choses de tous les coachs avec qui il a travaillé alors il peut être un grand coach. Il connait le basket, il sait manager les hommes, mais le monde du basket va très vite, il suffit de quelques défaites pour que tout s’écroule. Je ne veux pas lui porter malchance, mais moi j’y crois.

Une passion pour la nature et les voyages 

Qu’avez-vous prévu cet été ? 

Travailler sur mes points faibles. J’ai déjà commencé. Avec Julien Lalanne mais aussi Coco Carne et Alex Moisy. On travaille dur pour continuer à progresser. Puis une semaine en Serbie, je suis en phase de réflexion avec mon agent. J’ai vraiment envie de me frotter à autre chose. Puis je rentre chez moi, à Lavaur où je vais faire avec un coach spécial et les frères Morency une semaine avec un coach perso. Je vais me frotter à Jean Fred comme ça, cela va être très intéressant. Après je coupe, je pars avec Romuald Morency et Johan Clet au Portugal puis avec ma Chérie en Colombie. J’ai besoin de couper et de voyager, j’aime prendre la liberté. Puis retour à Pau afin de me préparer pour la saison prochaine ? 

A l’image de Will Yeguete, vous aimez voyager, vous évader et découvrir d’autres horizons. C’est une autre facette de Léo Cavalière ?  

J’ai eu la chance de voyager très jeune. Grâce à mes parents j’ai vécu deux fois 6 mois en république dominicaine. C’est une ouverture d’esprit incroyable. J’ai eu la chance d’aller en Asie, rencontrer d’autres cultures l’an dernier, c’est fabuleux. J’ai besoin de ça, je trouve ça magnifique de faire des rencontres. Tant que j’ai la chance de pouvoir le faire, Je veux voyager, rencontrer d’autres personnes, être loin de chez moi. Ce sentiment de légèreté. Il y a peut-être des étés où je ne pourrais pas, mais tant que je pourrais, je le ferais car j’ai besoin de ça pour me sentir heureux.  

Vous avez l’air aussi d’adorer la culture du Sud-Ouest et la ville de Pau ? 

Franchement Pau, c’est top. Si on parle niveau de vie, dans le Sud c’est super. Quand j’ai choisi l’Elan il n’y avait pas encore Monaco, Antibes ou Toulon. Donc c’était la seule ville qui proposait un bon climat. La ville est magnifique, j’adore faire des randos, j’ai les Pyrénées  à côté. Si j’ai envie de me dorer la pilule à la plage ou faire un beach volley, j’ai la plage à 1h en voiture. Niveau vie c’est le top, et je suis heureux ici vraiment. 

Voyage, nature, vous êtes aussi un amoureux des animaux ? 

Oui j’ai une petite chienne à la maison. Enfin maintenant, elle a grandi. J’ai toujours eu des chiens, mon père en avait, il les éduquait hyper bien. Un chien c’est hyper intelligent, c’est affectueux et ça fait du bien. J’aime la nature, j’aime les animaux, les voyages et le vin. Il ne faut pas oublier le vin (rires). J’aime la vie vraiment ! 

À Pau,

11 juin 2018 à 13:32
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Classement
34ème journée
15 mai
Monaco
83
-
77
Bourg-en-Bresse
Boulazac
96
-
86
Chalon-sur-Saône
Châlons-Reims
102
-
94
Pau-Lacq-Orthez
Cholet
81
-
80
Le Mans
Gravelines-Dunkerque
79
-
63
Hyères-Toulon
Le Portel
77
-
74
Lyon-Villeurbanne
Limoges
82
-
80
Nanterre
Levallois Metropolitans
78
-
86
Antibes
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93
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