JEEP ÉLITE

JULIEN ESPINOSA : "JE PEUX RELATIVISER LA SÉRIE DE 0-9 MAIS LE NIVEAU DE JEU M'INQUIÈTE"

Crédit photo : Sébastien Grasset

Lanterne rouge de Jeep ÉLITE, Antibes n'a pas existé samedi à Bourg-en-Bresse (57-82). L'entraîneur des Sharks est particulièrement préoccupé par la pauvreté offensive de son équipe.

Battu samedi à Bourg-en-Bresse (57-82), Antibes a affiché un très faible niveau de jeu avec un manque flagrant de fluidité offensive. En conférence de presse après la rencontre, Julien Espinosa n'a pas cherché à masquer les défauts de son équipe, déplorant surtout une absence totale de création. Dans l'Ain, la ligne arrière a été en grande difficulté : Louis Campbell (particulièrement tendu hier) n'a plus ses jambes strasbourgeoises, Isaia Cordinier a fait la majorité de ses statistiques quand le match était plié, Aigars Skele a traversé la rencontre comme une âme en peine... S'il a souligné l'envie et l'investissement de son groupe, le technicien antibois l'a surtout mis face à ses limites.

"On manque cruellement de qualité offensive. Nos statistiques ne sont pas bonnes : notre nombre de passes décisives est bas (12), on perd trop de balles (15). Indéniablement, ce que l'on propose offensivement est trop pauvre. Il a manqué de la qualité d'exécution technique, le fait de trouver des solutions sur la création, les fixations et les passes pour libérer les joueurs qui seraient capables dans des situations de tirs ouverts d'avoir une efficacité supérieure. Il nous a manqué des créateurs. C'est notre neuvième défaite de suite : je voudrais que nous soyons conscients de notre pauvre niveau offensif. [...] J'étais embarassé pour mes joueurs de voir que l'on n'arrive pas à créer des décalages. Cela m'embête vraiment pour eux : ce sont des gars qui ont très envie de bien faire, qui travaillent fort, qui font beaucoup d'efforts. On ne peut pas leur reprocher leur qualité d'investissement au quotidien : il y a de la discipline et du sérieux. Mais en match, on s'aperçoit que cela ne passe pas. Je suis surtout embarassé pour eux, pour les joueurs censés apporter de la création dans l'équipe et qui ont du mal à le faire."

Antibes concerné par la lutte pour le maintien ? Rien de nouveau sous le soleil. Relégués en Pro B en 2014, revenus dans l'élite dès l'année suivante, les Sharks n'ont jamais réellement vécu une saison tranquille, à l'exception peut-être de l'exercice 2015/16, conclu à la 12e place du classement. De fait, si Julien Espinosa ne s'affole pas encore du bilan comptable (au vu des faibles écarts, seulement une victoire de retard sur Cholet et deux sur Fos-Provence), le natif de Nice s'inquiète surtout du niveau de jeu produit.

"Chaque année, on est sur la corde raide. Ce n'est pas que cette saison. L'an dernier, nous étions à 1-8 (en réalité, 5v-4d, ndlr), là à 0-9. Je peux relativiser la série par rapport à ce que l'on a fait la saison dernière mais c'est surtout le niveau de jeu qui m'inquiète. On a vraiment l'impression qu'on a du mal à avoir un déclencheur qui mettrait les joueurs dans de bonnes dispositions pour avoir des choses un peu plus simples à jouer. Je suis conscient que l'on ne peut pas demander à Tim Blue de faire aujourd'hui ce qu'il faisait par le passé, je suis conscient que l'on n'a pas pris Louis Campbell pour cela. Mais ils ont peut-être besoin d'aide et cela tombe bien, il y a Taurean Green qui arrive. On a besoin d'une plus-value technique dans cette équipe, c'est indéniable. J'espère que cela permettra aux joueurs présents d'avoir ensuite des actions un peu plus simples à exploiter.

Le soutien de Savo Vucevic

Désormais à la tête de Bourg-en-Bresse, Savo Vucevic a pris place sur le banc antibois entre 2007 et 2011. Quatre années où il a d'abord ramené le club des Alpes-Maritimes en LNB, remportant le titre de champion de France NM1 en 2008, avant de maintenir pendant trois saisons d'affilée, contre vents et marées, l'Olympique d'Antibes en Pro B. Dès le retour en seconde division, le Monténégrin avait fait appel à Julien Espinosa, âgé de 24 ans à l'époque, comme assistant-coach. Et s'il se dit "certain" que les Sharks vont bientôt mieux jouer, il observe d'un œil attristé la situation de son ancien protégé.

"Je suis triste pour Antibes. Ils sont vraiment dans la difficulté, j'espère qu'ils vont couper la spirale négative. C'est un club que j'aime bien : j'ai peut-être travaillé là-bas au cours des moments les plus difficiles de l'histoire du club car je les ai repris quand ils sont descendus en Nationale 1. Si on ne remontait pas en Pro B, c'était la survie du club qui était en jeu. Mes années à Antibes représentent une très grande fierté, on a travaillé dans des difficultés extrêmes et chaque maintien représentait un titre. Julien (Espinosa) est mon élève en quelque sorte, il a commencé avec moi. Il a beaucoup de qualités et il a déjà prouvé, par ses deux montées en Pro A et ses maintiens, qu'il est capable de faire de grandes choses. J'aimerais bien qu'il puisse trouver les solutions pour se maintenir."

À Bourg-en-Bresse,

11 novembre 2018 à 15:07
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