JEEP ÉLITE

ITW TRENTON MEACHAM, LES SOUVENIRS D'UN FIDÈLE DU CHAMPIONNAT DE FRANCE

Nanterre Trent Meacham
Crédit photo : Claire Macel

Jeune retraité, Trenton Meacham revient sur son choix d'arrêter le basketball professionnel, sa carrière et ses nouvelles activités.

Futur papa pour la troisième fois, Trenton Meacham (1,87 m, 33 ans fin septembre) a décidé de tirer sa révérence après sept saisons passées en France. Ce joueur très apprécié tout au long de son parcours a indéniablement laissé son empreinte dans le championnat français. Nous sommes brièvement revenus avec lui sur sa carrière. Entretien.

Trent, tu as récemment officialisé ton retrait du monde du basketball professionnel. Était-ce un choix facile ?

Je ne pense pas que ce soit tellement facile pour quiquonque de quitter les terrains où tu as grandi. Je suis en bonne santé et je n'ai pas saisi les opportunités pour continuer à jouer : c'est assurément un choix difficile. J'ai vu des amis et d'anciens coéquipiers de retour sur les parquets lors de cette pré-saison et cela me fait manquer le basket. Cela dit, je sentais que c'était le moment pour moi de passer à autre chose. Ma femme, Theresa, et moi avons vécu en Europe et loin de nos familles pendant près de dix ans. Notre famille est train de grandir : on attend notre troisième enfant pour le mois prochain. Cela fait également quelques années que j'ai préparé ma reconversion. J'étais donc prêt à passer à autre chose de nouveau, j'ai une bonne opportunité de carrière et je crois que c'est que ce que je ferai maintenant.


Tu as déjà annoncé ta retraite en 2012 mais tu es finalement revenu dans le monde professionnel quelques mois plus tard. Avec du recul, pourquoi as-tu décidé de continuer à jouer ?
 
En 2012, j'avais besoin d'une pause dans ma carrière. C'est vrai, je pensais que j'en avais terminé avec le basket mais après m'être éloigné des parquets pour un certain temps, je me suis senti revitalisé et excité à l'idée de revenir sur les parquets. Prendre de la distance avec les terrains et reposer mon corps et le plus important, mon esprit, m'a permis de revenir sur le terrain avec plus d'objectif et plus d'envie qu'avant. 
 
meacham1537141124.jpegTrent Meacham a fini sa carrière sous les couleurs de Boulazac en mai 2018.
Il tournait encore à 11,3 points, 2,2 rebonds et 4,6 passes décisives pour 12,1 d'évaluation. ©
  - Sébastien Grasset.
 
 
Quel est ton projet pour le futur ? Devenir coach ?
 
Je ne sais pas exactement. Je vais continuer de rester engagé dans le basketball d'une certaine matière. Pour le moment, je suis associé avec un oncle qui tient une salle de basketball, organise des camps,  coache des équipes de jeunes et des équipes internationales. Je suis sur le terrain : je m'occupe des camps et des entraînements individuels. J'apprends aussi les aspects du business en tant que directeur de notre programme de jeunes, je m'occupe de l'organisation des tournois, du marketing et de l'organisation des déplacements. J'apprécie vraiment ce que je fais et je me concentre sur le fait d'apprendre le plus possible d'où je suis en ce moment. On verra où cela va me mener...
"J'ai toujours senti que j'étais pris à la légère"

Aimerais-tu suivre l'exemple de Bryan Mullins, un autre gars de l'Illinois passé par le championnat de France puis devenu coach en Université où il est entrain de se faire un nom.
 
Je ne connais que très peu Bryan. Je sais néanmoins qu'il est dans un très bon environnement à Loyola-Chicago. J'espère pour lui qu'il va continuer à grandir en tant que coach. Je ne suis pas sûr de suivre une trajectoire simillaire à la sienne mais je suis content pour lui et je ne lui souhaite que le meilleur.
 
Dans une précédente interview pour BeBasket, tu disais que les moments humains étaient plus importants que le nombre de titre gagné. Parmi ceux-là, lesquels retiendras-tu ?
 
Il n'y a aucun doute là-dessus. Les relations amicales et les expériences que j'ai eues la chance d'avoir sont de loin plus importantes que les matchs remportés, que les récomponses individuelles et les titres de champion. Je ne peux pas en faire une liste car il y en a beaucoup de trop mais j'ai beaucoup d'anciens copéquipiers et d'adversaires que j'ai côtoyé chaque saison avec qui je suis resté en contact et devenu amis. C'est pour ça que la vie est faite.
 
meacham1537141360.jpegAvec Nanterre en 2013/14
© - Sébastien Grasset.
 
 
Tu as joué pendant sept ans en France, ce pays occupe-t-il une place spécial dans ton cœur ?
 
La France est assurément une deuxième maison pour ma femme et moi. Nous apprécions la culture, les gens et la nourriture. C'est un pays magnifique, il a tant à offrir. J'ai hâte d'y revenir dans le futur avec ma famille !

Quelle est la meilleure équipes avec laquelle tu as jouée ? Le meilleur coéquipier ? Le meilleur match ? Le meilleur coach ?
 
C'est impossible de ne citer qu'une équipe, qu'un coéquiper, qu'un coach et qu'un match. Chaque équipe et chaque saison est unique. Je dirais que le championnat que nous avons gagné lors de ma première année à Nanterre était très spécial parce que cela représentait ce que j'ai ressenti durant ma carrière. J'ai toujours ressenti que j'étais l'outsider et un joueur pris à la légère. Je l'ai presque toujours vu sur le visage de mes adversaires qui étaient plus grands et plus athlétiques que moi mais, j'ai toujours trouvé une façon de gagner cette compétition grâce à mes qualités, ma gnaque, grâce au travail d'équipe qui a toujours été ce que qui m'a fait avancé. Cette saison-là avec Nanterre, on a apprécié jouer avec chacun et toute la construction.  Nous avons alors joué un super basket au bon moment et nous avons réalisé ce que personne n'attendait (décrocher le titre de Champion, ndlr). Surmonter ces aspects est ce qui restera en moi.
 
Concernant les coéquipiers, je ne peux pas citer un gars en particulier. J'ai eu la chance d'être entouré de beaucoup de joueurs talentueux, bosseurs et avec de forts personnages. Je voudrais cependant faire une dédicace à David Lighty, et j'en isole seulement un parce que nous avons été coéquipiers pendant quatree saisons. David (Lighty) n'a jamais eu de mauvais jour. Il s'est toujours démarqué par son incroyable énergie et son attitude positive. Le gars peut dormir trois heures et toujours s'entraîner en étant plus vocal et avec plus d'énergie que nimporte qui d'autre. Il apporte énormément d'intensité et de joie à l'entraînement chaque jour, il rend les séances d'entraîenements plus funs.
 
Lire aussi, "Trenton Meacham, l'itinéraire d'un champion atypique".
 
meacham1537140703.jpegAprès sept ans de bons et loyaux services,
Trent Meacham l'un des visages étasuniens les plus connus du championnat de France,
range les chassures au placard. Ciao Trent !
© - Claire Macel.
25 septembre 2018 à 16:55
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QUI A ÉCRIT CE PAPIER ?
THÉO QUINTARD
Plus qu'un simple ballon orange, le basket est inscrit dans mon ADN.
Théo Quintard
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