JEEP ÉLITE

L'EXCELLENTE OPÉRATION DE LA JL BOURG, IMPÉRIALE FACE AUX METROPOLITANS 92

Crédit photo : Jacques Cormarèche

Deux des plus sérieux outsiders de cette Jeep ÉLITE version 2020/21 se retrouvaient en duel à Ékinox ce mercredi soir. Et comme lors du match aller, la JL Bourg a pris le meilleur sur les Metropolitans 92 (86-77) et devance désormais son adversaire du soir.

Écran noir pour Sport en France et pour... Boulogne-Levallois ? Si l'on écoute Bastien Pinault, oui, les Metropolitans 92 n'ont pas fait ce qu'il fallait pour l'emporter ce mercredi soir à Ékinox. « Notre prestation a frôlé le ridicule », a-t-il lancé après la rencontre. « Beaucoup pensent déjà aux vacances. Il y avait zéro envie. On a manqué de tout ce soir : de l'intensité, de volonté de jouer ensemble, de gagner. » Cela se traduit par une inefficacité dans la raquette (33 rebonds à 47), par un faible nombre de passes décisives (13), par une succession de tirs ouverts loupés, par un jeu stéréotypé...

« So selfish »

Cela aurait pu tomber sur Archie Goodwin (5 points à 2/6) mais c'est Anthony Brown qui en a fait les frais. Après un énième tir manqué dans le quatrième quart-temps, l'ancien ailier limougeaud (2 points à 1/10 en 12 minutes) a été renvoyé sur le banc par Jurij Zdovc, à grands coups de reproches ("so selfish" / "tu es trop égoïste"), un qualificatif qu'il n'a pas accepté et qui a engendré un mini-accrochage entre les deux hommes, dédramatisé ensuite par le technicien slovène en conférence de presse. Et surtout, on a aussi pu constater le trou béant laissé par Tomer Ginat dans la raquette francilienne, tant Josh Owens est transparent (2 points à 1/3 en 14 minutes), au contraire de Neal Sako, qui se démène (6 points et 5 rebonds), certes, mais reste bien trop naïf, encore victime de son inexpérience.

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20 points pour David Michineau, meilleur marqueur des Mets, insuffisante saillie offensive...
(photo : Jacques Cormarèche)

Bref, c'est la JL Bourg qui a le mieux négocié son tournant, dépassant son adversaire au classement (16v-8d, contre 16v-9d pour les Mets) et Savo Vucevic pouvait s'en réjouir devant les journalistes. « Tactiquement, on a très bien joué. Si c'est une victoire qui compte double ? Absolument ! Battre deux fois les Metropolitans, ça veut dire quelque chose. » Sans Zack Wright ni Codi Miller-McIntyre, opéré avec succès de sa fracture du cinquième métatarse ce mercredi, avec un Hugo Benitez rapidement limité par les fautes en première mi-temps, l'équipe burgienne a pu compter sur le talent de Danilo Andjusic (22 points à 7/16, 4 rebonds et 5 passes décisives) pour la porter vers son précieux triomphe du soir (86-77). Auteur du tir de la victoire à l'aller, le maestro serbe a livré une première période magnifique, aussi bien capable de scorer à volonté (17 points) que de distribuer le jeu. Les options défensives prises par l'entraîneur monténégrin se sont aussi avérées payantes, telle cette zone-press qui a largement embêté Boulogne-Levallois et contribué à creuser l'écart (44-35, 18e minute). 

Gargantuesque Omic...

Et puis, même avec un seul meneur (même s'il convient également de saluer l'intérim efficace de Luka Asceric au poste 1), tout est évidemment beaucoup plus facile avec un vrai pivot dominant. Ce que n'a pas toujours été Alen Omic cette saison en Jeep ÉLITE, que ce soit à cause de sa blessure qui l'a considérablement ralenti cet hiver, d'un profil pas toujours adapté aux joutes tricolores ou d'une motivation fluctuante au gré des rencontres. Mais ce mercredi, face à son ancien sélectionneur national, le géant slovène a livré une prestation d'ogre : 20 points à 9/12, 16 rebonds, 3 passes décisives, 7 fautes provoquées et 1 interception pour 35 d'évaluation en 33 minutes. Et au-delà des chiffres, un impact énorme sur la rencontre. « J'avais une motivation toute spéciale aujourd'hui grâce à la présence de mon coach en face », souriait-il.

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Face à Neal Sako et les Metropolitans 92, Alen Omic a livré son meilleur match sous le maillot bressan
(photo : Jacques Cormarèche)

Un compliment dont se serait bien passé Jurij Zdovc, un peu désabusé par le festival offensif de son ancien protégé, rarement habitué à atteindre la barre des 20 points, ce qu'il n'avait plus fait depuis janvier 2020. « Il m'a surpris », soufflait le champion d'Europe 1993. « On l'a laissé avoir la balle trop près du panier et il est difficile à contenir au poste bas. On a bien vu aussi qu'il avait beau faire dix dribbles, personne ne venait aider Vitalis avec lui... » Une dernière phrase qui symbolise « l'égoïsme défensif » dénoncé par l'entraîneur boulonnais, tout de même satisfait de ne pas repartir avec les valises trop chargées (86-77, score final), tant l'addition aurait pu être plus salée (81-61, 37e minute). « On sortait de trois victoires de rang, peut-être que les joueurs se sont un peu relâchés, ça s'est vu à l'entraînement ces derniers jours. Mais ce sont des garçons intelligents, ça ne devrait pas se renouveler lors du prochain match. » Subtile manière de préciser que les vacances, évoquées par Bastien Pinault, sont encore loin...

À Bourg-en-Bresse,

05 mai 2021 à 23:07
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