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POUR GEORGI JOSEPH ET ALI TRAORÉ, L'HEURE DE LA REVANCHE A SONNÉ

Ali Traoré AS Monaco Sébastien Grasset
Crédit photo : Sébastien Grasset

A Monaco, les deux vétérans ont retrouvé un rôle qui leur plaît au sein d'une équipe qui gagne.

Samedi 17 février 2017. Assis dans les tribunes la veille de la finale de la Leaders Cup Pro B, Marcellus Sommerville l'intérieur d'Orléans est déjà présent à la Disney Event Arena. Le vétéran assiste tour à tour aux victoires de Monaco et du Mans en demi-finale de la Leaders Cup Pro A. Deux hommes attirent son attention, Antoine Eïto et Georgi Joseph. Avec eux, il a galéré la saison passée, à Orléans déjà, l'équipe ayant fait la course derrière en championnat pour au final être reléguée en Pro B.

Le lendemain, après sa finale perdue contre Denain dans un match de fou, les deux hommes s'affronteront en finale. Pour Eïto, rien d'étonnant. Il est dans la force de l'âge (29 ans), est un meneur français de niveau Pro A (un poste où l'on retrouve beaucoup d'Américains), a récemment été All-Star.

Pour Georgi Joseph en revanche, c'est une sacrée revanche. Âgé de 35 ans, le Parisien est arrivé à l'AS Monaco l'été dernier pour la préparation. Puis il a signé un mois pour remplacer Bangaly Fofana. Et enfin pour la saison. Sur cette Leaders Cup, il était titulaire en l'absence de son grand ami, Amara Sy, et il a plus que tenu la route. En Pro A cette saison, chez le co-leader du championnat, il passe en moyenne 19 minutes sur le parquet (4,8 points à 52,1% de réussite aux tirs, 4,3 rebonds et 0,4 contre pour 8,3 d'évaluation en 17 minutes).

"Georgi Joseph joue le meilleur basket de sa carrière alors que ce n’était pas une star de notre championnat", a commenté dans Ouest-France le président du Mans Sarthe Basket Christophe Le Bouille après la finale. Non, Georgi Joseph est utilisé pour faire du Georgi Joseph, comme il l'a fait déjà dans des équipes de haut de tableau du championnat, comme Orléans en 2012, quand l'équipe aurait du être sacrée championne de France, ou du moins aller en finale contre Le Mans. En quart de finale contre le favori pour le titre de MVP, Zachery Peacock, il a embêté tout le long ce dernier, qui n'a même pas pu toucher la balle pendant de longues périodes.

A Monaco, Joseph gagne donc. Surtout, il revit, comme il le déclarait récemment sur le site Internet de la LNB.

"Avec ce que je vis à Monaco, c’est le jour et la nuit (avec sa saison dernière à Orléans, NDLR). Ca n’a strictement rien à voir, au niveau sportif, émotionnel, humain, à tous les niveaux. Je n’ai jamais connu une expérience pareille. Tout le monde est en osmose. Tout le monde va dans la même direction. On travaille pour un seul but, le bien-être de l’équipe. Le coach ne fait pas de favoritisme. Derrière, c’est aussi la façon de faire de l’Europe de l’Est. J’ai fait pas mal de clubs en France, là c’est très différent. Il n’y a pas de jeu de manipulation, pas d’hypocrisie. C’est franc, peut-être froid mais toujours direct. La dernière personne que j’ai connue qui était comme cela, c’était Christian Fra, l’ancien président de Nancy. Ils savent récompenser les efforts. Dans l’équipe, il y a zéro égo. Dans quelle équipe, le MVP en titre accepterait de sortir du banc ? Des joueurs expérimentés acceptent de se sacrifier, comme Elmedin Kikanovic, Sergii Gladyr, Chris Evans, Gerald Robinson… je peux tous les citer, un par un. C’est très, très rare.

(Concernant son rôle) Oui je m’y retrouve bien. Je connais mon rôle, je sais ce que le coach attend de moi. Ici, on se concentre sur le basket et c’est ce que j’aime. Les Européens de l’Est aiment quand ça joue dur et juste. J’aime cette intensité. C’est dans quoi je prends le plus de plaisir. J’ai envie de gagner et on sent que ce groupe a soif de victoire. Il n’y a pas de petit match. On veut gagner chaque match."

Ali Traoré voulait prendre sa retraite

Sur cette Leaders Cup, Joseph a partagé la raquette avec le Bosnien Elmedin Kikanovic mais aussi Ali Traoré. Cet autre vétéran français (33 ans à la fin du mois), après deux saisons de galère (voire plus) est arrivé pendant les fêtes pour remplacer Bangaly Fofana à son tour, jusqu'à la fin de saison. Moins de deux mois plus tard, il gagne un trophée avec un impact certain (7,7 points à 64,7% de réussite aux tirs et 3 rebonds pour 8,3 d'évaluation en 13 minutes). De quoi retrouver le sourire. Et surtout le goût du basket.

20 février 2018 à 12:14
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