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ITW MIGNA TOURÉ, CADRE DU BLMA ET INTERNATIONALE DE 3X3 : "JE SUIS ANIMÉE PAR LA QUALIFICATION AUX JO DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES"

Migna Toure Lattes Montpellier
Crédit photo : Guillaume Poumarede

Qualifiée pour les playoffs de LFB et la finale de la Coupe de France avec Lattes-Montpellier, Migna Touré revient avec nous sur sa belle saison et sur ses objectifs, tant en 3x3 qu'en 5 contre 5. 

Arrivée en fin d'année 2020 à Lattes-Montpellier, alors que l'équipe sortait d'un début de saison compliqué, Migna Touré a largement contribué (9,9 points, 2,1 rebonds et 1,9 passe décisives pour 9,1 d'évaluation) au premier du BLMA au premier plan. Qualifiées pour la finale de la Coupe de France (le 24 avril contre Charleville-Mézières) et quatrièmes avec 12 victoires pour 8 défaites, les Gazelles vont vivre une fin de saison excitante. Avant ces belles échéances en club mais aussi un TQO en 3x3, l'arrière française se confie, évoquant également d'autres projets futurs. 

« On fonctionne step by step »

Vous êtes arrivée à Lattes-Montpellier alors que le club sortait d'un début de saison difficile. Aujourd'hui vous avez le quatrième meilleur bilan de LFB. Comment expliquez-vous un tel revirement ?

Déjà, la saison est longue. C'est un championnat qui regroupe pleins de grosses équipes et surtout, il n'y a pas de petites équipes. Même si le bilan à la mi-saison était un peu compliqué, le fait que la saison soit longue et que chaque match ait son histoire, ça nous a permis, nous, de nous relancer, à partir de janvier notamment. On a un peu pris cette période comme un nouveau championnat pour nous, avec des nouvelles joueuses et surtout une nouvelle dynamique.

Actuel quatrième meilleur bilan de LFB et qualifiées pour les playoffs, quels sont vos objectifs pour cette fin de saison ?

Evidemment aller le plus loin possible. On a aussi et surtout, la finale de Coupe de France qui arrivera avant les playoffs, contre les Flammes Carolo. On fonctionne step by step, c'est-à-dire, match après match et on essaie vraiment de répondre à nos objectifs qui sont élevés et qui sont accessibles. Donc le premier, ce sera la Coupe de France et ensuite, les playoffs.

L'an passé, vous vous étiez engagée avec Braine en Belgique, mais vous êtes finalement partie à la mi-saison alors que le club était et est toujours invaincu en championnat. Pourquoi ce changement ?

J'avais dit pour raisons personnelles et c'est toujours le cas. D'une parce que c'était une période où il y avait la crise sanitaire, qu'il y a toujours d'ailleurs, donc c'était devenu assez compliqué de ne pas jouer et ça avait duré un peu trop longtemps. Je pense que ce n'était tout simplement pas le bon timing pour partir à l'étranger.

« Être confrontée tous les jours à l'entraînement contre Ana Daboic, c'est un super levier d'apprentissage »

A Lattes-Montpellier, vous évoluez avec des joueuses expérimentées à l'international, comme Diandra Tchatchouang et Ana Dabovic. Qu'est ce qu'elles apportent sur le terrain ?

C'est très intéressant. Une fille comme Ana Dabovic, elle déborde d'expérience, de basket, de savoir etc. Honnêtement, pour être confrontée à elle tous les jours, c'est vraiment une superbe expérience et surtout un super levier d'apprentissage. Elle est vraiment très forte et c'est vraiment plaisant de se dire "il faut prendre tout ce qu'il y a". C'est sympa de se mesurer à elles à l'entraînement.

Vous partagez la ligne arrière avec la meneuse Julie Allemand qui est reconnue comme l'une des toutes meilleures meneuses européennes. Est-ce facile de jouer avec elle ?

Elle court vite, donc il faut pouvoir la suivre (rires). Après il y a Julie, il y a énormément de grosses joueuses sur chaque poste. Je dirais que le challenge il est là, c'est de pouvoir exister au sein d'un groupe qui est très fort, avec de très fortes joueuses à chaque poste de jeu. Donc ce n'est pas facile, c'est exigeant.

Cette saison, il semble que vous ayez stabilisé dans votre tir extérieur (36% à 3-points). Vous étiez déjà très douée en pénétration, diriez-vous que c'est l'arme qu'il vous manquait pour vous imposer comme une joueuse majeure en LFB ?

Je dirais que je me suis adapté aux problématiques qui me sont posées. Je veux pouvoir alterner pour proposer un panel offensif varié, cela fait de moi une joueuse beaucoup plus armée. Ce n'est pas une arme que j'ai ajouté, c'est juste une arme que j'ai développé, qui s'améliore, sur laquelle j'ai encore des progrès à faire, comme pour tout. Mais honnêtement, ça me permet de proposer de l'alternance dans mon jeu en tout cas.


