JEEP ÉLITE


MALCOLM CAZALON : JOUER EN PRO DÈS CETTE SAISON POUR ÊTRE DRAFTÉ EN 2020

Malcolm Cazalon U17 Mondial 2018 FIBA
Crédit photo : FIBA

Malcolm Cazalon a décidé de quitter l'ASVEL pour passer professionnel à la JL Bourg. Il nous explique son choix.

Après deux saisons à l'ASVEL, Malcolm Cazalon (1,96 m, 17 ans) a fait le choix de s'en aller avant même ses débuts dans le monde professionnel. C'est justement parce que l'ASVEL ne lui proposait pas cette option pour l'exercice à venir qu'il a fait ce choix. "Je voulais prouver que je pouvais jouer en pro cette saison, nous a-t-il expliqué. Je pensais et je pense avoir la capacité à prouver que je peux le faire. A Villeurbanne, ils ne me proposaient seulement de faire les entraînements en pro et de jouer avec les espoirs. Ca ne m'intéressait pas du coup j'ai pris la décision de partir."

C'est le 10 juin, au retour du stage de Castelnau-le-Lez avec l'équipe de France U17 masculine, que l'ancien joueur de la Chorale de Roanne a appris qu'il ne ferait pas partie de l'équipe professionnelle de l'ASVEL dès la saison 2018/19, au contraire du meneur Théo Malédon et de l'arrière Sofiane Briki qui ont signé un contrat de trois ans. Il a ainsi pris la décision, avec son agence Comsport, d'opter pour une autre direction. Surtout que l'ASVEL ne lui proposait qu'un contrat aspirant et pas encore de contrat professionnel.

Lire aussi, "Malcolm Cazalon, l'animal que l'ASVEL veut dompter".

Un contrat de 3 ans avec la JL Bourg

"J'avais plusieurs offres et la meilleure pour moi était celle de Bourg-en-Bresse", explique-t-il sobrement, lui qui n'envisageait pas de prêt. Outre la Jeunesse Laïque, Cholet, Monaco et Chalon se sont manifestés. "Je devais aller leur rendre visite mais je n'ai pas eu le temps, tout s'est passé par téléphone. L’Élan Chalon me proposait d'être le 11e homme mais je voulais être dans les 10."

Il a tout de même attendu la fin du Mondial pour faire son choix. "Je suis resté concentré sur le championnat du monde, j'ai attendu le retour pour prendre le temps d'étudier les offres que j'avais reçues." Dont celle de Bourg. "Je suis allé visiter le club, discuter avec eux. Ils ne m'ont pas vendu du rêve comme certains clubs auraient pu le faire. Ils m'ont dit les choses clairement, sincèrement. (Le coach) Savo Vucevic a été clair avec moi et m'a dit qu'il s'en fichait de mon âge. Pour l'instant, tout ce qu'ils m'ont dit, ils le font et je suis très heureux d'être ici. Ça se passe très bien." Outre Cazalon, Bourg a fait venir d'autres jeunes joueurs pour son effectif professionnel (Bathiste Tchouaffé) mais aussi son centre de formation (Johan Randriamananjara, Hugo Cossé). "C'est une grosse structure. On a accès à la salle d'entraînement 24 heures sur 24. Il y a également l'école de meneur. C'est vraiment fait pour que les joueurs soient concentrés dans le basket, qu'ils ne soient pas dispersés."

