JEEP ÉLITE

LE FABULEUX DESTIN DE SEKOU DOUMBOUYA

Basket le Mag 26 Sekou Doumbouya
Crédit photo : Basket le Mag

Basket le Mag s'est penché sur le parcours de Sekou Doumbouya dans son numéro du mois de janvier 2019.

Dans le n°26 de Basket Le Mag, Benoist Burguet, le formateur qui a repéré Sekou Doumbouya et fut son premier entraîneur, retrace l’histoire de l’actuel du Limoges CSP.

Comment il a découvert Doumbouya

«Un mardi après-midi de septembre 2012, j’étais dans un gymnase, j’allais dans la salle des gardiens chercher les clefs pour mon entraînement des benjamins de Fleury-les-Aubrais. Le bâtiment comprend aussi la piscine municipale, et j’ai vu deux gamins, mes deux petits meneurs de jeu, sortir dans le couloir, et avec eux un grand, qui est sorti au courant. Il faisait deux têtes de plus que les autres. J’ai demandé à mes meneurs : «C’est qui ?» Ils m’ont répondu : «Sekou !» Je l’ai interrogé sur son âge, il m’a répondu qu’il était né en 2000. (…) J’ai cette déformation professionnelle, à chaque fois que je vois un gamin qui est grand, de demander son âge. (…) Je lui ai demandé son carnet de correspondance pour vérifier, et j’ai appelé sa maman pour savoir si Sekou pouvait venir à l’entraînement le soir-même. Et l’histoire a commencé comme ça.»

En benjamin, déjà un phénomène

«Dès le début, en benjamin, j’ai dit : «Ce gamin sera drafté et va jouer en NBA». Des jeunes qui cassent tout en benjamin mais qui disparaissent ensuite, on en a vus beaucoup, mais Sekou, non seulement il dominait physiquement, mais il était tout fin, c’était un bébé, poupon, et niveau basket, il savait faire plein de choses, des reverses… Il avait une agilité que je n’avais jamais vue à cet âge. Je peux le dire maintenant, des années plus tard, mais parfois, à l’entraînement, j’avais envie de l’applaudir ! J’étais en admiration, de sa gestuelle, sa technique. Il faisait 1,84 m, il avait de bonnes mains, il montait la balle. Un jour, il s’est blessé à la main droite et il a mis 40 points de la main gauche.»

L’avenir, la NBA...

«Pour la suite, rien n’est acquis. Mais pour moi, il est sauvé. J’emploie ce mot : sauvé. J’espère qu’il sera drafté, qu’il jouera en NBA, etc., mais je me dis : «Au pire, on sait qu’il a le niveau pour la France, donc il fera carrière en Jeep ÉLITE». C’est déjà exceptionnel de dire ça ! Je suis fier. De lui. Moi, le seul truc que j’ai fait, c’est d’aller chercher les clefs à la piscine et de le voir ! Mais c’était un destin. Il a été envoyé pour ça. Dès qu’on l’a mis dans une salle de basket, ça a été l’éclaircie de sa vie. Et puis c’est un gamin gentil. Une fois, il est rentré à Orléans, il est arrivé avec deux sacs plein de vêtements, des dotations de l’équipe de France, etc., et il a tout donné aux gamins qui étaient là. Tout. Cette image me restera toujours. Ça venait du cœur, parce que c’est un gamin. Sekou, c’est une histoire exceptionnelle. Il était peut-être proche de rentrer dans son pays, de ne pas être Français… Ce qui m’intéresse, ce n’est même pas l’après. La NBA, tout ça, machin, ça ne me parle pas. La plus belle histoire, elle est avant.»

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11 janvier 2019 à 13:15
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