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EN DÉSACCORD AVEC LA FFBB, LES PRÉSIDENTS DE LF2 FONT PRESSION POUR MODIFIER LA FIN DE SAISON

Isabelle Strunc Toulouse 202021 Guillaume Poumarede
Crédit photo : Guillaume Poumarede

10 des 11 présidents de la LF2 veulent se faire entendre auprès de la FFBB sur la fin de la saison 2020-2021. Ils pourraient même unir leurs revandications avec celles des clubs de LFB.

S'il y a bien un championnat qui a continué à peu près normalement cette saison, c'est la Ligue 2 Féminine. De quoi pouvoir disputer les playoffs en fin de saison 2020-2021 si la saison régulière est terminée le 15 avril. Mais ces playoffs n'auront aucune valeur, puisque c'est le premier de la saison régulière qui accédera à la Ligue Féminine de Basket (LFB) la saison prochaine. Une décision prise par le Comité Directeur de la Fédération française de basketball (FFBB) sans avoir le soutien des clubs de LF2. Ces derniers ont pourtant tenté de convaincre le président de la FFBB Jean-Pierre Siutat.

"On a fait un courrier au 22 décembre au président en lui faisant part de nos déclarations et le pourquoi, surtout, de nos déclarations, nous a expliqué Philippe Sauret, le président du Champagne Basket Féminin. On estime nous qu'on a fait un choix difficile, c'est celui de jouer. On est la seule division à jouer autant. La Jeep ELITE ou la LFB ne jouent pas autant de matches que nous, dans les conditions qu'on les a joués. On a fait tout pour essayer d'avoir des playoffs qui pourraient nous permettre, pourquoi pas, de retrouver un peu de spectateurs et d'intérêts à ce championnat. Et surtout préparer la saison suivante. On nous a coupé l'herbe sous le pied. Une décision a été prise sans tenir en compte de nos revendications. Bien sûr, le président nous a répondu qu'il ne changerait rien au règlement."

Pour lui, le retour de la LFB à 14 équipes, avec 2 montées et 0 descente, serait une bonne chose.

 "Sincèrement, ça serait l'idéal. Aujourd'hui, on a un président qui refuse totalement de passer de 12 à 14 comme c'est le cas en Espagne - ils sont 16 -, en Italie ils sont 14. Dans les autres sports collectifs, ils ont fait des montées et pas de descentes. On est le seul sport collectif où il n'y a pas eu de montées en 2020. On le regrette. Aujourd'hui, il y aurait un consensus à ce sujet entre les présidents de LF2 et je pense aussi ceux de LFB mais je ne veux pas parler pour eux.
 
On l'a proposé en argumentant que plutôt que voir des clubs qui vont se battre des dépenses inutiles financières en LFB pour pouvoir se maintenir, cela aurait été plus simple de faire deux montées. Une via la saison régulière plus une à la fin des playoffs. Même sur un plan financier, vu le contexte actuel aurait été plus simple. Le président ne veut pas, ça c'est clair. On se bat un peu contre un mur."
"Au moins participer aux décisions"
 
Un constat partagé par plusieurs clubs de LFB. Ainsi, l'Union des Clubs de Ligue Féminine de Basket (UCLFB) vont se réunir ce lundi avec la volonté de se mettre d'accord sur des revandications communes.
"On va essayer d'avoir une union que l'on peut avoir sur certains souhaits. Je sais que certains clubs de LFB se battent pour essayer de garder les playdowns. Il n'y a plus de playdowns mais des playoffs. Aujourd'hui on voit un peu une surenchère entre les clubs qui se battent pour le maintien. Il y a du recrutement à Charnay, Saint-Amand... C'est quand même dommage que dans le contexte actuel ces clubs là soient obligés d'investir pour essayer de se maintenir."
 
L'UCLFB envisage de demander le soutien du Ministère des Sports, avec également un regard neuf sur ce championnat qui, comme la Nationale 1 masculine, est quasiment composé que par des joueuses et entraîneurs professionnels.
"On représente 10 clubs sur 11 (le Pôle France n'est pas comptabilisé et Angers a décidé de ne pas en faire partie, NDLR), il y a une vraie volonté de travailler ensemble pour faire évoluer notre sport et surtout que la LFB soit reconnue de plus en plus professionnelle. On a beaucoup de salariés dans nos clubs, en staff et en joueuses, et aujourd'hui on nous dit qu'on est des semi-pros. On est des clubs professionnels avec des joueuses et des entraîneurs salariés et on voudrait être reconnu en tant que tel. Ou au moins participer aux décisions.

On va y associer le syndicat des coaches et le syndicat des joueuses. Les clubs, les coaches et les joueuses veulent jouer une compétition avec de l'enjeu et non pas une compétition amicale de fin de saison pour un titre honorifique. On accepte de jouer, on joue à huis clos, on perd de l'argent aussi - il ne faut pas se leurrer -, on aimerait bien un peu de reconnaissance et avoir un espoir de jouer des playoffs peut-être avec un petit peu de spectateurs. Cela permettrait de réengager un semblant de convivialité."

Reste à savoir si la FFBB continuera à faire la sourde oreille au sujet de ces revendications.

Photo d'illustration : Isabelle Strunc tente de déborder Fleur Devillers lors d'une rencontre entre Toulouse et Calais. Un duel entre deux anciennes internationales jeunes que l'on retrouve en LF2 cette saison.

23 janvier 2021 à 09:07
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