Le bac, la vie en appartement et le travail individuel

A 17 ans, Cazalon a cependant encore 4 années d'éligibilité en Espoirs. Il n'est pas rare de voir à ce niveau des jeunes en mal de temps de jeu avec les professionnels alors qu'il avait été annoncé qu'il serait professionnel à part entière. En fin de saison 2017/18, on a ainsi vu Luc Loubaki jouer avec les Espoirs monégasques ou Olivier Cortale avec ceux de la SIG Strasbourg. "Je ne m'entraînerai pas avec les Espoirs. Quant à y jouer, je ne sais pas. Ça dépendra de mon temps de jeu avec les professionnels." Il faut dire qu'il aura un emploi du temps chargé. Déjà, il n'a pas l'intention d'abandonner ses études. "Je vais avoir des études aménagées avec des profs particuliers. Je veux avoir le bac." En plus, il va devoir s'adapter à une nouvelle vie, en vivant tout seul. "Un jour ou l'autre, il faut partir de chez maman ou du centre de formation où tout est fait pour toi. Maintenant j'y suis et je gère bien." Sans oublier le travail individuel que le club lui a prévu avec Slobodan Savovic, à partir de septembre. "C’est un prospect, un joueur qui a du talent", explique Savo Vucevic dans le prochain numéro de Magville. "Il est très jeune et à son âge, il ne faut pas uniquement lui donner du temps de jeu. Il faut le mettre dans un système de travail au quotidien, sur le terrain et en dehors. Le former d’un point de vue basket, c’est bien, mais ça ne suffit pas. Il y a tellement de choses à apprendre à côté. C’est important pour le développement d’un joueur et je pense qu’il pourra trouver tout cela à Bourg. Il sera notre dixième homme."

En tout cas, Malcolm Cazalon arrive à la JL Bourg avec un statut spécial. Gros potentiel, ce poste 2/3 qui doit à terme "mesurer 2,00 m" a confirmé lors de la Coupe du Monde U17 fin juin / début juillet. En compagnie de Théo Malédon et Killian Hayes, il a porté les Bleuets jusqu'en finale. Sur la compétition, il a tourné à 16,4 points à 46,9% de réussite aux tirs, 4,4 rebonds, 2,1 passes décisives, 2,7 balles perdues et 3 interceptions pour 15,7 d'évaluation en 25 minutes avec notamment un carton contre la Turquie en quart de finale (30 points à 11/20). "C'était une superbe expérience. Mes performances sont surtout dues au coach qui m'a beaucoup mis en confiance (il répète). Il m'a donné beaucoup de responsabilités. Je ne pensais pas qu'il me donnerait autant étant donné que je n'avais pas joué en U16 et que je ne sortais pas d'une grosse saison à l'ASVEL."

La fin de ses douleurs aux genoux

En effet, Cazalon s'était d'abord montré prometteur en Espoirs (U21) avant de devoir mettre fin à sa saison prématurément à cause de tendinites aux genoux. Guéri après avoir du déclarer forfait pour l'EuroBasket U16, il a alterné les hauts et les bas la saison passée en club. Il a fini la saison Espoirs à 12,5 points à 40,3% de réussite aux tirs, 4,7 rebonds, 2,3 passes décisives et 1,7 interception pour 11,3 d'évaluation en 28 minutes dans une équipe elle aussi irrégulière. "Il y a eu des hauts et des bas, comme toujours. Ce n'était pas toujours facile mais j'ai travaillé dur pour faire ce que j'ai fait aux championnats du monde." La bonne nouvelle a cependant été la fin de ses douleurs récurrentes aux genoux, lui qui n'était pas du construit physiquement il y a deux ans. "Je me suis fait une entorse au poignet à la veille du premier match du championnat. Pendant cet arrêt, avec Manuel Lacroix le préparateur physique de l'ASVEL, j'ai beaucoup travaillé sur mes jambes. Cela m'a bien aidé sur le reste. Je ne suis plus embêté par mes genoux, je n'ai plus de douleurs."


