JEEP ÉLITE

RÉGIS BOISSIÉ (CHOLET) : "ON NE PASSE PAS DU CHAMPIONNAT ESPOIRS À LA JEEP ÉLITE EN UN CLAQUEMENT DE DOIGT"

Killian Hayes Cholet Basket 201819 Sébastien Grasset 1
Crédit photo : Sébastien Grasset

Cholet vit un début de saison compliqué.

Avant-dernier de Jeep ELITE, premier en Espoirs. C'est le paradoxe que vit le Cholet Basket pour le moment cette saison. Grâce à son réseau, tissé au fil des années, le centre de formation maugeois possède des joueurs lui permettant d'enchaîner les saisons réussies en U21. Cette année, le club a fait le choix d'en responsabiliser deux (Killian Hayes et Melvyn Govindy) au sein de l'équipe professionnelle. Si de nombreux postes 5 sont venus s'ajouter à l'effectif depuis (ils sont quatre !), poussant Govindy en bout de rotation, Killian Hayes a moins de concurrence à l'arrière (trois joueurs seulement). Considéré comme le prospect numéro 1 du basketball masculin français, il peine à s'imposer en Jeep ELITE pour le moment (5,6 points à 38,1% de réussite aux tirs, 1,5 rebond et 2,8 passes décicisives pour 5,5 d'évaluation en 19 minutes).

"On savait que le challenge serait difficile et il l’est, rappelle l'entraîneur Régis Boissié dans Ouest-France. On a misé sur un type d’équipe et un projet qui demande du temps. On ne passe pas du championnat espoirs à la Jeep ÉLITE en un claquement de doigt. Il a un temps d’adaptation, de frustration même je pense pour Killian (Hayes) notamment. Il faut intégrer tout ça. En sport, avec les dynamiques, il suffit parfois de pas grand-chose. Si nous avions été portés par une vague positive, peut-être qu’on aurait battu Pau ou Gravelines… C’est comme ça, à nous d’inverser la tendance."

Difficile cependant pour un jeune joueur d'être efficace quand le résultat immédiat est obligatoire, que l'équipe est mal équilibrée à cause d'un recrutement raté, qu'elle est constamment bouleversée avec des arrivées et (bientôt) des départs. Une situation contraire à celle que vit Théo Malédon (qui a le même âge que Killian Hayes) à l'ASVEL. La stabilité n'est pas le maître mot du CB et ce "temps" dont parle Régis Boissié finit par évoluer en pression. C'est le monde professionnel et Hayes comme Govindy devront faire avec, surtout s'ils aspirent à une grande carrière. Pas le temps de se plaindre pour eux car un gros match se profile à l'horizon avec la réception de Monaco samedi pour la 9e journée de championnat.

"C’est une très forte équipe, oui. Elle a un vrai pouvoir de dureté, d’intensité, de puissance, de vitesse. C’est une équipe très athlétique et il va falloir que physiquement, nous soyons prêts à répondre à ça. On l’a fait à Gravelines il n’y a pas si longtemps. Le match de Coupe de France a été un coup d’arrêt par rapport à notre progression, à ce qu’on montrait. Il faut pas l’oublier, mais ne pas non plus oublier qu’on a été très proche de battre Gravelines, qu’on a poussé Limoges, Pau, qu’on a battu Fos-sur-Mer… On était sur une progression, il nous manque la concrétisation et c’est vrai, Rouen est un coup d’arrêt."

Un succès à la maison (enfin) pourrait lancer la saison choletaise. Mais ce ne sera pas simple, loin de là !

09 novembre 2018 à 14:09
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