JEEP ÉLITE

NANTERRE 92 TROP FORT POUR L'ELAN BÉARNAIS

Crédit photo : Claire Macel

L'Elan Béarnais n'a pas pu rivaliser avec Nanterre 92 ce mercredi soir en match avancé de la 17e journée de Jeep ELITE. Les coéquipiers d'Isaïa Cordinier ont réalisé un grand match et signent un succès qui va compter dans leur saison. 

C’était le match de la peur. Une rencontre ciblée par les deux équipes, par les deux entraineurs. Mais dès l’entre-deux, il était très facile de s’apercevoir que Nanterre 92 avait plus la rage que leurs vis-à-vis venus du Béarn. Car un match de basket se gagne avec le talent individuel ou collectif mais aussi la détermination et l’envie de faire mal à son adversaire. Surtout quand les deux équipes, après un début de saison raté, scrutent les dernières places de la Jeep ELITE. 

Pau n’était tout simplement pas prêt. Certes, l’équipe doit jouer sans son meilleur joueur Nicolas De Jong mais ce n’est pas une excuse. Le 13-0 initial encaissé, alors que l'EBPLO est en situation critique, n'est ainsi pas acceptable.

Mais le mérite revient à Nanterre qui aura joué un match consistant pour ne pas dire référence cette saison pendant 40 minutes. Avc un excellent 17/31 à 3-points et 20 passes décisives, les hommes de Pascal Donnadieu ont été dans un grand soir. Même s'ils ont bien été aidés par la « défense » des Béarnais, il y a énormément de points positifs à tirer. A l’image d’un Isaïa Cordinier au four et au moulin. L’ancien joueur des Sharks d'Antibes aura roulé sur ses adversaires tout au long de la soirée. Il aura fait étalage de toute sa panoplie offensive qui fait de lui l’un des meilleurs joueurs à son poste en France. Une prestation qui confirme qu’il ne restera pas très longtemps sur le territoire français. Il termine la rencontre avec 19 points à 7/9 aux tirs, 5 rebonds et 3 passes décisives pour 23 d’évaluation. 

 Il n'y pas de patron à Pau 

Mais malgré un début de match raté, une première mi-temps compliquée, Pau a réussi à revenir dans le match et même passé devant grâce au coup de chaud de Tyrus McGee (27 points). Il a été le seul Palois à montrer de belles choses en attaque ce mercredi soir, même si parfois il est un peu individualiste. Auteur de 4 paniers à 3-points consécutifs, il a laissé croire aux supporters béarnais que l’exploit était possible… mais c’était avant le réveil de Spencer Buttlerfield. Le sniper de Nanterre, muet dimanche à Monaco, a pris feu dans le troisième quart temps. Alors que son équipe était menée 57 à 55 à la 24e minute, il a inscrit 17 points en 5 minutes (6/6 aux tirs dont un 5/5 à 3-points). Tout simplement phénoménal à l'image de son match (27 points en 16 minutes, tout en seconde période). Il n’en fallait pas plus pour mettre KO les Béarnais qui ne se relèveront jamais du déluge (21-5) qu’ils ont reçu sur la tête dans ce troisième acte. 

Nanterre a retrouvé le sourire ce mercredi soir. Cependant, le chemin est encore long et le plus dur sera de confirmer afin de remonter dans les hauteurs du classement, à une place plus conforme aux habitudes de ce club habitué à une régularité dans la performance.

Le retour vers Pau va être compliqué pour Laurent Vila et sa bande. Surtout qu’ils ne vont avoir qu’un jour pour préparer le déplacement périlleux à Roanne. Un match extrêmement important qu'il faudra aborder d’une autre manière. Montrer de meilleures valeurs et surtout faire honneur à ce club et à ses couleurs. Dans cette équipe, il n’y a pas de patron c’est un fait. Mais l’absence de solidarité est criante. 

Le body langage de certains joueurs n’est pas bon et les mauvaises réactions dans la déroute sont trop nombreuses. Pau a terminé la rencontre avec Yohan Choupas et Thibault Daval-Braquet et c’est à ce moment-là qu’ils ont montré un sursaut d’orgueil. Mais les deux jeunes joueurs ne pourront pas sauver Pau du naufrage cette saison. Si les leaders ne se réveillent pas et qu'ils ne prennent pas conscience de l’urgence de la situation, alors le club est en péril. C’est sans doute ça que le staff palois va répéter à ses hommes dans les heures qui suivent.

27 novembre 2019 à 23:28
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