En finale nationale du Tournoi interligues en 2016 (photo : Olivier Fusy)

La concurrence favorable au développement

S'il a commencé à se développer physiquement, il a encore du chemin pour avoir un vrai corps de joueur professionnel. "Il faut que je développe mon physique, que je sois plus dense, plus dur. Il faut également que je progresse sur mon intelligence basket. Le monde jeune, c'est plus foufou que le monde pro qui est plus calme." Sachant qu'il a déjà progressé à ce niveau lors des deux saisons à l'ASVEL, où il dit partir sans rancoeur même s'il a déjà noté la date de la première opposition entre Bourg et l'ASVEL, le 22 décembre. "J'y ai beaucoup appris. On était entouré d'anciens pros, le président c'est Tony Parker, le GM c'est Yohann Sangaré qui donne beaucoup de conseils. La première saison, j'ai vraiment kiffé. Ils ne m'ont pas jugé par rapport à mon âge, ils m'ont lancé, ils m'ont fait jouer en Espoirs. La deuxième année a été plus compliquée, mais bon..." Les places sont cependant chères à l'ASVEL qui a fait venir quelques uns des meilleurs prospects français, en même temps. "Des fois tu vas dans des clubs où ils vont tout te donner donc tu vas un peu te relâcher, moins faire d'efforts. La concurrence, ça t'oblige à t'entraîner plus, plus dur si tu veux te montrer."

Cette concurrence, il la vivra différemment à Bourg. Il partagera son quotidien avec des professionnels, comme Zack Peacock, MVP en titre de la Jeep ELITE. De quoi l'inspirer. "Si j'ai besoin de conseils, je n'hésiterai pas à aller vers lui. Quand tu t'entraînes avec des joueurs comme lui, Garrett Sim, tu ne peux que progresser." Il faudra vite progresser car il est ambitieux. "Je veux me présenter à la Draft NBA en 2020. Cette année, je veux progresser, surtout physiquement. J'espère avoir le maximum de minutes aux pros car j'aurais montré au coach que je suis là. Je veux être un joueur comme un autre pour le coach, qu'il se dise ''lui c'est le jeune de 17 ans''. Il n'est pas comme ça, il s'en fiche de l'âge, mais voilà, il y a toujours cette étiquette qui peut vite revenir." Après son Mondial et son camp de Trévise, il sera suivi par les scouts NBA. Très serein, il dit ne pas s'en soucier. Au contraire même. "Cela me motive, ça me donne envie de faire plus."

Ses premiers pas avec Bourg en match à l'Ain Star Game la semaine prochaine

L'effectif au complet avec la signature de Daniel Dixon, les joueurs américains arrivés en cours de semaine (il manque encore Kerem Kanter), la JL Bourg a débuté le travail collectif jeudi et jouera son premier match de préparation  en vue de l'Ain Star Game qui débute mercredi prochain. "C'est à moi de prouver, de montrer que je peux jouer. Je ne mets aucune pression, je fais ce que j'ai à faire et je prends du plaisir." Un discours tranquille pour une grosse ambition.

En Espoirs sous les couleurs de l'ASVEL (photo : Sébastien Grasset)

24 aout 2018 à 16:47
TAG
DID YOU LIKE IT ?
0 PARTAGE
Facebook share
0 COMMENTAIRE
QUI A ÉCRIT CE PAPIER ?
GABRIEL PANTEL-JOUVE
Tout ça pour mettre une balle dans un cercle.
Gabriel Pantel-jouve
VOUS EN PENSEZ QUOI ?
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
TOUTE L'ACTU
<
1
/
5
>
jeep élite
-
pro b
-
lfb
-
nm1
Résultats
Classement
34ème journée
15 mai
Monaco
83
-
77
Bourg-en-Bresse
Boulazac
96
-
86
Chalon-sur-Saône
Châlons-Reims
102
-
94
Pau-Lacq-Orthez
Cholet
81
-
80
Le Mans
Gravelines-Dunkerque
79
-
63
Hyères-Toulon
Le Portel
77
-
74
Lyon-Villeurbanne
Limoges
82
-
80
Nanterre
Levallois Metropolitans
78
-
86
Antibes
Strasbourg
93
-
77
Dijon
Autres journées
Coaching