Migna Touré au tir derrière la ligne à 3-points, comme souvent cette saison (photo : Guillaume Poumarede)

A titre personnel, vous avez très vite convaincu le BLMA de vous conserver pour la saison prochaine. Qu'est-ce qu'apporte cette stabilité pour vous et pour l'avenir ?

Déjà oui le fait que ce soit stable, tout simplement. Dans le sens où je sais où je serai l'année prochaine. Dans le contexte actuel, ce n'est vraiment pas le moment d'être sur le côté. C'est aussi un moyen pour moi de me rassurer, de me conforter dans l'idée où je vais devoir travailler, c'est un projet sur le long terme donc c'est encourageant. Le club a été séduit et me fait confiance pour l'avenir, j'ai envie de faire la même chose en retour.

« Je me lève tous les jours pour pour participer aux Jeux olympiques »

Autrement, vous vous êtes imposée comme une joueuse majeure dans le 3x3 français, classée sixième joueuse française et sélectionnée en équipe de France. Quelles sont vos attentes dans cette discipline, la qualification aux Jeux olympiques sans doute ?

Cela fait plusieurs années qu'on y travaille. Cela fait maintenant trois ou quatre étés où j'enchaîne la saison de 5 contre 5 avec la saison de 3x3. Donc clairement, il n'y a pas de repos. J'ai été énormément déçue de ne pas être qualifiée directement pour les Jeux olympiques. Je reste mobilisée et surtout motivée à l'idée d'obtenir ce ticket, parce que c'est encore possible. Pour moi, mes attentes, c'est de me qualifier pour les Jeux, donc ça passe par le TQO et par la sélection et tout ce qu'il va avec. Je suis animée par ça depuis plusieurs années, c'est l'objectif. En plus, le fait que le 3x3 soit officiellement présent aux Jeux olympiques de Tokyo, c'est une énorme récompense, c'est un mérite pour la discipline qui se développe de plus en plus à l'international. Et pour moi en tant qu'athlète, pouvoir représenter mon pays à la plus haute et belle des compétitions. C'est un rêve, c'est un honneur et j'ai la chance de dire que c'est peut-être un objectif atteignable. Je me lève tous les jours, je travaille pour ça.

Le basket 3x3 et 5 contre 5 sont différents. Qu'est-ce que vous apporte le 3x3 dans le 5 contre 5 et inversement ?

Je dirais que les deux disciplines m'ont façonnées. Je me définis comme une joueuse hybride, c'est vraiment deux disciplines qui sont différentes, mais qui à mon sens, se complètent. Le 3x3 responsabilise énormément, on doit être en mesure de jouer, de confronter n'importe qui. On doit être très autonome et du coup responsable, sur le terrain mais aussi en dehors. C'est quelque chose qui façonne en fait, plus qu'une joueuse, c'est aussi la personnalité entière de la personne tout simplement. Et du coup, lorsque je reprends sur le 5 contre 5, c'est une dimension différente que je développe. L'agressivité, forcément, dès qu'il y a le moindre espace à gratter, on le prend. Les tirs, on ne les refuse pas, on fait beaucoup de jeu sans ballon etc. La transition est assez délicate, que ce soit de 5x5 à 3x3 ou l'inverse. Pour moi il y a vraiment deux réels apports. Je dis toujours qu'un joueur ou une joueuse qui fait du 3x3 revient toujours plus fort une fois qu'il est au 5x5.

Vous êtes récemment devenue l'égérie de la marque Wilson, fournisseur des ballons officiels en 3x3. Comment avez-vous vécu cela, est-ce une marque de reconnaissance ?

On n'a pas encore communiqué sur la collaboration, mais c'est signé. Je suis très honorée, parce que Wilson c'est le fournisseur officiel de nombreux athlètes, de nombreux sports à ballon, de ma discipline de coeur qui est le 3x3 et surtout, tu entres dans une famille qui essaie de développer tout ce qu'elle peut, dans tous les sports, donc je suis très contente. Ce qui m'a le plus touché, c'est qu'ils ont été les premiers à me dire "On te suit depuis longtemps sur le terrain, on est vraiment content de travailler avec toi, enfin", ça m'a fait quelque chose, je suis super contente.

Pour terminer, pour sortir un peu du basket, vous vous lancez dans des actions mêlant éducation et basket. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Je vais faire un petit teaser. Je vais prochainement communiquer sur un projet que je mène depuis quelques mois, voire quelques années maintenant. C'est un projet qui est à mon image, c'est-à-dire, qu'il va toucher le sport bien sûr, mais pas seulement. Il est question d'éducation, d'inclusion, de partage et de belles valeurs. Je vous demande juste de rester connectés et, si jamais vous êtes intéressés, de rejoindre l'aventure.

16 avril 2021 à 10:45
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