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"TOUS LES PRÉSIDENTS SONT UNANIMES", EXPLIQUE MARIE-LAURE LAFARGUE (BASKET LANDES) À PROPOS D'UN PASSAGE À 14 CLUBS EN LFB

MLL
Crédit photo : Basket Landes

Présidente de Basket Landes depuis 2018, Marie-Laure Lafargue s'est confiée sur BeBasket sur de nombreux sujets. L'ancienne étudiante de Sciences Po Paris est revenue sur la première expérience du club landais en EuroLeague et sur son souhait - partagé par tous les clubs de LFB et de LF2 - de passer le championnat à quatorze. 

Marie-Laure Lafargue, il y a quelques jours vous terminiez votre première campagne en EuroLeague, qu'en retenez-vous ? 

Une formidable expérience. Même si cela fait partie des objectifs du club, c'est une première participation hors du plan de route. Car on a été qualifié de dernière minute (suite au forfait du BLMA, ndlr) et on a ensuite appris qu'on était dispensé du tour préliminaire. Avoir accepté et relever ce défi - somme toute plutôt bien - est déjà une satisfaction. On reste frustré de ne pas avoir pu vivre cette expérience comme on l'espérait (dans un format classique, ndlr).

La marche était trop haute pour nous, surtout lors du deuxième hub à Bourges avec quatre matchs en une semaine. Notre première victoire en EuroLeague à Sopron, contre Bourges, nous a tout de même procuré beaucoup de bonheur. Ce n'est que du positif.

"On a goûté à l'EuroLeague et on a très envie d'y retourner "

En arrivant à la présidence de Basket Landes en 2018, vous avez annoncé vouloir faire de Basket Landes un club phare de la LFB et de participer à l'EuroLeague en 2022. Vous êtes donc un peu en avance sur le plan initial...

Oui, on est un petit peu en avance par la force des choses.  C'était une ambition mais on avait suffisamment de bases solides pour se lancer, avec humilité et modestie, dans cette compétition. On a franchi cette étape un an avant l'objectif initial mais ce qui est certain, c'est qu'on y a goûté et on a très envie d'y retourner. On sait que c'est exigeant et compliqué d'y retourner mais on espère être toujours en EuroLeague l'année prochaine. Il faut continuer à s'armer et de patience et que le club continue de grandir tranquillement.

Finalement, que manque-t-il à Basket Landes pour concurrencer les deux principales écuries françaises que sont Bourges et Lyon-Villeurbanne ?

Je le dis souvent en plaisantant mais il nous manque un million d'euros (rires). À ce niveau-là, il y a des seuils économiques à passer. Moins par rapport à Bourges et Lyon-Villeurbanne sur le championnat mais surtout en EuroLeague. 

Et cette ascension, Basket Landes le doit aussi à son entraîneur, Julie Barennes, élue meilleure coache de l'EuroCup la saison dernière...

Julie a des qualités techniques, humaines et de management au-dessus de la moyenne. Elle est à la charnière entre le projet sportif et le projet du club tout en étant garante de l'identitié du club. Elle s'est rapidement imposée dans le coaching d'autant plus qu'elle était attendue au tournant lorsqu'elle a commencé sa carrière d'entraîneuse. On essaie de lui donner au maximum les moyens de réussir sur le recrutement et jusque-là on ne peut que se réjouir de son succès.

Quel bilan faites-vous de votre première partie de saison ?

Au-delà du talent de chaque équipe, la clef de la saison sera la capacité à s'adapter aux aléas et aux aléas des aléas. Les interruptions, les reprises, les reports... C'est très exigeant pour la santé de nos joueuses. Mais l'ensemble des clubs de LFB font un travail formidable pour faire face à cette situation. Sportivement et économiquement, ce n'est pas facile tous les jours. À Basket Landes, on s'était dit qu'il fallait qu'on travaille la force de résillience et la capacité à s'adapter aux diffférents évènements. Et jusque-là, on a plutôt pas mal réussi à le faire.

"Je suis certaine qu'il faudrait qu'on soit quatorze l'année prochaine"

Je regrette simplement qu'on n'ait pas libéré l'esprit des clubs en nous permettant d'être certain que les douze qui se sont engagés dans le combat seront là l'année prochaine. Je regrette également que les règles du jeu changent en cours de route, notamment concernant la descente. Je n'ai jamais été une grande partisante du système des Playdowns mais c'est ce qui était prévu au départ. Un tel changement pendant la saison, c'est extrêmement lourd pour les équipes concernées.

Beaucoup de présidents de LFB se sont exprimés en faveur d'un passage à quatorze équipes en LFB. Quel est votre avis sur ce sujet ?

Un championnat à quatorze équipes serait un formidable outil de relance pour nos clubs. On a un joli spectacle, on est de plus en plus regardés, les clubs font des efforts sur le plan marketing et se consolident malgré la crise. Je suis certaine qu'il faudrait qu'on soit quatorze l'année prochaine. Les douze clubs actuellement en LFB et deux nouveaux de LF2. Plus on joue, plus on est visible. Je suis convaincue qu'un championnat à quatorze est une première étape qui permettrait de redynamiser la LFB.

Tous les présidents de LFB et de LF2 sont unanimes sur cette question. C'est un beau chantier pour la nouvelle présidente de la LFB (Carole Force). À un moment donné si les acteurs sont prêts, il faut franchir le pas. Mieux que personne, les clubs connaissent leur environnement territorial et ça n'en sera que mieux pour l'équipe nationale car plus les joueuses disputeront de matches compétitifs, plus elles auront la chance de s'épanouir. En particulier nos jeunes joueuses françaises, qui partent souvent aux États-Unis.    

À Rezé,

[Toutefois, un passage à quatorze équipes ne semble pas à l'ordre du jour, comme l'a expliqué Yannick Souvré, la directrice de la LFB, dans les colonnes du Pays : "La saison prochaine, on ne passera pas à 14 clubs en LFB. Après, je ne sais pas de quoi l’avenir sera fait. Notre but, c’est que la Ligue féminine soit forte."]  

07 février 2021 à 08:32
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