JEEP ÉLITE

LEVALLOS L'EMPORTE À MONACO APRÈS PROLONGATION

Roko Ukic Levallois 201819 Sébastien Grasset
Crédit photo : Sébastien Grasset

L'AS Monaco et sa petite rotation ont craqué en fin de match face à des Metropolitans plus frais.

A Monaco,

C’était une des affiches de cette journée et elle a tenu toutes ses promesses ! Après une rencontre de haute voltige, Levallois a réussi à se défaire de Monégasques pourtant en confiance grâce à un comeback retentissant dans le dernier quart-temps, qui a permis aux Metropolitans d’arracher la victoire en prolongations (87-89).

Le premier quart-temps a tout de suite donné le rythme du match avec deux équipes plaisantes à voir évoluer sur le parquet et emmenées par deux meneurs de jeu de talent ainsi que des raquettes costaudes. Le public assiste donc à de beaux duels à l’image de celui entre Elmedin Kikanovic (14 points et 4 rebonds) et Julian Wright (13 points et 16 rebonds). Le premier nommé pend l’avantage grâce à son jeu de jambes malicieux et son touché de balle toujours aussi efficace. Même si Derek Needham (8 points et 8 passes décisives) est bien muselé par Maxime Roos (4 points), Monaco prend tout de même les devants (19-16, 10’).

Le meneur des locaux ne pouvant pas s’exprimer comme à son habitude tout comme Roko-Leni Ukic (9 points et 9 passes décisives) en face, le jeu se porte naturellement dans la raquette où le combat physique est impressionnant. Les intérieurs se rendent coup pour coup et c’est finalement Paul Lacombe (21 points, 8 passes décisives, 4 rebonds et 3 interceptions) qui se révèle être un facteur X de taille pour son coach Sasa Filipovski. L’international français s’appuie sur son jeu de pénétration dans un premier temps avant de punir ses vis-à-vis sur le tir extérieur (3/7).

Levallois compte de son côté sur un Jaron Johnson (20 points à 7/12 au tir et 5 rebonds) adroit à 3-pts pour tenter de s’accrocher, mais les Monégasques contrôlent parfaitement le match et maîtrisent la raquette défensivement. Signe de cette réussite dans ce secteur, le duo Julian Wright – Mouphtaou Yarou (16 points et 7 rebonds) est contenu à seulement quatre points à eux deux (44-35 à la mi-temps).

Comme avait fini le deuxième quart-temps, l’entame de la seconde période ne baisse pas d’intensité. Côté visiteur, Rasheed Sulaimon (11 points) inscrit deux paniers à 3-pts consécutifs tandis que Paul Lacombe porte toujours son équipe. Monaco maîtrise son sujet (62-53, 30’) et le public est loin d’imaginer ce que son équipe va connaître quelques minutes plus tard.

Muets offensivement pendant trente minutes les leaders de Levallois tels que Roko-Leni Ukic et Julian Wright commencent à prendre confiance et les locaux le payent très cher physiquement. Après avoir donné beaucoup d’intensité, la faible rotation en raison des absences (Yakuba Ouattara) pèse dans la rencontre. Alors que Monaco mène 77-68, les Metropolitans infligent un sévère 10-3 en trois minutes pour emmener les deux équipes en prolongations.

A bout de souffle, Monaco tente de s’accrocher mais le match a définitivement basculé mentalement et physiquement. Derek Needham, qui aura joué toute la rencontre ( !) et ses coéquipiers laissent donc filer le match dans l’ultime minute. Le meneur de l’ASM possède le tir de la gagne mais est incapable de le convertir en succès (87-89).

Enchaîner les matchs entre Eurocup et Jeep Elite est extrêmement difficile et cette rencontre l’a une nouvelle fois démontré. Même si Monaco était en confiance après son succès à Belgrade, jouer à seulement huit joueurs pendant 45 minutes s’est révélé impossible. Levallois en a profité sans pour autant voler ce match. Les hommes de Frédéric Fauthoux ont montré une belle force de caractère qui leur permet d’enchaîner une quatrième victoire en cinq matchs.

Les réactions après la rencontre :

Jaron Johnson : « On n’a jamais abandonné, même quand on était menés en première période. On a continué à se battre et cela à payer. »

Frédéric Fauthoux : « C’est une grosse victoire pour nous. On savait que ce serait un match âpre. On n’a pas été assez intense en première période contrairement à la seconde. L’équipe a été exemplaire en termes de solidarité. C’est la force de cette équipe et le groupe vit bien. [Concernant les leaders] On les attend dans les moments importants et autour d’eux, tout le monde se greffe bien. La complexité résidait à construire une équipe avec six nouveaux joueurs en début de saison et je pense que on a réussi. »

Remi Barry : « C’était vraiment difficile avec un effectif réduit et on n’a pas eu beaucoup de temps pour préparer le match de Paris. Personnellement, je n’ai pas senti de difficultés physiques, je pense que c’était un problème de concentration. On avait le match en main et on n’a pas su finir. »

Sasa Filipovski : « Nous avons bien joué en attaque mais la fatigue a été difficile à gérer. On a manqué d’énergie en prolongations. Mes joueurs ont tout donné mais c’est difficile de jouer avec deux joueurs avec plus de quarante minutes de jeu. Maintenant, nous avons deux jours de récupération pour nous remettre. »

18 novembre 2018 à 10:54
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